بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Tarjīḥ N°3

حُكْمُ التَّعَادُلِ

Que faire quand rien ne l'emporte · Quatre avis : choix, chute, suspension, solution mixte · La primauté du jamʿ · Les deux qawls d'un même mujtahid

Admettons — au moins par hypothèse — que l'équivalence survienne : deux preuves opposées, aucune ne l'emporte. Que fait le mujtahid ? Subkī, prudent, écrit « fa-in tuwuhhima al-taʿādul » — « si l'équivalence est présumée » : formule plus juste que « si elle est crue probable », car le ẓann va toujours au côté prépondérant. Quatre voies s'offrent alors : le takhyīr (libre choix — al-Bāqillānī, Abū ʿAlī et Abū Hāshim), le tasāquṭ (chute des deux preuves et retour à la barāʾa aṣliyya — beaucoup de fuqahāʾ), le waqf (suspension, comme pour deux bayyinas opposées), ou la solution mixte (takhyīr dans les wājibāt, tasāquṭ ailleurs). Mais cette extrémité ne vient qu'en bout de chaîne : auparavant, le jamʿ — « opérer par les deux preuves, fût-ce sous un seul aspect, vaut mieux qu'en invalider une » — puis le naskh si la chronologie est connue. La carte s'achève sur le miroir humain du taʿādul : les deux qawls contradictoires rapportés d'un même mujtahid — le cas célèbre des quelque dix-sept endroits où al-Shāfiʿī a laissé deux avis.

فَإِنْ تُوُهِّمَ التَّعَادُلُ : فَالتَّخْيِيرُ، أَوِ التَّسَاقُطُ، أَوِ الْوَقْفُ، أَوِ التَّخْيِيرُ فِي الْوَاجِبَاتِ وَالتَّسَاقُطُ فِي غَيْرِهَا — أَقْوَالٌ.

« Si l'équivalence est présumée : le libre choix, ou la chute des deux [preuves], ou la suspension, ou le libre choix dans les obligations et la chute dans le reste — autant d'avis. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Taʿādul wa-l-tarājīḥ (ḥukm al-taʿādul) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 359-364

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Les « deux qawls » d'al-Shāfiʿī — un éloge paradoxal

Le taʿādul n'est pas qu'une hypothèse d'école : il a un visage humain. Quand un mujtahid de la stature d'al-Shāfiʿī laisse, au même endroit, deux avis sans trancher, c'est que deux amārāt se sont équilibrées sous ses yeux. Le Shaykh Abū Isḥāq rapporte, d'après le Qāḍī Abū Ḥāmid al-Marwazī, que cela n'arrive chez al-Shāfiʿī que dans seize ou dix-sept masāʾil. Et Zarkashī d'y voir, loin d'un défaut, « la preuve de l'élévation de son rang en science et en religion » : en science — car plus le mujtahid gagne en précision, plus son examen affine et débusque les équilibres réels ; en religion — car il n'est pas de ceux qui, voyant poindre la prépondérance contraire, s'obstinent dans leur premier dire : il l'abandonne pour le meilleur. Laisser deux qawls, c'est aussi signaler que tout le reste a été écarté, et que la divergence se concentre sur ces deux issues — comme ʿUmar restreignant la shūrā à six hommes. Celui qui en a fait grief à al-Shāfiʿī « a le regard trop court pour ses visées ».

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Vocabulaire essentiel

تَخْيِير takhyīr
« Libre choix » : le mukallaf opte pour l'une ou l'autre des deux preuves équivalentes, comme entre les kaffārāt alternatives.
تَسَاقُط tasāquṭ
« Chute mutuelle » : les deux preuves s'annulent ; on revient à un autre dalīl — au premier chef la barāʾa aṣliyya.
وَقْف waqf
« Suspension » : on s'abstient de statuer jusqu'à ce qu'apparaisse un murajjiḥ — à l'image des deux bayyinas opposées devant le juge.
بَرَاءَة أَصْلِيَّة barāʾa aṣliyya
« Innocence originelle » : l'absence d'obligation tant qu'aucune preuve valide ne l'établit — refuge du tasāquṭ.
الْإِعْمَالُ أَوْلَى مِنَ الْإِهْمَالِ al-iʿmāl awlā min al-ihmāl
« Faire opérer vaut mieux que désactiver » : maxime qui impose de tenter le jamʿ (conciliation) avant tout tarjīḥ.
قَوْل مُخَرَّج qawl mukharraj
Avis « extrait » : transposé par les disciples d'une masʾala analogue où l'imām s'est prononcé. Selon l'aṣaḥḥ, on ne le lui attribue pas absolument, mais avec restriction.
1

