Prendre le bien d'autrui sans droit — un grand péché et une responsabilité totale jusqu'à restitution.
À la fin de cette fiche, tu connaîtras la définition du ghaṣb (s'emparer du bien d'autrui sans droit), ses 4 conséquences cumulatives sur le ghâṣib (restituer, indemniser, payer le loyer du temps d'usage, supporter toute perte), et l'esprit général : le bien d'autrui est sacré.
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« Quiconque s'empare injustement d'un empan de terre, Allah l'en chargera (comme un collier) au Jour de la résurrection — issu de sept terres. »
Sources : al-Bukhârî et Muslim.
Le ghaṣb est une injustice grave. Le Prophète ﷺ dans le ḥadîth de l'adieu : « Vos sangs et vos biens sont sacrés entre vous, comme la sainteté de ce jour, dans ce mois, dans cette ville » (muttafaq). L'usurpation va du grand pillage au simple empan de terre grignoté chez le voisin. Et la responsabilité du ghâṣib est totale : il doit restituer, indemniser, payer pour l'usage, et supporter toute perte — même imprévisible. C'est l'inverse du dépositaire qui n'est responsable que de sa faute.
Deux blocs : les 4 conséquences sur le ghâṣib, et le cas du terrain usurpé.
Et toute plus-value du bien (croissance, fruit) reste au propriétaire — le ghâṣib n'a aucun droit à se l'approprier.
Hadîth : « Pas de droit pour une racine usurpatrice » (Abû Dâwûd, ṣaḥîḥ).
Erreurs à éviter et mini-quiz.
Cite les 4 conséquences sur le ghâṣib.
Différence entre la responsabilité du ghâṣib et celle du dépositaire ?
Que faire si la personne lésée est introuvable ?