Sourates 67-72 · 6 sourates · Puissance divine, épreuves prophétiques et monde invisible
Le juzʾ Tabārak s'ouvre sur la souveraineté d'Allah (Al-Mulk) et se termine par les signes de l'Heure (Al-Mursalāt). Ce premier bloc couvre 6 sourates qui alternent entre la puissance cosmique d'Allah, les épreuves du Prophète ﷺ, et le monde des djinns.
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La mort mentionnée avant la vie. L'objectif : le meilleur en œuvre, pas le plus.
La sourate se clôt sur l'eau — du plus grand (la royauté) au plus petit (une gorgée). Voir la page dédiée pour le détail complet.
Nūn. Par le calame. Tu n'es pas un fou par la grâce de ton Seigneur. Tu auras une récompense sans fin. Et tu es certes d'un caractère immense :
Récit de ceux qui jurent de récolter leur jardin à l'aube sans donner la part des pauvres. Allah envoie un fléau la nuit — au matin le jardin est comme fauché. Ils réalisent leur erreur : « Gloire à notre Seigneur, nous étions injustes. » Leçon : l'avarice détruit les biens.
Patiente pour le jugement de ton Seigneur et ne sois pas comme le compagnon du poisson (Yūnus) qui a appelé alors qu'il était angoissé. Si la grâce de son Seigneur ne l'avait rattrapé, il aurait été rejeté sur la terre nue.
Même procédé que Al-Qāriʿa : le mot répété 3 fois avant toute explication.
Thamūd → détruits par le cri (al-ṭāghiya). ʿĀd → vent mugissant durant 7 nuits et 8 jours — les gens gisent comme des troncs de palmiers évidés. Firʿawn, ceux avant lui, et les cités renversées (peuple de Lūṭ). Quand l'eau déborda → Nous vous avons portés dans l'arche (Nūḥ).
« Tenez ! Lisez mon livre ! » Il savait qu'il rencontrerait son compte. Vie agréable, jardin élevé, fruits proches.
« Si seulement je n'avais pas reçu mon livre ! Si seulement je ne savais pas mon compte ! Si seulement la mort avait été définitive ! » Mon argent ne m'a servi à rien. Mon pouvoir m'a quitté.
C'est la parole d'un noble messager. Pas celle d'un poète ni d'un devin. Si le Prophète ﷺ avait inventé des paroles sur Nous, Nous l'aurions saisi par la main droite et coupé l'aorte.
Un demandeur a réclamé un châtiment inévitable — pour les mécréants, personne ne peut le repousser. Les anges et l'Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de 50 000 ans.
L'homme est créé instable (halūʿan) : quand le mal le touche → impatient (jazūʿan). Quand le bien le touche → avare (manūʿan). Diagnostic divin de la nature humaine en 3 versets.
Sauf les priants (al-muṣallīn) — ceux qui sont assidus dans leur prière, qui réservent un droit dans leurs biens pour le mendiant et le démuni, qui croient au Jour du Jugement, qui craignent le châtiment, qui préservent leur chasteté, qui respectent les dépôts et les pactes, qui témoignent avec droiture, et qui gardent leur prière. La prière ouvre et ferme la liste — elle est la clé.
Nūḥ dit : Seigneur, je les ai appelés nuit et jour, mais mon appel n'a fait qu'augmenter leur fuite. Chaque fois que je les appelle pour que Tu leur pardonnes, ils mettent les doigts dans les oreilles, se couvrent de leurs vêtements, persistent et s'enorgueillent. Je les ai appelés en public puis en secret. 4 méthodes : nuit/jour, public/secret.
Demandez pardon à votre Seigneur → Il enverra sur vous la pluie abondante, vous aidera avec des biens et des enfants, vous donnera des jardins et des rivières. L'istighfār comme clé de la subsistance — un des passages les plus cités pour lier le pardon aux bienfaits matériels.
Ne voyez-vous pas comment Allah a créé 7 cieux en couches, a fait de la lune une lumière et du soleil une lampe, vous a fait pousser de la terre comme des plantes, et vous y remettra puis vous en fera sortir ? Allah a étalé la terre pour que vous y empruntiez des voies spacieuses.
Nūḥ invoque : « Seigneur, ne laisse sur terre aucun mécréant. Si Tu les laisses, ils égareront Tes serviteurs et n'engendreront que des pervers ingrats. » Cette invocation vient après des siècles de daʿwa refusée — ce n'est pas de la hâte mais de l'épuisement.
Des djinns ont écouté le Coran et dit : « Nous avons entendu un Coran merveilleux qui guide vers la droiture — nous y avons cru. » Le Coran touche même les djinns — les hommes qui le rejettent sont moins réceptifs que les djinns.
Parmi les djinns il y a des vertueux et d'autres moins — ils suivent des voies différentes. Les musulmans parmi eux ont cherché la droiture. Les injustes seront le combustible de l'Enfer. Même schéma que les humains : croyants et mécréants.
Les mosquées sont pour Allah seul — n'invoquez personne avec Lui. Quand le serviteur d'Allah (le Prophète ﷺ) se lève pour L'invoquer, ils se pressent autour de lui en foule.
Le Connaisseur du ghayb — Il ne dévoile Son ghayb à personne, sauf à un messager qu'Il agrée. Principe fondamental : la connaissance de l'invisible est exclusive à Allah, partagée uniquement avec Ses messagers par révélation.