Deux contrats complémentaires : payer pour un résultat (ji'âla), ou louer un service / un bien pour un temps donné (ijâra — l'ancêtre direct du contrat de travail moderne).
À la fin de cette fiche, tu sauras distinguer la ji'âla (récompense pour un résultat précis) de l'ijâra (location d'un service ou d'un bien pour une durée), tu connaîtras les règles de paiement du salaire selon le ḥadîth (« avant que sa sueur ne sèche »), et tu situeras le contrat de travail moderne dans cette tradition.
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« Donnez à l'ouvrier son salaire avant que sa sueur ne sèche. »
Source : Ibn Mâja, ḥasan — un des fondements de l'éthique du travail en islâm.
Allah dit, dans un ḥadîth qudsî, qu'Il sera l'adversaire au Jour de la résurrection de trois personnes dont « celui qui engage un ouvrier, en obtient le travail, et ne le paie pas » (al-Bukhârî). Le travail rémunéré est central en islâm — la ji'âla (résultat) et l'ijâra (durée) sont les deux formes contractuelles. Aujourd'hui, le contrat de travail moderne (CDD, CDI, freelance, prestation) est l'héritier de l'ijâra. Tous les principes valent : juste salaire, conditions claires, paiement à temps.
Trois blocs : ji'âla, ijâra, et l'éthique du salaire.
Hadîth qudsî : « Allah dit : trois personnes, je serai leur adversaire au Jour de la résurrection — celui qui a donné sa parole en mon nom puis a trahi, celui qui a vendu un homme libre et en a mangé le prix, et celui qui a engagé un ouvrier, en a obtenu le travail, et ne lui a pas donné son salaire » (al-Bukhârî).
Erreurs à éviter et mini-quiz.
Différence entre ji'âla et ijâra ?
Que dit le ḥadîth sur le paiement du salaire ?
Quelle forme contractuelle moderne correspond à l'ijâra ?