Les peines fixées par la sharî'a — leur logique de protection sociale, leurs conditions strictes, et leur place dans un État de droit.
À la fin de cette fiche, tu connaîtras le concept de ḥudûd (peines fixées par la sharî'a), les 5 ḥudûd principaux (zinâ, qadhf, vol, ḥirâba, alcool), leurs conditions strictes d'application, et leur place aujourd'hui — domaine de l'État musulman, pas du citoyen, et avec une tendance prophétique forte à éviter l'application par tous les moyens licites.
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« Écartez les ḥudûd à la moindre incertitude. »
Sources : at-Tirmidhî et Ibn Mâja, ḥasan — règle d'or de la jurisprudence des ḥudûd.
Les ḥudûd sont des peines fixées par Allâh, dans le Coran et la Sunna, pour cinq actes graves : zinâ, qadhf, vol, ḥirâba, alcool. Elles ne sont ni discutables dans leur principe, ni modulables par les hommes — c'est leur statut de limite divine. Mais leur application est strictement encadrée :
Trois blocs : les 5 ḥudûd, leurs conditions, et l'esprit général.
On voit que chacun de ces ḥudûd correspond à la protection d'une finalité maqâṣid : religion, vie, raison, descendance, biens. Le ḥadd est le bouclier qui décourage l'atteinte.
Cite les 5 ḥudûd.
Quelle est la règle d'or des juges face aux ḥudûd ?
Un musulman peut-il appliquer un ḥadd lui-même ?