Le divorce est permis mais c'est « le plus détesté du licite ». Cadre, conditions, ṭalâq sunnî et bid'î.
À la fin de cette fiche, tu connaîtras le statut du divorce, ses conditions, la différence entre ṭalâq sunnî (conforme à la sunna) et ṭalâq bid'î (innovant), les formules expresses (sarîḥ) et allusives (kinâya), et la portée du « 3 ṭalâq ».
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« La chose licite la plus détestée d'Allah, c'est le divorce. »
Source : Abû Dâwûd et Ibn Mâja (faible dans la chaîne mais sens largement attesté par d'autres ḥadîths). À traiter avec précaution mais l'esprit est confirmé : le divorce est licite, mais c'est un dernier recours.
Le divorce est permis en islâm — contrairement à certaines traditions qui interdisent toute séparation, ce qui crée des mariages-prisons. Mais c'est un acte grave et encadré, à n'utiliser qu'après médiation et tentative de réconciliation. Le Coran consacre toute la sourate at-Talâq (65) à cette question, et la sourate al-Baqara (verset 35) prescrit l'envoi de deux arbitres familiaux avant la rupture. Le ṭalâq sunnî est celui qui suit le rythme prescrit par la sunna ; le bid'î est celui qui s'en écarte (souvent dans la précipitation ou la colère).
Trois blocs : statut et conditions, ṭalâq sunnî / bid'î, formules.
Sinon, le ṭalâq devient bid'î et entre dans la catégorie des divorces innovants.
Effet :
Quelles sont les conditions du ṭalâq sunnî ?
Le triple ṭalâq d'un coup compte-t-il pour 3 ?
Différence entre sarîḥ et kinâya ?