بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijtihād N°5

حَقِيقَةُ التَّقْلِيدِ

Qu'est-ce que suivre sans dalīl · Le ʿāmmī doit-il faire taqlīd ? · Al-Shāfiʿī interdisant qu'on le suive aveuglément

Avec cette carte s'ouvre la Famille B du Kitāb al-Ijtihād : après le mujtahid, voici celui qui le suit. Subkī commence par définir : le taqlīd est « l'adoption de la parole d'autrui sans connaissance de son dalīl ». Al-Zarkashī, dans le Tashnīf al-Masāmiʿ, rapporte ici un détail de manuscrit savoureux : Subkī, dans la première copie écrite de sa main, a ensuite barré cette définition pour écrire « l'adoption du madhhab d'autrui » — réponse à une objection d'Imām al-Ḥaramayn. Puis vient le domaine : le ʿāmmī doit faire taqlīd (contre les Muʿtazilites de Bagdad), le savant non-mujtahid aussi, tandis que le mujtahid qui a formé son opinion ne le peut pas. Et au cœur de la masʾala, un paradoxe célèbre : al-Shāfiʿī lui-même, rapporte al-Muzanī, n'a cessé d'interdire qu'on le suive par taqlīd — interdiction que la tradition shāfiʿīte, par la voix d'al-Ṣaydalānī, réserve à ceux qui ont atteint le rang de l'ijtihād.

التَّقْلِيدُ : أَخْذُ قَوْلِ الْغَيْرِ مِنْ غَيْرِ مَعْرِفَةِ دَلِيلِهِ، وَيَلْزَمُ غَيْرَ الْمُجْتَهِدِ. أَمَّا ظَانُّ الْحُكْمِ بِاجْتِهَادِهِ فَيَحْرُمُ عَلَيْهِ التَّقْلِيدُ، وَكَذَا الْمُجْتَهِدُ عِنْدَ الْأَكْثَرِ.

« Le taqlīd : adopter la parole d'autrui sans connaître son dalīl. Il s'impose à celui qui n'est pas mujtahid. Quant à celui qui a formé, par son propre ijtihād, une opinion sur le statut, le taqlīd lui est interdit ; de même pour le mujtahid [qui n'a pas encore exercé son ijtihād sur la question], selon la majorité. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Ijtihād (ḥaqīqat al-taqlīd) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 383-385

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Pourquoi cette masʾala ouvre la Famille B

Les quatre premières cartes ont décrit le mujtahid : ses conditions, la question du taṣwīb, la rétractation de l'ijtihād. Mais la communauté n'est pas faite de mujtahids — elle est faite, dans son immense majorité, de gens qui suivent. Le taqlīd n'est donc pas un appendice : c'est le régime juridique ordinaire du croyant. Subkī le définit, en fixe les frontières (suivre le Prophète ﷺ est-il un taqlīd ? le qāḍī qui reçoit un témoignage fait-il taqlīd ?), puis répartit les hommes en trois états : le ʿāmmī, tenu au taqlīd ; le savant qui n'atteint pas l'ijtihād, tenu lui aussi ; le mujtahid, à qui il est interdit. Al-Zarkashī enrichit chaque ligne d'un appareil de sources — al-Muzanī, al-Ṣaydalānī, al-Bāqillānī, Ibn al-Ṣalāḥ, Ibn al-Qāṣṣ, al-Rāfiʿī — et signale les corrections autographes de Subkī sur son propre texte : rare fenêtre sur l'atelier du muṣannif.

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Vocabulaire essentiel

تَقْلِيد taqlīd
Adoption de la parole — ou du madhhab — d'autrui sans connaissance de son dalīl. Du collier (qilāda) que l'on se passe au cou : on porte l'avis d'un autre.
مَذْهَب madhhab
« Ce vers quoi l'on va » : la position qu'un mujtahid adopte par son ijtihād. Plus large que le « qawl » : il englobe paroles et actes — d'où la correction de Subkī.
عَامِّيّ ʿāmmī
Le commun des croyants, qui n'a pas l'outillage de l'ijtihād. Son régime : interroger les gens du savoir — ﴾ Demandez aux gens du Rappel si vous ne savez pas ﴿.
حُجَّة ḥujja
Preuve qui fonde par elle-même. La parole du Prophète ﷺ est ḥujja en soi : la suivre n'est donc pas, en toute rigueur, un taqlīd.
ظَانُّ الْحُكْمِ ẓānn al-ḥukm
Le mujtahid qui, ayant exercé son ijtihād, a formé une opinion probable sur le statut : il lui est interdit, à l'unanimité, de l'abandonner pour suivre autrui.
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La définition — et sa correction autographe

