Trois saignements féminins, trois statuts juridiques distincts.
À la fin de cette fiche, tu sauras distinguer le ḥayḍ, l'istiḥâḍa et le nifâs, tu connaîtras les règles spécifiques pour chacun, et tu sauras gérer les cas-limites comme l'istiḥâḍa chronique selon les trois profils retenus par Sarhan.
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Ibn 'Abbâs dit : « Il fut ordonné aux gens que leur dernier acte soit (le ṭawâf) à la Maison ; mais cela fut allégé pour la femme en menstrues. »
Source : al-Bukhârî et Muslim (muttafaq 'alayh).
Sarhan pose comme règle première que « l'origine, dans le sang qui touche la femme, est qu'il s'agit de ḥayḍ. » Pas de limite d'âge minimum, pas de quantité minimale, pas de fréquence imposée. Cette règle simple écarte beaucoup de doutes : tant qu'il n'y a pas de signe contraire, le sang est considéré comme menstruel — et la femme s'abstient de prier et de jeûner.
Sarhan définit l'istiḥâḍa comme « le sang qui s'installe sur la femme, ou qui ne s'interrompt presque pas ». Le Prophète ﷺ a guidé chaque cas selon ce qui peut être identifié :
Elle s'assoit pendant la durée et au moment de son habitude, et reste comme une femme en ḥayḍ : pas de prière, pas de jeûne. Au-delà, elle considère le sang comme istiḥâḍa, fait son ghusl, prie et jeûne.
Elle ne connaît pas son habitude, mais elle distingue le sang menstruel du sang anormal par sa couleur (rouge vif foncé vs rouge clair), son odeur (forte vs neutre), sa finesse (épais vs léger), sa consistance. Elle considère comme ḥayḍ ce qui correspond aux marqueurs du sang menstruel.
Elle n'a ni habitude ni distinction. Elle se base sur l'habitude moyenne des femmes de sa famille / société : 6 ou 7 jours, et elle s'assoit ainsi au début de chaque mois hégirien.
Identifier le statut du saignement.
Quel est le statut par défaut du sang chez la femme ?
Quels actes sont interdits à la femme en ḥayḍ ?
Quels actes la femme en ḥayḍ peut-elle accomplir ?
Que rattrape la femme après ses règles ?
Combien de jours pour la mutaḥayyira ?
Pèlerine en ḥayḍ avant le départ : que faire ?
Tu n'avais pas encore prié le maghrib. Cinq minutes après l'adhân, tu vois le sang.
Réponse en 3 lignes :
1) Tu as eu, avant le ḥayḍ, le temps qui suffit pour 1 raka'a du maghrib — tu as donc « saisi » le temps de la prière.
2) Cette prière reste due : tu la rattraperas après ton ghusl, à la fin du ḥayḍ.
3) Pour les autres prières du cycle, aucune obligation, aucun rattrapage : Allah, dans Sa miséricorde, t'en a dispensée.