بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijmāʿ N°9

الْإِجْمَاعُ وَالْخِلَافُ السَّابِقُ

Que peut l'ijmāʿ face au khilāf — et le khilāf face à l'ijmāʿ ? · Pas d'ijmāʿ contre un ijmāʿ ; pas de troisième avis qui défait les deux premiers · Clôture de la Porte IV

Dernière carte du Kitāb al-Ijmāʿ : la dynamique temporelle du consensus et de la divergence. Quatre masāʾil s'emboîtent. (1) Un ijmāʿ peut-il contredire un ijmāʿ antérieur tranché ? Le jumhūr dit non — deux qāṭiʿ ne s'opposent pas ; Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī construit l'unique échappatoire logique. (2) Quand une génération a divergé sur deux avis, peut-elle — ou la suivante peut-elle — se rallier à l'un des deux ? Tout dépend du moment : avant l'istiqrār du khilāf (le ralliement à Abū Bakr sur les māniʿī al-zakāt), après, du vivant des mêmes (al-Rāzī interdit, al-Āmidī permet), ou à la génération suivante (l'aṣaḥḥ : impossible si le temps a été long). (3) Le khilāf sur deux avis interdit-il d'en inventer un troisième ? Réponse des mutaʾakhkhirūn : seulement s'il défait ce sur quoi les deux camps s'accordaient — avec l'exemple d'école du khamr et du nabīdh. (4) Même logique pour le tafṣīl — distinguer deux questions que les anciens ont toujours jugées d'un seul tenant (la tante paternelle et la tante maternelle) — et pour l'iḥdāth d'un dalīl, d'un taʾwīl ou d'une ʿilla nouvelle. Le fil rouge : on peut enrichir l'héritage des anciens, jamais défaire ce qu'ils ont scellé.

وَأَنَّهُ لَا إِجْمَاعَ يُضَادُّ إِجْمَاعًا سَابِقًا خِلَافًا لِلْبَصْرِيِّ ... وَخَرْقُهُ حَرَامٌ، فَعُلِمَ تَحْرِيمُ إِحْدَاثِ ثَالِثٍ، وَالتَّفْصِيلِ إِنْ خَرَقَاهُ، وَقِيلَ : خَارِقَانِ مُطْلَقًا، وَأَنَّهُ يَجُوزُ إِحْدَاثُ دَلِيلٍ أَوْ تَأْوِيلٍ أَوْ عِلَّةٍ إِنْ لَمْ يُخْرَقْ، وَقِيلَ : لَا

« Et qu'il n'est pas d'ijmāʿ qui contredise un ijmāʿ antérieur — contre al-Baṣrī… Et sa transgression est interdite : on sait donc l'interdiction d'inventer un troisième [avis], et celle du tafṣīl, s'ils transgressent [le point commun] — certains ont dit : transgresseurs absolument ; et qu'il est permis de produire un dalīl, un taʾwīl ou une ʿilla nouvelle si [l'ijmāʿ] n'est pas transgressé — certains ont dit : non. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Ijmāʿ (al-ijmāʿ baʿda al-khilāf) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 284-289

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Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī, l'adversaire subtil

Abū ʿAbd Allāh al-Ḥusayn b. ʿAlī al-Baṣrī (m. 369 H), dit « Juʿal », maître muʿtazilite de Bagdad — qu'il ne faut pas confondre avec Abū al-Ḥusayn al-Baṣrī, l'auteur du Muʿtamad — est l'adversaire désigné de la première masʾala. Son raisonnement est d'une grande finesse : rien n'empêche, en soi, que l'ijmāʿ sur un avis soit une preuve décisive seulement jusqu'à la survenance d'un ijmāʿ contraire — comme l'ijmāʿ autorisant les deux avis d'une question disputée cesse quand survient l'accord sur l'un d'eux. Si nous sommes assurés que cela n'arrivera pas, dit-il, ce n'est pas par le premier ijmāʿ, mais par un second : l'accord de la umma sur le fait que « tout ce sur quoi elle s'accorde de façon tranchée est vrai et s'impose à toutes les contrées ». Pour les Jamāhīr au contraire, l'impossibilité est inscrite dans le premier ijmāʿ lui-même : étant qaṭʿī, un ijmāʿ contraire impliquerait l'erreur de l'un des deux — ce que la ʿiṣma exclut (carte 8 : pas d'opposition entre deux qāṭiʿ). Le désaccord porte donc moins sur le résultat — tous conviennent qu'aucun ijmāʿ n'en contredira jamais un autre — que sur la source de cette garantie.

