بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°38

الْمُجْمَلُ وَالْمُبَيَّنُ

Ẓāhir, muʾawwal, mujmal et mubayyan · Le taʾwīl et ses conditions · Les causes de l'ijmāl dans le mot simple et dans la phrase

Ouverture de la Famille H du Kitāb al-Kitāb : après le ʿāmm/khāṣṣ et le muṭlaq/muqayyad, voici la dernière paire de qualifications de l'énoncé avant le naskh. Le ẓāhir est le mot qui supporte deux sens dont l'un est prépondérant ; le taʾwīl consiste à le détourner vers le sens minoritaire — opération légitime si et seulement si un dalīl la fonde. Le mujmal, lui, est l'énoncé dont l'indication ne s'éclaircit pas : les deux sens s'équilibrent et l'on attend un mubayyan qui tranche. Al-Zarkashī, dans le Tashnīf al-Masāmiʿ, déploie un inventaire savoureux des causes de l'ijmāl : ambiguïté du mot posé pour deux réalités (qarʾ, shafaq), pronom au référent incertain, exception indéterminée, adjectif flottant… Il discute aussi deux questions de fond : le mujmal existe-t-il vraiment dans le Qurʾān et la Sunna (contre Dāwūd al-Ẓāhirī), et que faire quand le sens sharʿī d'un mot est impraticable (« le ṭawāf autour de la Maison est une ṣalāt »).

وَالظَّاهِرُ : الْمُحْتَمِلُ لِمَعْنَيَيْنِ فَأَكْثَرَ، هُوَ فِي أَحَدِهِمَا أَرْجَحُ. وَالتَّأْوِيلُ : حَمْلُ الظَّاهِرِ عَلَى الْمُحْتَمَلِ الْمَرْجُوحِ ؛ فَإِنْ حُمِلَ لِدَلِيلٍ فَصَحِيحٌ، أَوْ لِمَا يُظَنُّ دَلِيلًا فَفَاسِدٌ، أَوْ لَا لِشَيْءٍ فَلَعِبٌ لَا تَأْوِيلٌ. وَالْمُجْمَلُ : مَا لَمْ تَتَّضِحْ دَلَالَتُهُ. وَالْأَصَحُّ وُقُوعُهُ فِي الْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ، وَأَنَّ الْمُسَمَّى الشَّرْعِيَّ أَوْضَحُ مِنَ اللُّغَوِيِّ.

« Le ẓāhir est ce qui supporte deux sens ou plus, en étant prépondérant dans l'un d'eux. Le taʾwīl est le fait de porter le ẓāhir sur le sens possible minoritaire : s'il est porté en vertu d'un dalīl, il est valide ; en vertu de ce que l'on croit être un dalīl, il est vicié ; sans rien du tout, c'est un jeu, non un taʾwīl. Le mujmal est ce dont l'indication ne s'éclaircit pas. L'avis le plus correct est qu'il survient dans le Livre et la Sunna, et que la désignation sharʿī est plus claire que la désignation linguistique. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (al-mujmal wa-l-mubayyan) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 203-204

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Pourquoi cette masʾala ferme le cycle des dalālāt

Tout le Kitāb al-Kitāb jusqu'ici a classé les énoncés selon leur clarté décroissante : le naṣṣ ne supporte qu'un sens ; le ẓāhir en supporte deux mais penche ; le mujmal n'indique plus rien tant qu'un bayān n'est pas venu. Le couple mujmal/mubayyan n'est donc pas une catégorie de plus — c'est le degré zéro de la dalāla, le point où le texte appelle un secours extérieur. Al-Zarkashī rapporte ici une distinction fine de l'imām Taqī al-Dīn (dans son Sharḥ al-Muqtaraḥ) entre le mujmal et le mushtarak (homonyme) : le mushtarak exige deux sens égaux au niveau du waḍʿ (la position linguistique), tandis que le mujmal exige deux possibilités égales au niveau du fahm (la compréhension) — peu importe que l'un des sens soit propre et l'autre figuré. L'ijmāl est donc une affaire de réception, pas seulement de lexique. Cette carte prépare directement la suivante : qu'est-ce que le bayān, et jusqu'à quand peut-il attendre ?

