Quand un défaut majeur, caché au moment du contrat, est découvert après — l'islâm permet l'annulation pour protéger le conjoint trompé.
À la fin de cette fiche, tu connaîtras les défauts qui ouvrent droit à l'annulation du mariage, la différence avec le ṭalâq (divorce normal), et l'application contemporaine (transparence des époux et visite médicale prénuptiale).
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D'après 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) : « Tout homme qui épouse une femme et la trouve atteinte de folie, lèpre ou vitiligo : la dot lui revient pour avoir consommé, et c'est une dette du tuteur (qui a caché le défaut). »
Source : al-Bayhaqî — base classique des défauts ouvrant l'annulation.
Quand un défaut majeur a été caché à l'autre partie au moment du contrat, et qu'il rend la vie commune impossible ou dangereuse, le fiqh permet à la partie trompée de demander l'annulation (faskh) du mariage. Cette annulation diffère du divorce : elle remet les choses en l'état, comme si le mariage n'avait pas eu lieu — sauf pour la dot si la consommation a eu lieu.
Deux blocs : défauts ouvrant l'annulation, et différence avec le divorce.
| Faskh (annulation) | Ṭalâq (divorce) | |
|---|---|---|
| Cause | Défaut caché majeur | Volonté du mari (ou demande de la femme) |
| Effet | Annule comme si rien | Met fin pour l'avenir |
| Compte dans les 3 ṭalâq | Non | Oui |
| 'Idda | Oui (si consommation) | Oui |
Différence entre faskh et ṭalâq ?
Que faire en cas de découverte d'un défaut majeur ?