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Vocabulaire essentiel

إِحْدَاثُ قَوْلٍ ثَالِث iḥdāth qawl thālith
Inventer un troisième avis après que la génération s'est partagée en deux. Interdit s'il défait leur point commun.
اسْتِقْرَارُ الْخِلَاف istiqrār al-khilāf
La stabilisation de la divergence : une fois les deux camps établis dans la durée, le ralliement change de statut.
تَفْصِيل tafṣīl
Trancher différemment deux questions que les anciens ont toujours jugées identiques — séparer l'inséparable.
خَرْق kharq
« Déchirure » : la transgression de l'ijmāʿ. Critère unique de toutes les masāʾil de cette carte.
نَبِيذ nabīdh
Boisson fermentée autre que le jus de raisin — la matière de l'exemple type du qawl thālith interdit.
1

Pas d'ijmāʿ contre un ijmāʿ antérieur

Khilāfan li-l-Baṣrī
Le jumhūr : impossible, car deux qāṭiʿ ne s'opposent pas. Al-Baṣrī : l'impossibilité vient d'un second ijmāʿ, non du premier.
Principe al-Baṣrī

Le débat sur la source de la garantie

  • Le jumhūr : aucun ijmāʿ ne peut se conclure contre un ijmāʿ antérieur tranché (ʿalā al-batt) — « cela impliquerait l'opposition de deux dalīls qaṭʿī », donc l'erreur de l'un des deux, exclue par la ʿiṣma. L'impossibilité est intrinsèque au premier ijmāʿ.
  • Al-Baṣrī : rien d'impossible a priori — on conçoit qu'un ijmāʿ soit ḥujja « jusqu'à ce que survienne un autre ijmāʿ », comme l'ijmāʿ permettant de suivre l'un ou l'autre des deux avis d'une question disputée prend fin quand l'accord se fait sur l'un. Mais la umma s'est accordée sur ceci : « tout ce qu'elle tranche est vrai et obligatoirement suivi dans toutes les contrées » — et ce second ijmāʿ nous garantit que le cas ne se produira pas. « Chez lui, l'exclusion est tirée du second ijmāʿ, non du premier ; chez les Jamāhīr, du premier sans besoin du second. »
  • Bilan de Zarkashī : le ḥāṣil du khilāf — la ḥujjiyya tranchée d'un ijmāʿ implique-t-elle par elle-même l'impossibilité d'un ijmāʿ contraire (Jamāhīr), ou peut-on concevoir sa ḥujjiyya bornée « jusqu'à » un ijmāʿ contraire possible (al-Baṣrī) ?
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Le passage qui fonde toute la carte : l'argument des deux qāṭiʿ et la position d'al-Baṣrī.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

ذَهَبَ الْجُمْهُورُ إِلَى أَنَّهُ لَا يَجُوزُ أَنْ يَنْعَقِدَ إِجْمَاعٌ بَعْدَ إِجْمَاعٍ عَلَى خِلَافِهِ، لِأَنَّهُ يَسْتَلْزِمُ تَعَارُضَ دَلِيلَيْنِ قَطْعِيَّيْنِ. وَذَهَبَ أَبُو عَبْدِ اللهِ الْبَصْرِيُّ إِلَى أَنَّهُ غَيْرُ مُمْتَنِعٍ، لِأَنَّهُ لَا امْتِنَاعَ فِي جَعْلِ الْإِجْمَاعِ عَلَى قَوْلٍ حُجَّةً قَاطِعَةً مَا لَمْ يَطْرَأْ عَلَيْهِ إِجْمَاعٌ آخَرُ.