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Vocabulaire essentiel

ظَاهِر ẓāhir
« Manifeste ». Énoncé qui supporte deux sens ou plus, avec prépondérance de l'un. On le suit sauf dalīl contraire.
تَأْوِيل taʾwīl
Porter le ẓāhir sur son sens minoritaire. Valide avec un dalīl ; vicié avec un pseudo-dalīl ; « jeu » sans rien.
مُجْمَل mujmal
« Globalisé, indistinct ». Énoncé dont l'indication ne s'éclaircit pas : plusieurs sens s'équilibrent dans la compréhension.
مُبَيَّن mubayyan
« Éclairci ». L'énoncé dont l'ijmāl a été levé par un bayān — parole, acte ou indice qui tranche entre les sens.
مُشْتَرَك mushtarak
Homonyme : un mot posé pour deux réalités distinctes (qarʾ = pureté/menstrues). Source classique d'ijmāl — mais l'ijmāl déborde le mushtarak.
الْمُسَمَّى الشَّرْعِيّ al-musammā al-sharʿī
La désignation que le Législateur donne à un mot (ṣalāt = rite, non simple invocation). Plus claire que la désignation lughawī : on la privilégie.
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Ẓāhir et taʾwīl — la grammaire du détournement légitime

Trois issues : ṣaḥīḥ, fāsid, laʿib
Le taʾwīl n'est ni interdit ni libre : il est un acte réglé, qui vaut exactement ce que vaut le dalīl qui le porte.
Définitions Taʾwīl

La balance du ẓāhir

Le ẓāhir est un énoncé en équilibre instable : deux sens possibles, l'un qui pèse plus lourd (le rājiḥ), l'autre plus léger (le marjūḥ). Par défaut, on suit le sens prépondérant — c'est l'obligation même d'opérer sur le ẓāhir. Le taʾwīl renverse la balance : il fait prévaloir le sens minoritaire. Subkī en fixe le tarif en trois lignes :

  • Taʾwīl ṣaḥīḥ : fondé sur un dalīl réel (texte, ijmāʿ, contexte probant). Exemple classique : détourner un impératif de l'obligation vers la recommandation en raison d'une qarīna.
  • Taʾwīl fāsid : fondé sur ce que l'on croit être un dalīl — une preuve apparente qui ne résiste pas à l'examen. L'opération est viciée, son résultat irrecevable.
  • Laʿib (jeu) : détournement sans rien du tout. Subkī refuse même de l'appeler taʾwīl : c'est une manipulation du texte, typique des courants ésotéristes (bāṭiniyya).
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Le mujmal — définition et frontière avec le mushtarak

Mā lam tattaḍiḥ dalālatuh
Le mujmal n'indique pas tant qu'on ne l'a pas éclairci. Sa frontière avec l'homonyme passe par la distinction waḍʿ / fahm.
Définition Mujmal

« Ce dont l'indication ne s'éclaircit pas »

La définition de Subkī est négative et volontairement large : mā lam tattaḍiḥ dalālatuh. Elle couvre tous les cas où l'auditeur reste suspendu entre plusieurs sens d'égale force — que la cause soit lexicale, grammaticale ou contextuelle.

  • Mushtarak ≠ mujmal (Taqī al-Dīn, Sharḥ al-Muqtaraḥ) : le mushtarak exige deux sens égaux par rapport au waḍʿ — le mot a été posé pour les deux. Le mujmal exige deux possibilités égales par rapport au fahm — peu importe que l'une soit ḥaqīqa et l'autre majāz. L'ijmāl est relatif à la compréhension.
  • Conséquence : tout mushtarak sans qarīna est mujmal, mais tout mujmal n'est pas mushtarak — le pronom ambigu, l'exception indéterminée produisent de l'ijmāl sans homonymie.
  • Le mubayyan est le terme corrélatif : l'énoncé dont l'ijmāl a été levé. Le couple fonctionne comme une serrure et sa clé — d'où la carte suivante, consacrée à la clé (le bayān).
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L'ijmāl dans le mot simple — quatre causes

Qarʾ, shafaq, nūr, mukhtār…
Zarkashī inventorie les sources d'ambiguïté du mot isolé : homonymie posée, analogie partielle, polyvalence du nom, forme commune au sujet et à l'objet.
Typologie Mufrad

L'inventaire du Tashnīf

  • (1) Le mot posé pour deux réalités : al-qarʾ, posé à la fois pour la pureté et pour les menstrues — d'où le débat sur la ʿidda ; al-shafaq, pour la rougeur et la blancheur du crépuscule — d'où le débat sur la fin du temps du maghrib. C'est le cas signalé par Ibn al-Ḥājib.
  • (2) Le mot applicable à deux analogues par un certain aspect : al-nūr, qui se dit de la lumière de l'intellect et de la lumière du soleil.
  • (3) Le mot applicable à deux semblables : al-jism (le corps), qui se dit du ciel comme de la terre ; al-rajul, qui se dit de Zayd comme de ʿAmr. Cas relevé par al-Ghazālī.
  • (4) La forme commune au sujet et à l'objet : al-mukhtār, qui peut signifier « celui qui choisit » ou « celui qui est choisi ». Al-ʿAskarī note que la préposition discrimine : mukhtār li-kadhā (agent) vs mukhtār min kadhā (patient).
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L'ijmāl dans la phrase — six exemples classiques

