بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Qiyās N°12

السَّبْرُ وَالتَّقْسِيمُ

Le quatrième maslak · Recenser les waṣfs, éliminer, garder le reste · Ḥaṣr qaṭʿī ou ẓannī — et les voies d'invalidation

Le sabr wa-l-taqsīm est la voie « par élimination » : on recense les waṣfs candidats dans l'aṣl (taqsīm), on invalide ceux qui ne conviennent pas (sabr — littéralement le sondage, l'épreuve), et le restant s'impose comme ʿilla. Al-Qāḍī Abū Bakr al-Bāqillānī y voyait « la plus forte voie d'établissement des ʿilal » ; Zarkashī en démonte la mécanique fine : pourquoi dit-on « sabr puis taqsīm » alors qu'on semble diviser avant d'éprouver ; en quoi le mustadill peut se contenter de dire « j'ai cherché et n'ai rien trouvé d'autre » ; quand le résultat est qaṭʿī (recension et invalidation certaines — le ḥaṣr rationnel) et quand il n'est que ẓannī (recension par induction). Suivent les questions de disputation — l'opposant qui exhibe un waṣf supplémentaire, l'accord des deux adversaires sur deux waṣfs — et les deux grandes voies d'invalidation : montrer que le waṣf est ṭardī (l'exemple de la masculinité dans l'affranchissement), ou qu'aucune munāsaba n'y apparaît après recherche.

الرَّابِعُ : السَّبْرُ وَالتَّقْسِيمُ، وَهُوَ حَصْرُ الْأَوْصَافِ فِي الْأَصْلِ وَإِبْطَالُ مَا لَا يَصْلُحُ فَيَتَعَيَّنُ الْبَاقِي. وَيَكْفِي قَوْلُ الْمُسْتَدِلِّ : بَحَثْتُ فَلَمْ أَجِدْ، وَالْأَصْلُ عَدَمُ مَا سِوَاهَا. وَالْمُجْتَهِدُ يَرْجِعُ إِلَى ظَنِّهِ، فَإِنْ كَانَ الْحَصْرُ وَالْإِبْطَالُ قَطْعِيًّا فَقَطْعِيٌّ وَإِلَّا فَظَنِّيٌّ، وَهُوَ حُجَّةٌ لِلنَّاظِرِ وَالْمُنَاظِرِ عِنْدَ الْأَكْثَرِ.

« La quatrième [voie] : le sabr et le taqsīm — c'est la recension des waṣfs dans l'aṣl et l'invalidation de ce qui ne convient pas : le restant se détermine [comme ʿilla]. Il suffit que l'argumentateur dise : "j'ai cherché et n'ai pas trouvé [d'autre waṣf]", car le principe est l'inexistence de ce qui leur serait ajouté. Le mujtahid s'en remet à sa conjecture : si la recension et l'invalidation sont certaines, [le résultat] est certain ; sinon, probable. Et c'est une preuve pour le chercheur (nāẓir) comme pour le disputateur (munāẓir), selon le plus grand nombre. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Qiyās (al-sabr wa-l-taqsīm) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 315-317

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Pourquoi « sabr » avant « taqsīm » ?

Objection naturelle : on devrait dire « taqsīm wa-sabr », puisqu'on divise les waṣfs avant de les éprouver. Zarkashī défend l'ordre reçu : en réalité, le mujtahid commence par sonder le maḥall — y a-t-il seulement des waṣfs, et lesquels ? — c'est un premier sabr ; puis il divise (taqsīm) ; puis il éprouve chaque branche — second sabr. L'expression « al-sabr wa-l-taqsīm » est ainsi devenue un nom propre du procédé. Le mot lui-même vient de la langue : al-sabr, c'est l'ikhtibār, l'épreuve — comme on sonde une plaie pour en connaître la profondeur. La force du maslak tient à sa structure logique : si la liste est close et que tout est invalidé sauf un, ce reste est nécessairement la cause — à condition, justement, que la liste soit close (ḥaṣr) et l'invalidation établie : tout le débat sur sa valeur (qaṭʿī ou ẓannī, ḥujja ou non) se ramène à la solidité de ces deux piliers.