Du « qawl » au « madhhab »
Subkī écrit d'abord « adopter la parole d'autrui », puis barre de sa main et écrit « adopter le madhhab » — réponse à Imām al-Ḥaramayn.
Définition Manuscrit

Anatomie de la définition

« Akhdh » (adopter) est le genre : il couvre le fait de recevoir l'avis d'autrui par adhésion intérieure, qu'on le mette en pratique ou non — Zarkashī note que bien des muqallids croient sans agir, par fisq ou autre. « Min ghayr maʿrifat dalīlih » (sans connaître son dalīl) est la différence spécifique : celui qui adopte un avis en connaissant vraiment son fondement est un mujtahid sur cette question ; celui qui n'en a qu'une intuition approximative reste au rang du taqlīd.

  • Première rédaction (de la main de Subkī) : « le taqlīd est l'adoption de la parole (qawl) d'autrui sans connaissance de son dalīl »
  • Objection d'Imām al-Ḥaramayn : le madhhab d'un mujtahid n'est pas nécessairement un « qawl » formulé — il faudrait un terme qui couvre paroles et prises de position
  • Correction autographe : Zarkashī témoigne que Subkī a barré de sa propre main la première définition et écrit : « le taqlīd est l'adoption du madhhab d'autrui sans connaissance de son dalīl »
  • Défense de Zarkashī : l'objection n'était pas dirimante — « qawl » se dit couramment de l'opinion et de la croyance (al-raʾy wa-l-iʿtiqād), au point d'en être devenu quasiment une acception consacrée par l'usage ; qawl et madhhab reviennent alors au même
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Les frontières — qu'est-ce qui n'est pas un taqlīd ?

Prophète ﷺ, bayyina, khabar al-wāḥid
Suivre celui dont la parole est ḥujja n'est pas un taqlīd au sens strict ; le qāḍī recevant un témoignage, cas discuté entre Ibn al-Qāṣṣ et al-Rāfiʿī.
Frontières Ibn al-Ṣalāḥ

Quatre cas-limites

  • Suivre le Prophète ﷺ : sa parole est ḥujja en elle-même et l'erreur est impossible à son égard ; le suivre n'est donc pas un taqlīd au sens technique — ou, si on le nomme ainsi, c'est le taqlīd le plus authentique et le plus fort qui soit. C'est précisément pour inclure ce cas dans l'adoption légitime que Subkī a évité « bi-ghayr ḥujja » : la parole prophétique est la ḥujja.
  • Le mujtahid qui rejoint un autre mujtahid : sur une question où il n'a pas exercé son ijtihād, son recours à un pair est en réalité un taqlīd — il n'a, sur cette masʾala, aucun ijtihād propre.
  • Le qāḍī recevant la bayyina (témoignage) : cas discuté. Ibn al-Qāṣṣ, dans al-Talkhīṣ, affirme que recevoir le khabar al-wāḥid et la bayyina est un taqlīd — suivi par les commentateurs du Talkhīṣ, dont al-Qaffāl ; al-Rāfiʿī, au chapitre de l'orientation vers la qibla, tranche l'inverse : « ce n'est en rien du taqlīd », car la bayyina est un seuil légal (niṣāb sharʿī) et une ḥujja instituée ; Ibn al-Samʿānī rapporte les deux wajhs.
  • L'istiftāʾ du ʿāmmī : qu'on le nomme taqlīd est l'usage répandu — et la logique du texte de Subkī l'assume.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Al-Shāfiʿī interdisant son propre taqlīd, la lecture d'al-Ṣaydalānī, et la thèse d'al-Bāqillānī : « il n'y a pas de taqlīd dans la sharīʿa ».
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — al-Shāfiʿī contre son propre taqlīd

وَلَمْ يَزَلِ الشَّافِعِيُّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فِي جَمِيعِ كُتُبِهِ يَنْهَى عَنْ تَقْلِيدِهِ وَتَقْلِيدِ غَيْرِهِ، هَكَذَا رَوَاهُ الْمُزَنِيُّ عَنْهُ. وَقَالَ الصَّيْدَلَانِيُّ : إِنَّمَا نَهَى الشَّافِعِيُّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ عَنِ التَّقْلِيدِ مَنْ يَبْلُغُ رُتْبَةَ الِاجْتِهَادِ، فَأَمَّا مَنْ قَصَرَ عَنْ هَذِهِ الرُّتْبَةِ فَلَيْسَ لَهُ إِلَّا التَّقْلِيدُ.