Du verset de la dot au « trois est pair et impair »
L'ambiguïté peut naître de la composition : référent du pronom, exception indéterminée, coordination douteuse, adjectif flottant.
Typologie Tarkīb

Les six cas du matn, expliqués par Zarkashī

  • « …ou que ne fasse remise celui en la main de qui est le nœud du mariage » (Q 2:237) : qui est « celui » ? Le mari (al-Shāfiʿī) ou le tuteur (Mālik) ? L'ijmāl du référent a produit une divergence de fiqh sur la remise de la moitié de la dot.
  • « …sauf ce qui vous est récité » (Q 5:1) : une règle connue (la licéité des bêtes des troupeaux) frappée d'une exception indéterminée — l'istithnāʾ majhūl contamine l'ensemble. Même mécanique pour « ne tuez pas l'âme qu'Allah a rendue inviolable sauf en droit » et pour le ḥadīth « la conciliation est permise entre les musulmans, sauf une conciliation qui rend licite un illicite ou illicite un licite ».
  • « …et nul ne connaît son taʾwīl sinon Allah. Et les enracinés dans la science… » (Q 3:7) : le wāw est-il coordination (les enracinés savent aussi) ou reprise (ils se contentent de dire « nous y croyons ») ? Zarkashī précise : c'est plutôt une cause de divergence qu'un vrai mujmal, car un sens y est préférable.
  • « Que nul d'entre vous n'empêche son voisin de placer sa poutre dans son mur » : le pronom de jidārihi renvoie-t-il au mur du voisin ou au mur du propriétaire de la poutre ? La règle grammaticale du référent le plus proche appuie la seconde lecture — d'où les deux qawl d'al-Shāfiʿī.
  • « Zayd est un médecin habile » : l'adjectif « habile » qualifie-t-il Zayd absolument, ou Zayd en tant que médecin ? Le sens varie selon le rattachement.
  • « Le trois est pair et impair » : au regard du seul lafẓ, on ignore si l'on parle de toutes les parties ou de toutes les qualités ; c'est la véracité du locuteur (un indice externe) qui impose de comprendre : ses parties (deux est pair, un est impair).
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Sur le verset de la dot : pourquoi le tarjīḥ revient à al-Shāfiʿī — et pourquoi, à ses yeux, ce verset n'est même pas un vrai mujmal.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

الْإِجْمَالُ فِي التَّرْكِيبِ لَهُ أَمْثِلَةٌ، مِنْهَا هَذِهِ الْآيَةُ، لِتَرَدُّدِ ﴿الَّذِي بِيَدِهِ عُقْدَةُ النِّكَاحِ﴾ بَيْنَ الزَّوْجِ وَالْوَلِيِّ، وَلِذَلِكَ اخْتُلِفَ فِيهِ : فَقَالَ الشَّافِعِيُّ بِالْأَوَّلِ، وَمَالِكٌ بِالثَّانِي. وَيُرَجَّحُ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ لِأَنَّهُ الْمَرْوِيُّ عَنْ عَلِيٍّ وَابْنِ عَبَّاسٍ عَالِمَيِ الصَّحَابَةِ، وَلَا يُعْرَفُ لَهُمَا مُخَالِفٌ مِنَ الصَّحَابَةِ.

Traduction : « L'ijmāl dans la composition a des exemples, dont ce verset : "celui en la main de qui est le nœud du mariage" oscille entre le mari et le tuteur — d'où la divergence : al-Shāfiʿī a dit le premier, Mālik le second. Et l'avis d'al-Shāfiʿī est prépondérant, car c'est ce qui est rapporté de ʿAlī et d'Ibn ʿAbbās, les deux savants des Compagnons, sans qu'on leur connaisse de contradicteur parmi les Compagnons. »

Trois apports du commentaire

  • Le tarjīḥ par les qawāʿid : outre l'autorité de ʿAlī et Ibn ʿAbbās, la lecture « le mari » s'accorde aux règles : le tuteur n'a aucun titre à faire remise d'un bien de l'orphelin — porter le verset sur la lecture conforme aux qawāʿid sharʿiyya est prioritaire.
  • Une critique interne : Subkī suit Ibn al-Ḥājib en classant ce verset parmi les mujmal ; mais Zarkashī objecte que sur le madhhab shāfiʿite lui-même, le verset est ẓāhir dans le sens du mari — et là où il y a ẓuhūr, il n'y a plus d'ijmāl. Le sharḥ corrige le matn de l'intérieur.
  • Le cas de Q 3:7 reclassé : de même, le débat sur « les enracinés dans la science » relève des asbāb al-ikhtilāf (causes de divergence) plus que du mujmal véritable, puisque l'arrêt sur « sinon Allah » avait été jugé préférable plus haut dans le livre.
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Le mujmal existe-t-il dans le Kitāb et la Sunna ?