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Vocabulaire essentiel

السَّبْرُ al-sabr
Le sondage, l'épreuve (ikhtibār) : examiner l'aptitude de chaque waṣf à la causalité, et invalider ce qui ne convient pas.
التَّقْسِيمُ al-taqsīm
La division : dresser la liste exhaustive des waṣfs candidats présents dans l'aṣl.
الْحَصْرُ al-ḥaṣr
La clôture de la liste. Rationnelle (ʿaqlī : « soit A soit non-A ») elle est certaine ; inductive (istiqrāʾī : « j'ai cherché ») elle reste probable.
بَحَثْتُ فَلَمْ أَجِدْ baḥathtu fa-lam ajid
« J'ai cherché et n'ai pas trouvé » : déclaration qui suffit, de la part d'un argumentateur fiable, à fonder le ẓann de la clôture.
النَّاظِرُ / الْمُنَاظِرُ al-nāẓir / al-munāẓir
Le mujtahid qui cherche pour lui-même / le disputateur en joute dialectique. Certains (al-Āmidī) ne reçoivent le sabr que pour le premier.
طَرْدِيٌّ ṭardī
Waṣf que le Législateur a invalidé — absolument (taille, couleur) ou relativement à un ḥukm donné (la masculinité dans l'affranchissement).
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Le mécanisme — recenser, éprouver, garder le reste

La logique de l'élimination
Trois temps : clôture des waṣfs candidats, invalidation de ce qui ne convient pas, détermination du restant comme ʿilla.
Mécanisme Ḥaṣr + ibṭāl

Les deux piliers

Le maslak repose sur deux prémisses, et vaut exactement ce qu'elles valent :

  • Pilier 1 — le ḥaṣr : la ʿilla du ḥukm de l'aṣl est nécessairement l'un des waṣfs recensés. Pour la négation du surplus, il suffit au mustadill digne de confiance de déclarer : « j'ai cherché et n'ai trouvé que les waṣfs mentionnés » — car d'un homme probe et apte au naẓar, cette parole engendre le ẓann que rien d'autre n'existe ; et « le principe est l'inexistence de ce qui s'y ajouterait » (al-aṣl ʿadam mā siwāhā)
  • Pilier 2 — l'ibṭāl : chacun des waṣfs écartés est démontré inapte à la causalité, par l'une des voies d'invalidation (bloc 4)
  • Conclusion : le waṣf restant se détermine (yataʿayyan) comme ʿilla — par exemple, dans le ribā du blé : ni la couleur, ni la mesure, ni la valeur… reste le ṭuʿm
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Qaṭʿī ou ẓannī — la force du maslak

Tout dépend du ḥaṣr
Recension et invalidation certaines : résultat certain. L'une des deux probable : résultat probable. Le mujtahid s'en remet à son ẓann.
Quwwat al-maslak Qaṭʿ / ẓann

La règle de composition

  • Ḥaṣr qaṭʿī + ibṭāl qaṭʿī → ʿilla qaṭʿiyya : c'est le cas du ḥaṣr rationnel, qui tourne entre l'affirmation et la négation (« la ʿilla est soit X soit autre que X ») : la division est alors close par nécessité logique, et nul ne conteste la valeur démonstrative du résultat
  • L'un des deux ẓannī → ʿilla ẓanniyya : le cas ordinaire — le ḥaṣr inductif (istiqrāʾī), fruit de la recherche (« baḥathtu fa-lam ajid »), reste exposé à un waṣf qui aurait échappé au recenseur ; le taʿlīl du munāẓir par le waṣf restant, comme le ḥukm du mujtahid, n'est alors que probable
  • Le mujtahid s'en remet à son ẓann : contrairement au munāẓir tenu par les règles de la joute, le mujtahid suit ce que sa recherche rend prépondérant
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Le sabr ẓannī est-il ḥujja ? Quatre positions

Bāqillānī, Juwaynī, Āmidī
Preuve absolue pour les uns — « la plus forte voie d'établissement des ʿilal » —, conditionnée à l'ijmāʿ pour Juwaynī, réservée au nāẓir pour al-Āmidī.
Khilāf Ḥujjiyya

Les quatre madhāhib

Quand recension et invalidation sont certaines, la valeur probante est unanime. Le désaccord porte sur le sabr ẓannī :