Traduction : « Le jumhūr tient qu'il n'est pas admissible qu'un ijmāʿ se conclue, après un ijmāʿ [antérieur], en contradiction avec lui — car cela impliquerait l'opposition de deux preuves décisives. Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī tient que ce n'est pas impossible — car rien n'interdit de faire de l'ijmāʿ sur un avis une preuve décisive tant qu'un autre ijmāʿ ne lui survient pas. »

Ce que le commentaire articule

  • Le verrou logique : cette masʾala mobilise le théorème de la carte 8 — l'opposition de deux qaṭʿī exigerait que l'un soit faux ; or l'erreur est « inadmissible à l'égard de l'ijmāʿ », contrairement au naṣṣ, où la contradiction se résout par naskh (l'un abrogeant, l'autre abrogé) — issue fermée entre deux ijmāʿs, le naskh ayant cessé avec la wafāt.
  • La sécurisation pratique : même al-Baṣrī conclut à la non-survenance — « nous sommes prémunis contre la survenance de ce possible » (aminnā min wuqūʿi hādhā al-jāʾiz). Le débat est généalogique, pas pratique.
  • Le pont vers les masāʾil suivantes : si l'ijmāʿ scelle, alors tout ce qui déferait un point scellé — troisième avis, tafṣīl, taʾwīl destructeur — tombe sous le coup du kharq ḥarām (carte 7). Le critère unique de la carte est posé.
2

L'accord après divergence — avant l'istiqrār

Le ralliement précoce est valide
Tant que le khilāf n'est pas stabilisé, le ralliement à l'un des deux avis est permis — exemple fondateur : Abū Bakr et les māniʿū al-zakāt ; contre al-Ṣayrafī.
Avant istiqrār Abū Bakr

La première situation

Les mujtahids d'une époque se partagent sur deux avis, puis — avant que la divergence ne se stabilise — se rallient à l'un des deux. Cet accord est-il un ijmāʿ valide qui interdit désormais l'autre avis ?

  • Le jumhūr — oui, contre al-Ṣayrafī. La preuve historique : les Ṣaḥāba ont divergé sur le combat des māniʿī al-zakāt (ʿUmar objectant : « comment combattre des gens qui disent lā ilāha illā Allāh ? »), puis se sont ralliés à l'avis d'Abū Bakr — et ce ralliement après divergence a fait ijmāʿ.
  • Extension : si ce ralliement est permis aux gens de la même époque, « il est permis [à plus forte raison] à la génération survenue après eux » (al-ḥādith baʿdahum) de conclure l'accord sur l'un des deux avis — le matn le dit expressément : « wa-law min al-ḥādith baʿdahum ».
3

L'accord après istiqrār — deux sous-questions

La même génération, puis la suivante
Même génération : al-Rāzī interdit, al-Āmidī permet, tafṣīl sur le mustanad. Génération suivante : le jumhūr l'exclut — et l'aṣaḥḥ retient le critère de la longue durée.
Après istiqrār Ṭūl al-zamān

Sous-question 1 — la même génération peut-elle se rallier ?

Le khilāf s'est stabilisé et a duré. Les mêmes mujtahids peuvent-ils ensuite s'accorder sur l'un des deux avis et interdire l'autre ? Si l'on exige l'inqirāḍ al-ʿaṣr (carte 3), oui sans difficulté. Sinon, trois madhāhib :

  • (1) Interdit absolument — choix de l'Imām [al-Rāzī] : en divergeant, ils ont « fait ijmāʿ » sur la légitimité des deux voies ; se rallier reviendrait à défaire cet acquis.
  • (2) Permis absolument — choix d'al-Āmidī : leur ijtihād reste vivant tant qu'ils vivent.
  • (3) Tafṣīl : permis si le fondement de leur divergence était qiyās et ijtihād, sans dalīl qāṭiʿ — l'opinion peut évoluer ; exclu sinon.