Avant tout : le jamʿ — opérer par les deux preuves

Al-iʿmāl awlā min al-ihmāl
Tant qu'une conciliation est possible, fût-ce sous un seul aspect, ni tarjīḥ ni taʿādul : on opère par les deux textes. Exemple : les deux ḥadīths sur la peau de la bête morte.
Priorité Jamʿ

La règle d'or

Subkī l'énonce parmi ses « aṣaḥḥ » : opérer par les deux preuves en conflit — même sous un seul aspect — vaut mieux qu'en invalider une. On ne recourt au tarjīḥ que si l'opération conjointe est impossible ; car le jamʿ fait fonctionner les deux dalīls, et « l'iʿmāl est préférable à l'ihmāl ».

  • Exemple canonique : « أَيُّمَا إِهَابٍ دُبِغَ فَقَدْ طَهُرَ » — « Toute peau tannée est purifiée » — face à « Ne tirez profit de la bête morte ni par sa peau ni par ses nerfs ». Conciliation : l'interdit porte sur avant le tannage, la permission sur après. Les deux matns opèrent, aucun n'est jeté.
  • Kitāb et Sunna à parité : dans ce jeu de la pesée, « on ne fait pas prévaloir le Kitāb sur la Sunna, ni la Sunna sur lui » — contre ceux qui prétendent l'un ou l'autre. Exemple discuté : « le licite est sa bête morte » (la mer) face au verset « ...ou de la chair de porc » — que dire du porc marin ? Certains font primer le Kitāb (interdiction), d'autres la Sunna (permission), d'autres cherchent d'abord le jamʿ.
  • Lien avec le takhṣīṣ : Zarkashī signale la tension — au chapitre du takhṣīṣ, Subkī admettait que le khabar wāḥid spécifie le ʿāmm du Qurʾān ; ici il parle de taʿāruḍ : « fa-l-yunẓar » — point à examiner.
2

La cascade — naskh, takhyīr, retour à un autre dalīl

Quand le jamʿ est impossible
Chronologie connue : le plus récent abroge. Simultanéité : takhyīr. Chronologie ignorée : retour à un autre dalīl si le naskh est possible, sinon takhyīr.
Algorithme Naskh

L'arbre de décision de Subkī (pp. 363-364)

  • 1. Le mutaʾakhkhir est connu : si le statut du premier est susceptible de naskh, le plus récent abroge — que les deux soient certains ou probables. Sinon (statut insusceptible de naskh) : pour deux preuves certaines, tasāquṭ et retour à un autre dalīl — avec l'objection d'al-Naqshawānī : si le contenu ne supporte pas le naskh, c'est le mutaʾakhkhir qui est inopérant, et le premier reste en vigueur tel quel.
  • 2. Les deux preuves sont simultanées (taqārun) : le takhyīr — si le statut s'y prête — car le jamʿ est exclu par hypothèse, et le tarjīḥ aussi : deux preuves certaines ne se départagent ni par le sanad ni par le contenu.
  • 3. La chronologie est ignorée (juhila al-tārīkh) : si le statut est susceptible de naskh, retour à un autre dalīl — car chacune des deux preuves peut être l'abrogeante comme l'abrogée : impossible d'en privilégier une sans arbitraire. Si le naskh est impossible : même régime que la simultanéité — takhyīr, le jamʿ et le tarjīḥ étant exclus.
3

Les quatre avis sur le ḥukm du taʿādul

Takhyīr · tasāquṭ · waqf · solution mixte
Le libre choix (al-Bāqillānī, Abū ʿAlī, Abū Hāshim), la chute et le retour à la barāʾa (beaucoup de fuqahāʾ), la suspension (comme les bayyinas), ou le partage selon la nature des ḥukms.
Aqwāl 4 avis

Le détail des madhāhib

  • (a) Takhyīr : choix du Qāḍī Abū Bakr [al-Bāqillānī] « parmi les nôtres », et d'Abū ʿAlī et Abū Hāshim [al-Jubbāʾī] chez les Muʿtazilites : le mukallaf opte librement pour l'une des deux preuves.
  • (b) Tasāquṭ : les deux preuves s'annulent ; il faut revenir à autre chose qu'elles — c'est-à-dire à la barāʾa aṣliyya. Madhhab de beaucoup de fuqahāʾ.
  • (c) Waqf : suspension du jugement, « comme pour les deux bayyinas opposées » devant le juge — qui ne tranche pour aucune.
  • (d) Tafṣīl : si le taʿādul touche des wājibāt, takhyīr — la sharīʿa connaît le choix entre obligations : le propriétaire de deux cents chameaux s'acquitte, au choix, de quatre ḥiqāq ou de cinq banāt labūn, chez ceux qui donnent l'option au propriétaire. Si le taʿādul oppose deux statuts contradictoires — ibāḥa contre taḥrīm — alors tasāquṭ et retour à la barāʾa aṣliyya : le « choix » entre licite et interdit serait une permission déguisée, donc un tarjīḥ arbitraire de l'indice de l'ibāḥa.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Le passage qui distribue les quatre madhāhib et justifie le « tuwuhhima » du matn.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