  • (1) Ḥujja absolument — pour le nāẓir et le munāẓir : la position du plus grand nombre, choisie par al-Qāḍī Abū Bakr al-Bāqillānī, qui déclarait : « c'est la plus forte voie par laquelle s'établissent les ʿilal » (aqwā mā tuthbatu bihi al-ʿilal) — car elle engendre la prépondérance du ẓann
  • (2) Pas ḥujja du tout — rapporté dans le Burhān de certains uṣūliyyūn
  • (3) Ḥujja à condition d'un ijmāʿ sur le fait que le ḥukm de l'aṣl est bien motivé (muʿallal) — choix d'Imām al-Ḥaramayn : une fois l'ijmāʿ acquis sur l'existence d'une ʿilla, le sabr devient opérant, car nier le reste après avoir tout invalidé reviendrait à taxer d'erreur les gens de l'ijmāʿ
  • (4) Ḥujja pour le nāẓir, non pour le munāẓir — choix d'al-Āmidī : le mujtahid peut suivre son propre ẓann de clôture, mais ce ẓann ne lie pas l'adversaire en disputation
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La joute — le waṣf supplémentaire et l'accord sur deux

Ādāb al-baḥth appliqués
L'opposant exhibe un waṣf oublié : il n'a pas à en prouver l'aptitude ; le mustadill doit l'invalider — sans être « rompu », sauf nuance de Subkī.
Munāẓara Iʿtirāḍ

Trois règles de disputation

  • Règle 1 — charge de la preuve : si l'opposant (muʿtariḍ) produit un waṣf échappant au ḥaṣr, il lui suffit de l'exhiber — il n'a pas à démontrer son aptitude au taʿlīl. C'est au mustadill de l'invalider, faute de quoi son dalīl reste inachevé : la ʿilla pourrait être ce waṣf-là
  • Règle 2 — pas d'inqiṭāʿ automatique : le mustadill n'est pas « rompu » (munqaṭiʿ) par la seule exhibition, tant qu'il ne s'avère pas incapable de l'invalider — car il n'avait pas prétendu au qaṭʿ, mais admis qu'un waṣf ait pu échapper à son sabr. Nuance propre à Subkī : « selon moi, il est rompu si le waṣf produit égale en causalité ceux qu'il avait recensés et invalidés » — car écarter le mentionné n'est pas plus légitime qu'ignorer son égal passé sous silence ; s'il lui est inférieur, pas de rupture
  • Règle 3 — l'accord sur deux waṣfs : si les deux adversaires s'accordent à invalider tout sauf deux waṣfs, le mustadill peut se contenter d'hésiter entre les deux et d'établir que la ʿilla est l'un d'eux, avec un murajjiḥ pour le sien. Mais al-Qāḍī Abū al-Ṭayyib, disputant contre al-Qudūrī, refusa : « notre accord à nous deux n'est pas une ḥujja — seul l'ijmāʿ de la umma fait preuve » ; al-Qudūrī répondait que cela suffit à trancher la dispute
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Pourquoi « j'ai cherché et n'ai pas trouvé » suffit — la confiance due au chercheur probe et la présomption d'inexistence.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

مِنْ طُرُقِ نَفْيِ الْعِلَّةِ قَوْلُ الْمُسْتَدِلِّ — وَهُوَ أَهْلُ ثِقَةٍ — : بَحَثْتُ فَلَمْ أَجِدْ سِوَى الْأَوْصَافِ الْمَذْكُورَةِ ؛ لِأَنَّهُ إِذَا كَانَ عَدْلًا أَهْلًا لِلنَّظَرِ غَلَبَ عَلَى الظَّنِّ انْتِفَاءُ مَا سِوَى الْمَذْكُورِ، فَيَحْصُلُ ظَنُّ الْحَصْرِ فِيمَا ذَكَرَهُ، فَإِنْ بَيَّنَ الْمُعْتَرِضُ وَصْفًا آخَرَ لَزِمَ الْمُسْتَدِلَّ إِبْطَالُ كَوْنِهِ عِلَّةً حَتَّى يَتِمَّ الِاسْتِدْلَالُ.

Traduction : « Parmi les voies de négation de la ʿilla [supplémentaire] : la parole de l'argumentateur — digne de confiance — : "j'ai cherché et n'ai trouvé que les waṣfs mentionnés" ; car s'il est probe et apte à l'examen, la conjecture prépondérante est l'inexistence de tout autre waṣf que ceux mentionnés : le ẓann de la clôture s'obtient sur ce qu'il a cité. Si l'opposant met alors en évidence un autre waṣf, il incombe à l'argumentateur d'invalider sa causalité, pour que l'istidlāl s'achève. »

Deux précisions du commentaire

  • Le statut épistémique : Zarkashī précise que le jugement niant tout autre waṣf s'appuie sur « le ẓann de son inexistence, non sur l'absence de connaissance » — nuance décisive : le sabr n'est pas un argument du silence, mais une présomption positive fondée sur la recherche d'un homme qualifié
  • Le partage nāẓir / munāẓir : tout ce dispositif (« baḥathtu fa-lam ajid », charge de l'ibṭāl…) vaut « pour le disputateur » ; le mujtahid, lui, « s'en remet à son ẓann » — la disputation a ses règles de loyauté, l'ijtihād a les siennes
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Les voies d'invalidation — ṭard et absence de munāsaba