Traduction : « Al-Shāfiʿī — qu'Allah l'agrée — n'a cessé, dans tous ses livres, d'interdire qu'on le suive par taqlīd, lui ou un autre : c'est ainsi qu'al-Muzanī l'a rapporté de lui. Et al-Ṣaydalānī a dit : al-Shāfiʿī n'a interdit le taqlīd qu'à celui qui atteint le rang de l'ijtihād ; quant à celui qui reste en deçà de ce rang, il n'a d'autre voie que le taqlīd. »

Le contexte : répondre à Ibn Ḥazm

  • La provocation d'Ibn Ḥazm : il a presque revendiqué l'ijmāʿ sur l'interdiction du taqlīd, citant à l'appui les paroles de Mālik et d'al-Shāfiʿī — dont l'interdiction rapportée par al-Muzanī. Si les imāms eux-mêmes interdisent qu'on les suive, comment le taqlīd serait-il obligatoire ?
  • La réponse d'al-Ṣaydalānī : l'interdiction vise les candidats à l'ijtihād — ceux qui ont les moyens de remonter aux dalīls et qui s'en dispenseraient par paresse. Le ʿāmmī, lui, n'a pas d'autre issue que le taqlīd.
  • La réponse d'al-Bāqillānī (al-Qāḍī Abū Bakr) : plus radicale — « il n'y a pas de taqlīd dans la sharīʿa » au sens strict. Car le vrai taqlīd est l'acceptation d'une parole sans ḥujja ni dalīl ; or la parole du Messager ﷺ est acceptée pour le miracle qui prouve sa véridicité, et les akhbār āḥād, les paroles des muftīs et des juges sont acceptés par ijmāʿ, en vertu d'un dalīl sharʿī qui en impose la mise en œuvre. Les fatwās probables sont, pour le ʿāmmī, ce que sont les akhbār āḥād et les qiyās pour le mujtahid : des voies que la Loi elle-même a validées.
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Le ʿāmmī et le savant non-mujtahid : taqlīd obligatoire

« Yalzamu ghayr al-mujtahid »
Le non-mujtahid — qu'il soit du commun ou savant — doit suivre. Contre lui : les Muʿtazilites de Bagdad et le détail d'al-Jubbāʾī.
Domaine ʿĀmmī

Deux figures couvertes par « ghayr al-mujtahid »

  • (a) Le ʿāmmī au sens usuel : le taqlīd lui est obligatoire. Contre cela, les Muʿtazilites de Bagdad : il devrait, selon eux, accéder lui-même à la voie du statut, le savant ne servant qu'à l'éveiller aux principes. Al-Jubbāʾī nuance : taqlīd permis dans les questions d'ijtihād, non dans les fondements tels que les cinq grandes ʿibādāt.
  • (b) Le savant qui s'élève au-dessus du commun sans atteindre l'ijtihād : l'avis choisi (al-mukhtār) est qu'il est comme le ʿāmmī — tenu de suivre le mujtahid dans les furūʿ, même s'il est savant en d'autres domaines que celui où il suit. Variantes : (1) il ne doit suivre qu'à condition de vérifier, par un indice, la validité de l'ijtihād de celui qu'il suit ; (2) certains interdisent purement au savant le taqlīd : ayant l'aptitude à connaître, il devrait connaître le statut par son dalīl. Le désaccord est ici plus vif que pour le ʿāmmī pur — puisque cet homme maîtrise déjà une part des ẓunūn.
  • Le dalīl de l'obligation : ﴾ فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لَا تَعْلَمُونَ ﴿ — « Demandez aux gens du Rappel si vous ne savez pas » : Ibn al-Ḥājib en fait l'appui de l'avis choisi. S'ajoute l'ijmāʿ pratique : de tout temps, les communs ont interrogé les savants sans qu'on leur réclame de refaire la démonstration.
  • Réserve de l'Ustādh (Abū Isḥāq al-Isfarāyīnī) : pas de taqlīd dans les qawāṭiʿ — les certitudes qui sont les fondements de la sharīʿa. Cette réserve annonce la dernière masʾala de la Porte : le taqlīd en uṣūl al-dīn (carte 7, transition vers la khātima).
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Le mujtahid peut-il faire taqlīd ?