Sous-question 2 — la génération suivante peut-elle sceller l'un des deux avis ?

  • Le jumhūr — impossible : al-Ashʿarī, Aḥmad b. Ḥanbal, Imām al-Ḥaramayn, al-Ghazālī. Un groupe l'admet.
  • Le critère de Subkī (« in ṭāla al-zamān ») — choisi par Imām al-Ḥaramayn : si le khilāf s'est prolongé au point que, selon l'usage, tout argument capable de faire tomber l'un des deux avis aurait déjà émergé chez les débatteurs, alors l'accord tardif ne fait pas ijmāʿ ; si le ralliement est proche, la divergence antérieure ne fait pas obstacle.
  • Les justifications de l'impossibilité (al-Kiyā al-Harrāsī) : trois voies — l'ijmāʿ des tābiʿīn n'est pas ḥujja [pour certains] ; tout ijmāʿ procède d'ijtihād et le khilāf à deux avis manifeste l'assise des deux ; et la voie de l'Imām : « l'usage exclut que s'efface un madhhab longuement défendu » (lā yaqaʿu fī al-ʿurf darsu madhhabin ṭāla al-dhabbu ʿanh) — sauf si survient un khabar décisif d'un autre ordre que leurs conjectures.
4

Iḥdāth qawl thālith — inventer un troisième avis

Le critère du kharq et l'exemple du khamr
Trois madhāhib — et la vérité des mutaʾakhkhirūn : interdit seulement si le troisième avis défait ce sur quoi les deux camps s'accordaient.
Qawl thālith Kharq

Les trois madhāhib

  • (1) Interdit absolument — le jumhūr : la génération partagée en deux avis a, par là même, « fait ijmāʿ » qu'il n'y a pas de troisième — l'inventer, c'est comme inventer un second avis après leur unanimité.
  • (2) Permis : la divergence prouve que la question est ouverte.
  • (3) Le tafṣīl — « al-ḥaqq ʿinda al-mutaʾakhkhirīn » : si le troisième avis implique de défaire ce sur quoi ils s'accordaient (rafʿ mā ajmaʿū ʿalayh), il est transgresseur, donc ḥarām ; sinon, il est permis. Subkī signale par le « fāʾ » de tafrīʿ (fa-ʿulima) que même les permissifs ne l'autorisent que parce qu'ils le jugent non-transgresseur : le critère du kharq fait l'unanimité, seul son diagnostic divise.

L'exemple d'école — le khamr et le nabīdh

  • Al-Shāfiʿī : « ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est ḥarām » — jus de raisin (khamr) ou autre (nabīdh), indistinctement.
  • Abū Ḥanīfa : l'enivrant effectif de toute boisson est ḥarām ; pour le non-enivrant : si c'est du khamr, ḥarām aussi ; sinon, seule la quantité qui enivre est ḥarām.
  • Le troisième avis transgresseur : dire que seule la quantité enivrante est ḥarām, y compris pour le khamr — personne n'a jamais soutenu la licéité du peu de khamr : les deux camps s'accordaient sur son interdiction. Ce troisième avis déchire leur point commun — ḥarām.
5

Le tafṣīl et le dalīl nouveau

Séparer l'inséparable · enrichir sans défaire
Distinguer deux questions jugées d'un seul tenant : interdit si cela défait un point scellé (ʿamma et khāla) ; produire un dalīl, un taʾwīl ou une ʿilla nouvelle : permis au même critère.
Tafṣīl Iḥdāth dalīl

Le tafṣīl entre deux masāʾil jumelles

Les anciens ont traité deux questions en bloc : un camp dit « licite dans les deux », l'autre « interdit dans les deux ». Peut-on, après eux, trancher l'une dans un sens et l'autre dans l'autre ?