Comment écarter un waṣf
Montrer que le waṣf est ṭardī (masculinité et affranchissement), ou qu'aucune munāsaba n'apparaît — et le tarjīḥ des deux sabrs par la taʿdiya.
Ṭuruq al-ibṭāl Ṭard / munāsaba

Première voie : le waṣf ṭardī

Montrer que le waṣf appartient au genre de ce que le Législateur a invalidé :

  • Invalidé absolument : la taille (ṭūl/qiṣar) — jamais considérée, ni dans le qiṣāṣ, ni la kaffāra, ni l'héritage, ni l'affranchissement, ni la préséance à la prière : on n'en motive aucun ḥukm
  • Invalidé relativement : la masculinité et la féminité dans les aḥkām de l'affranchissement — invalidées là, bien que considérées dans le témoignage, la judicature, la tutelle matrimoniale et l'héritage : on n'en motive donc rien dans ce chapitre
  • L'objection rapportée : on peut disputer cet exemple — le Législateur a considéré le sexe dans la récompense de l'affranchissement : « qui affranchit un esclave musulman, Allah l'affranchit du Feu ; qui affranchit deux femmes musulmanes… » (Tirmidhī)

Seconde voie : l'absence de munāsaba — et le duel des sabrs

  • Le principe : si, après recherche, aucune appropriation n'apparaît entre le waṣf et le ḥukm, il déchoit du rang de considération — là encore : « j'ai cherché et n'ai pas trouvé d'apparence de munāsaba » suffit
  • La riposte symétrique : l'opposant peut prétendre la même chose du waṣf conservé — les deux sabrs s'opposent alors. Le mustadill ne peut pas répondre en démontrant la munāsaba de son waṣf : ce serait un intiqāl (passage du sabr à la munāsaba, changement de maslak interdit en joute)
  • Le tarjīḥ : il doit faire prévaloir son sabr par la muwāfaqat al-taʿdiya — son sabr aboutit à une ʿilla transitive qui étend le ḥukm au farʿ, celui de l'opposant laisse le ḥukm confiné dans son siège : or, les aḥkām étant motivés, le sabr qui fait vivre la ʿilla l'emporte sur celui qui la stérilise — fondé sur la prééminence (discutée) de la mutaʿaddiya sur la qāṣira
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À retenir

5 principes essentiels
La logique de l'élimination — à fixer avant shabah, dawarān et ṭard.
  • Le sabr wa-l-taqsīm : recension (ḥaṣr) des waṣfs de l'aṣl + invalidation (ibṭāl) de l'inapte → le restant se détermine comme ʿilla
  • Pour clore la liste, la déclaration du mustadill probe — « baḥathtu fa-lam ajid » — suffit : le principe est l'inexistence du surplus
  • Force du résultat : ḥaṣr et ibṭāl certains (clôture rationnelle) → qaṭʿī ; l'un des deux probable (clôture inductive) → ẓannī
  • Ḥujjiyya du sabr ẓannī : preuve absolue pour la majorité (Bāqillānī : « la plus forte voie ») ; conditionnée à l'ijmāʿ sur le taʿlīl pour Juwaynī ; pour le nāẓir seulement chez al-Āmidī
  • Invalidation d'un waṣf : montrer qu'il est ṭardī (absolument, ou relativement au ḥukm — la masculinité dans l'affranchissement) ou sans munāsaba apparente ; en cas de duel de sabrs, tarjīḥ par la taʿdiya
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise du maslak.

Question

« L'opposant exhibe un waṣf que le mustadill n'avait pas recensé. Pourquoi n'a-t-il pas à prouver que ce waṣf est apte au taʿlīl, alors que le mustadill, lui, doit l'invalider ? Et dans quel cas précis Subkī juge-t-il malgré tout le mustadill "rompu" (munqaṭiʿ) ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
3 TEMPS
ḥaṣr → ibṭāl → baqī
le reste = la ʿilla
2
FORCE
ʿaqlī → qaṭʿī
istiqrāʾī → ẓannī
3
ḤUJJA ?
4 positions
Bāqillānī : « la plus forte »
4
IBṬĀL
ṭardī · sans munāsaba
tarjīḥ par la taʿdiya