إِذَا جَوَّزْنَا تَعَادُلَهُمَا فَاخْتَلَفُوا فِي حُكْمِهِ عِنْدَ وُقُوعِهِ عَلَى مَذَاهِبَ : أَحَدُهَا التَّخْيِيرُ، وَهُوَ اخْتِيَارُ الْقَاضِي أَبِي بَكْرٍ مِنَّا، وَأَبِي عَلِيٍّ وَأَبِي هَاشِمٍ مِنَ الْمُعْتَزِلَةِ. وَثَانِيهَا : التَّسَاقُطُ، وَيَجِبُ الرُّجُوعُ إِلَى غَيْرِهِمَا وَهُوَ الْبَرَاءَةُ الْأَصْلِيَّةُ، وَهُوَ مَذْهَبُ كَثِيرٍ مِنَ الْفُقَهَاءِ. وَثَالِثُهَا : الْوَقْفُ، كَالْبَيِّنَتَيْنِ الْمُتَعَارِضَتَيْنِ.

Traduction : « Si nous admettons leur équivalence, on a divergé sur son statut lorsqu'elle survient, selon plusieurs madhāhib. Le premier : le libre choix — c'est l'option du Qāḍī Abū Bakr parmi les nôtres, et d'Abū ʿAlī et Abū Hāshim chez les Muʿtazilites. Le deuxième : la chute des deux, et il faut revenir à autre chose qu'elles, à savoir l'innocence originelle — madhhab de beaucoup de fuqahāʾ. Le troisième : la suspension, comme pour les deux bayyinas opposées. »

La finesse du « tuwuhhima »

Pourquoi Subkī écrit-il « si l'équivalence est présumée » (tuwuhhima) et non « si elle est crue probable » (ẓunna), comme d'autres ? Zarkashī explique : le ẓann appartient au côté prépondérant — dire « je crois probable l'équivalence » serait contradictoire, puisque l'équivalence est précisément l'absence de prépondérance ; il ne reste donc que le wahm, la présomption relative à l'estimation du mujtahid. Subtilité de lexique qui révèle la doctrine : pour Subkī, l'équivalence réelle n'existant pas (carte 1), tout taʿādul n'est jamais qu'une apparence relative à l'examen d'un homme.

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Le miroir humain — deux qawls d'un même mujtahid

Wa-in nuqila ʿan mujtahid qawlān
Deux avis contradictoires rapportés d'un imām : le plus récent est son madhhab ; sinon, celui qu'accompagne un indice de préférence ; sinon, il est réputé indécis.
Application Qawlān

La règle du matn

« Le conflit des deux qawls d'un seul mujtahid est, pour les muqallids, comme le conflit des deux amārāt pour les mujtahids » — c'est pourquoi Subkī enchaîne les deux masāʾil. L'algorithme :

  • Deux endroits différents (ex. qadīm et jadīd d'al-Shāfiʿī) : si l'on sait lequel est postérieur, il est son madhhab — le premier est réputé abandonné (et selon l'aṣaḥḥ, point n'est besoin qu'il déclare expressément sa rétractation). Si l'ordre est ignoré : on rapporte de lui les deux qawls sans lui imputer de rétractation déterminée — et, dit al-Hindī, on ne peut opérer par l'un d'eux avant clarification.
  • Un seul et même endroit (« fīhā qawlān ») : si l'un est suivi d'un indice de préférence — « celui-ci est plus ressemblant » (hādhā ashbah), ou le simple fait d'y bâtir des ramifications — c'est son qawl. Sinon : il est mutaraddid, indécis ; aucun avis ne lui est attribué dans la masʾala — position du Maḥṣūl suivie par Subkī.
  • Deux voix divergentes : al-Āmidī — l'un des deux est nécessairement son avis et il s'est rétracté de l'autre, indéterminément : comme deux textes dont on sait que l'un est abrogé sans savoir lequel. Le Qāḍī — il a réellement deux qawls, et leur régime est le takhyīr ; mais al-Juwaynī (Talkhīṣ) objecte : cela suppose qu'al-Shāfiʿī tienne tout mujtahid pour dans le vrai, alors que son madhhab authentique est que « le juste est un » — et il arrive que les deux qawls soient interdiction et permission : aucun takhyīr concevable.
5