  • S'ils ont déclaré expressément : « pas de différence entre ces deux questions » — le tafṣīl est exclu « bi-l-ittifāq », car c'est un ijmāʿ explicite comme un autre (ainsi al-Hindī ; Zarkashī note toutefois qu'un khilāf y est attesté).
  • S'ils ne l'ont pas déclaré, mais que l'unité du fondement est connue (ittiḥād al-jāmiʿ) — exemple : l'héritage de la tante paternelle (ʿamma) et de la tante maternelle (khāla) [parmi les dhawū al-arḥām] — le tafṣīl défait un acquis (rafʿ mujmaʿ) : interdit.
  • Sinon : deux avis — et le retenu (al-mukhtār) est la permission : faute de point commun scellé, distinguer n'est pas transgresser.

Iḥdāth dalīl, taʾwīl ou ʿilla

  • La question : les mujmiʿūn ont argué d'un dalīl ou avalisé un taʾwīl ; les suivants peuvent-ils en produire de nouveaux ?
  • Le critère — toujours le kharq : si le nouveau dalīl implique l'invalidation du premier (ilghāʾ wa-ibṭāl), non — ce serait défaire ce qu'ils ont scellé ; sinon, les Akthar permettent : « une même chose peut avoir plusieurs preuves » (qad yakūnu ʿalā al-shayʾ adilla).
  • L'avis opposé : le taʾwīl et le dalīl inédits ne sont pas « le chemin des croyants » (laysa sabīlan li-l-muʾminīn) — donc irrecevables. Réponse implicite : le sabīl scellé est la norme, non l'inventaire de ses preuves.
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À retenir

5 principes essentiels
La dynamique ijmāʿ / khilāf — clôture de la Porte IV.
  • Pas d'ijmāʿ contre un ijmāʿ antérieur tranché : deux qāṭiʿ ne s'opposent pas (jumhūr) ; al-Baṣrī fait dériver la même garantie d'un second ijmāʿ
  • Avant istiqrār du khilāf : le ralliement à l'un des deux avis est valide (Abū Bakr et les māniʿū al-zakāt) — y compris pour la génération suivante
  • Après istiqrār : même génération — al-Rāzī interdit, al-Āmidī permet, tafṣīl sur le mustanad qāṭiʿ ; génération suivante — l'aṣaḥḥ : impossible si le temps a été long (un madhhab longuement défendu ne s'efface pas)
  • Iḥdāth qawl thālith : al-ḥaqq des mutaʾakhkhirīn — interdit seulement s'il défait le point commun des deux avis (le peu de khamr : ḥarām chez tous) ; idem pour le tafṣīl (ʿamma / khāla)
  • Dalīl, taʾwīl, ʿilla nouveaux : permis tant qu'ils n'invalident pas l'ancien — l'ijmāʿ scelle la norme, pas l'inventaire de ses preuves
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question d'application du critère du kharq — clôture de la Porte IV.

Question

« Sur les boissons enivrantes, al-Shāfiʿī interdit le peu et le beaucoup de tout enivrant ; Abū Ḥanīfa interdit tout le khamr mais, pour le nabīdh, seulement la quantité qui enivre. Un mujtahid postérieur propose : "seule la quantité enivrante est interdite — khamr compris". Appliquez le critère des mutaʾakhkhirūn : ce troisième avis est-il licite ? Identifiez précisément la "zone commune" des deux avis anciens que ce qawl thālith viendrait déchirer. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
IJMĀʿ vs IJMĀʿ
impossible
2 qāṭiʿ — vs al-Baṣrī
2
APRÈS KHILĀF
istiqrār ?
avant : oui (zakāt) · après : ṭūl al-zamān
3
QAWL THĀLITH
critère du kharq
khamr : le peu reste ḥarām
4
TAFṢĪL / DALĪL
enrichir, pas défaire
ʿamma-khāla · adilla multiples