Contre Dāwūd al-Ẓāhirī
L'aṣaḥḥ : oui, le mujmal survient dans la révélation — al-Ṣayrafī ne connaît que Dāwūd pour l'avoir nié. Et une fāʾida : à quoi engage le mujmal avant son bayān ?
Débat Wuqūʿ

Le débat et son enjeu

  • La position de l'aṣaḥḥ : le mujmal survient dans le Qurʾān et la Sunna — les versets et ḥadīths cités plus haut le prouvent. La révélation peut différer l'éclaircissement sans cesser d'être guidance.
  • Le contradicteur : Dāwūd al-Ẓāhirī, pour qui un Livre « exposé clair de toute chose » ne saurait contenir d'indistinct. Al-Ṣayrafī remarque : « je ne connais personne d'autre que lui qui l'ait refusé ».
  • Fāʾida (Ibn al-Samʿānī, al-Qawāṭiʿ) : sommes-nous engagés par le mujmal avant son bayān ? Les compagnons de l'école disent : s'y engager est obligatoire, mais comment ? Deux qawl : (a) nous sommes astreints, avant le bayān, à nous y engager après le bayān ; (b) nous y sommes astreints globalement avant le bayān, puis en détail après. Zarkashī note que cette question a échappé à Subkī — et la rapproche du débat sur la croyance au ʿumūm avant le takhṣīṣ.
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Sharʿī, lughawī — et le cas du ṭawāf-ṣalāt

Quand le sens sharʿī est impraticable
On privilégie le sens sharʿī ; s'il est impossible au propre, trois issues : le sauver par majāz, retomber sur le lughawī, ou déclarer l'ijmāl.
Application Sharʿī / lughawī

La cascade de Subkī

Quand un mot a un sens linguistique et un sens institué par le Législateur (ṣalāt, ṣawm, zakāt…), le sens sharʿī est plus clair : l'usage du Législateur, par induction (istiqrāʾ), porte sur ses propres institutions. On y porte donc l'énoncé, sauf dalīl pour le sens lughawī. Mais que faire si le sens sharʿī est impraticable au propre ?

  • Exemple-type : « Le ṭawāf autour de la Maison est une ṣalāt » — le ṭawāf n'est évidemment pas la ṣalāt rituelle au sens propre.
  • Qawl 1 (retenu) : on sauve le sens sharʿī par majāz : le ṭawāf prend le statut de la ṣalāt — pureté rituelle, couverture… Car l'usage du Législateur est de définir des aḥkām : on ramène sa parole au sharʿī autant que possible.
  • Qawl 2 : on retombe sur le sens lughawī : ṣalāt = duʿāʾ (le ṭawāf est une invocation).
  • Qawl 3 : l'énoncé est mujmal, suspendu entre les deux.
  • Autre exemple discuté : « Deux personnes et plus forment une jamāʿa » — simple dénomination, constitution effective du rite en commun, ou obtention de son mérite ?
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À retenir

5 principes essentiels
Le socle de la Famille H — à fixer avant d'aborder le bayān.
  • Le ẓāhir penche vers un sens ; le taʾwīl le détourne vers l'autre — valide avec un dalīl, vicié avec un pseudo-dalīl, « jeu » sans rien
  • Le mujmal est « ce dont l'indication ne s'éclaircit pas » : ijmāl relatif au fahm, là où le mushtarak est relatif au waḍʿ
  • L'ijmāl naît du mot (qarʾ, shafaq, mukhtār…) comme de la phrase (pronom, exception indéterminée, coordination, adjectif)
  • L'aṣaḥḥ : le mujmal survient dans le Kitāb et la Sunna — seul Dāwūd al-Ẓāhirī l'a nié
  • Le sens sharʿī prime le lughawī ; s'il est impraticable au propre, on le sauve par majāz (ṭawāf = statut de la ṣalāt) plutôt que de déclarer l'ijmāl
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise de la masʾala.

Question

« Le verset "celui en la main de qui est le nœud du mariage" est classé par Subkī parmi les exemples de mujmal. Pourquoi Zarkashī juge-t-il ce classement contestable du point de vue shāfiʿite ? Et qu'est-ce que cette objection révèle sur la nature de l'ijmāl : propriété du texte ou diagnostic de l'interprète ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
ẒĀHIR
+ taʾwīl
dalīl → ṣaḥīḥ · sinon laʿib
2
MUJMAL
fahm ≠ waḍʿ
mā lam tattaḍiḥ dalālatuh
3
IJMĀL
mot / phrase
qarʾ · ʿuqdat al-nikāḥ
4
SHARʿĪ
prime
ṭawāf = ṣalāt par majāz