Départager les deux qawls — et le qawl mukharraj

Muwāfaqat Abī Ḥanīfa, le naẓar, le takhrīj
Le qawl conforme ou contraire à Abū Ḥanīfa est-il préférable ? Al-Qaffāl contre Abū Ḥāmid ; l'aṣaḥḥ : le tarjīḥ par l'examen, sinon le waqf. Et le statut de l'avis « extrait » d'une masʾala analogue.
Tarjīḥ interne Takhrīj

Un murajjiḥ inattendu : la position d'Abū Ḥanīfa

  • Al-Qaffāl : celui des deux qawls qui s'accorde avec Abū Ḥanīfa est préférable — al-Nawawī le tient pour l'aṣaḥḥ dans le Sharḥ al-Muhadhdhab et la Rawḍa, par cohérence avec sa méthode du tarjīḥ par le nombre. Zarkashī juge cette méthode faible : le nombre pèse dans la transmission, non dans l'ijtihād, où seul compte la force du dalīl.
  • Le Shaykh Abū Ḥāmid al-Isfarāyīnī : c'est le qawl contraire qui est préférable — car al-Shāfiʿī ne s'écarte d'Abū Ḥanīfa qu'après avoir aperçu un dalīl exigeant la divergence.
  • L'aṣaḥḥ retenu par Subkī : ni l'un ni l'autre mécaniquement — le tarjīḥ se fait par l'examen (bi-l-naẓar) du dossier ; et si rien n'en sort, le waqf.

Le qawl mukharraj — l'avis « extrait »

Si l'on ne connaît au mujtahid aucun qawl dans la masʾala, mais qu'il s'est prononcé dans son analogue, son avis y est « extrait » (mukharraj) — selon l'aṣaḥḥ. Mais on ne le lui attribue pas absolument : seulement avec restriction — « ceci est le qiyās de son qawl », non « ceci est son qawl » — car il aurait peut-être aperçu une différence (farq) entre les deux cas. Et c'est de la rencontre d'un autre naṣṣ avec le cas analogue que naissent les ṭuruq : les uns maintiennent les deux naṣṣs en se forgeant un farq ; les autres transportent chaque réponse dans l'autre cas — d'où « deux qawls, par transmission et extraction » (bi-l-naql wa-l-takhrīj).

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À retenir

5 principes essentiels
L'algorithme complet du conflit — du jamʿ au taʿādul.
  • D'abord le jamʿ : opérer par les deux preuves, fût-ce sous un seul aspect, vaut mieux qu'en invalider une (exemple de la peau tannée) — et Kitāb et Sunna sont à parité dans la pesée
  • Puis la chronologie : mutaʾakhkhir connu → naskh ; simultanéité ou chronologie ignorée → autre dalīl ou takhyīr selon que le naskh est concevable
  • Au taʿādul présumé, quatre avis : takhyīr (al-Bāqillānī, Abū ʿAlī, Abū Hāshim) · tasāquṭ et barāʾa aṣliyya (beaucoup de fuqahāʾ) · waqf (comme les bayyinas) · mixte : takhyīr dans les wājibāt, tasāquṭ entre ibāḥa et taḥrīm
  • « Tuwuhhima » et non « ẓunna » : le ẓann va au prépondérant — l'équivalence ne peut être que présumée, relative à l'examen du mujtahid
  • Deux qawls d'un mujtahid : le postérieur est son madhhab ; sinon l'indice de préférence ; sinon indécision — et le tarjīḥ interne se fait par le naẓar, non par la conformité mécanique à Abū Ḥanīfa
?

Question de révision

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Une question simple pour vérifier la maîtrise.

Question

« Le quatrième avis ordonne le takhyīr dans les wājibāt mais le tasāquṭ lorsque s'opposent une preuve d'ibāḥa et une preuve de taḥrīm. Pourquoi le “libre choix” entre un licite et un interdit est-il jugé impossible — et en quoi cette impossibilité rejoint-elle l'argument d'al-Rāzī vu à la carte 1 ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
JAMʿ
iʿmāl > ihmāl
2
TĀRĪKH
connu → naskh
3
TAʿĀDUL
takhyīr · tasāquṭ · waqf · mixte
4
QAWLĀN
postérieur → madhhab