Un interdit, puis six avis
S'il a formé son opinion : interdit à l'unanimité. S'il n'a pas encore exercé son ijtihād : six positions, du refus du jumhūr aux exceptions de Ibn Surayj.
Mujtahid 6 avis

La règle ferme, puis l'éventail

Point d'accord : le mujtahid qui a exercé son ijtihād sur la question et en qui s'est dessinée la face du vrai (ẓānn al-ḥukm) ne peut suivre autrui — il est tenu d'agir selon son propre ẓann, par accord unanime. Tout le débat porte sur le mujtahid qui n'a pas encore traité la question :

  • 1. Interdiction absolue — l'avis du jumhūr : qui peut remonter au dalīl le doit.
  • 2. Permission absolue — position attribuée à Sufyān al-Thawrī, Aḥmad et Isḥāq [b. Rāhawayh].
  • 3. Permis au qāḍī seulement — pressé par les litiges, il peut s'appuyer sur un pair.
  • 4. Permis envers plus savant que soi (al-aʿlam) — non envers l'égal ni l'inférieur : position de Muḥammad b. al-Ḥasan [al-Shaybānī].
  • 5. Permis quand le temps presse — si l'ijtihād ferait manquer le moment de l'acte (la prière qui sort de son temps) : avis d'Ibn Surayj.
  • 6. Permis dans ce qui le concerne lui-même — non dans ce qu'il donnerait en fatwā à autrui.
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Quand la question revient — faut-il redemander ?

Takarrur al-wāqiʿa
Le mujtahid doit refaire son ijtihād s'il a oublié son dalīl ; le ʿāmmī, selon l'avis le plus correct, doit réinterroger — car la fatwā peut avoir changé.
Renouvellement Istiftāʾ

La symétrie mujtahid / ʿāmmī

  • Pour le mujtahid : si la même situation se représente et qu'un élément nouveau appelle un réexamen, alors qu'il ne se souvient plus du dalīl initial : nouvel ijtihād obligatoire, catégoriquement — car rien ne garantit la permanence du ẓann. Sans élément nouveau : s'il a oublié le dalīl, il refait l'examen (s'il aboutit au même résultat, rien ne change ; s'il aboutit à l'inverse, le nouveau résultat s'impose) ; s'il se souvient du dalīl, aucun renouvellement n'est dû.
  • Pour le ʿāmmī : la situation sur laquelle il avait obtenu une fatwā se représente — doit-il redemander ? Deux wajhs chez les Shāfiʿītes ; l'aṣaḥḥ : oui, car l'ijtihād du muftī peut avoir changé — al-Qāḍī Abū al-Ṭayyib le tient pour tranché.
  • Limites posées par al-Rāfiʿī : les deux wajhs valent quand la réponse reposait sur le raʾy et le qiyās (ou qu'on l'ignore) et que le muftī suivi est vivant. Si l'on sait que la réponse s'adossait à un naṣṣ ou à un ijmāʿ : nul besoin de redemander, catégoriquement. De même si le muftī suivi est mort (pour qui admet le taqlīd du mort — carte 6) : son avis ne changera plus. Zarkashī relève que la formulation de Subkī, qui semble étendre le khilāf au cas du mort, prête le flanc à la critique sur ce point.
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À retenir

5 principes essentiels
Le socle de la Famille B — à fixer avant le tamadhhub et l'iftāʾ.
  • Le taqlīd : adopter le madhhab d'autrui sans connaître son dalīl — Subkī a corrigé de sa main « qawl » en « madhhab » après l'objection d'Imām al-Ḥaramayn
  • Suivre le Prophète ﷺ n'est pas un taqlīd au sens strict : sa parole est ḥujja en elle-même — d'où le choix de « dalīlih » plutôt que « bi-ghayr ḥujja »
  • Le taqlīd est obligatoire pour le non-mujtahid — ʿāmmī ou savant n'atteignant pas l'ijtihād — en vertu de ﴾ Demandez aux gens du Rappel ﴿
  • Le mujtahid qui a formé son ẓann ne peut suivre autrui (unanimité) ; avant d'avoir exercé son ijtihād : six avis, le jumhūr interdisant
  • L'interdiction par al-Shāfiʿī de son propre taqlīd (rapport d'al-Muzanī) vise, selon al-Ṣaydalānī, ceux qui atteignent le rang de l'ijtihād — non le ʿāmmī, qui n'a d'autre voie que le taqlīd
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise de la masʾala.

Question

« Ibn Ḥazm invoque l'interdiction du taqlīd formulée par al-Shāfiʿī lui-même (rapport d'al-Muzanī) pour prétendre à un ijmāʿ contre le taqlīd. Comment la tradition shāfiʿīte désamorce-t-elle cet argument — et en quoi la réponse d'al-Bāqillānī (« il n'y a pas de taqlīd dans la sharīʿa ») diffère-t-elle de celle d'al-Ṣaydalānī ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
DÉFINITION
akhdh al-madhhab
sans connaître son dalīl
2
ʿĀMMĪ
taqlīd obligatoire
﴾ fas'alū ahl al-dhikr ﴿
3
MUJTAHID
ẓānn al-ḥukm
taqlīd interdit (ittifāq)
4
SHĀFIʿĪ
« ne me suivez pas »
visait les futurs mujtahids