بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°15

الِاشْتِرَاكُ وَالتَّرَادُفُ وَالتَّأْكِيدُ

Un sens sous plusieurs mots, plusieurs sens sous un mot · Les cinquante noms du sabre · Le tābiʿ « ḥasan basan » et la force du renforcement

Dernière carte de la Famille C : les deux symétriques de la quadripartition, et leurs annexes. Le tarāduf (synonymie) existe-t-il ? Subkī l'affirme — « la langue des Arabes en déborde » — contre Thaʿlab et Ibn Fāris, pour qui tout prétendu synonyme cache une nuance : l'anecdote fameuse oppose Ibn Khālawayh, qui « connaît cinquante noms du sabre », à Abū ʿAlī al-Fārisī : « je n'en connais qu'un seul… le reste, ce sont des épithètes ». S'y rattachent le tābiʿ (« ḥasan basan ») — dont le vrai apport est la taqwiya —, et la substitution d'un synonyme à l'autre, licite sauf taʿabbud bi-lafẓih (le takbīr de la prière). Vient ensuite le mushtarak : possible et advenu — « al-ʿayn », ﴾ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ﴾ — contre Thaʿlab, al-Abharī et al-Balkhī, avec sept positions recensées ; peut-on l'employer dans ses deux sens à la fois ? Majāz selon Subkī et Ibn al-Ḥājib, ḥaqīqa selon al-Shāfiʿī et le Qāḍī — débat dont dépend le pluriel « ʿuyūn » et la portée de ﴾إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ﴾. Al-Zarkashī arbitre, vérifie les attributions — et corrige au passage le matn lui-même.

التَّرَادُفُ وَاقِعٌ، خِلَافًا لِثَعْلَبٍ وَابْنِ فَارِسٍ مُطْلَقًا، وَالْإِمَامِ فِي الْأَسْمَاءِ الشَّرْعِيَّةِ. وَالْحَقُّ إِفَادَةُ التَّابِعِ التَّقْوِيَةَ، وَوُقُوعُ كُلٍّ مِنَ الْمُتَرَادِفَيْنِ مَكَانَ الْآخَرِ إِنْ لَمْ يَكُنْ تَعَبُّدٌ بِلَفْظِهِ. وَالْمُشْتَرَكُ وَاقِعٌ، خِلَافًا لِثَعْلَبٍ وَالْأَبْهَرِيِّ وَالْبَلْخِيِّ، وَيَصِحُّ إِطْلَاقُهُ عَلَى مَعْنَيَيْهِ مَعًا مَجَازًا، وَعَنِ الشَّافِعِيِّ وَالْقَاضِي وَالْمُعْتَزِلَةِ حَقِيقَةً.

« La synonymie a lieu — contrairement à Thaʿlab et Ibn Fāris absolument, et à l'Imām [al-Rāzī] pour les noms légaux. Le vrai est que le suivant (tābiʿ) apporte le renforcement, et que chacun des deux synonymes peut prendre la place de l'autre, s'il n'y a pas servitude rituelle attachée au mot. L'homonyme a lieu — contrairement à Thaʿlab, al-Abharī et al-Balkhī — et il est valide de l'appliquer à ses deux sens à la fois, par majāz ; d'al-Shāfiʿī, du Qāḍī et des Muʿtazilites [est rapporté] : en vérité propre. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (al-ishtirāk wa-l-tarāduf) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 96-101

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Deux « anomalies » qui font le droit

La norme de la langue, c'est le mutabāyin : à chaque sens son mot. Le tarāduf (luxe) et l'ishtirāk (risque) sont les deux écarts — et chacun engage le fiqh. Le tarāduf pose la question de la substitution : si « asad » et « layth » sont équivalents, puis-je dire « Allāhu al-aʿẓam » au lieu de « Allāhu akbar » en ouvrant la prière ? Réponse du matn : oui en principe, sauf taʿabbud bi-lafẓih — là où le Législateur nous a asservis au mot même. L'ishtirāk pose la question inverse, celle de l'ambiguïté : ﴾ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ﴾ — purifications ou menstrues ? Les négateurs du mushtarak (le wāḍiʿ est un sage : pourquoi créer l'équivoque ?) se heurtent au fait ; ses partisans répondent que l'ambiguïté a ses utilités : la globalité voulue (ijmāl maqṣūd), quand le locuteur souhaite ne pas trancher. Quant au taʾkīd et au tābiʿ, ils répondent à l'objection du superflu : répéter n'est pas ne rien dire — c'est renforcer, et écarter la suspicion de majāz : « qāma al-qawmu kulluhum » ferme la porte que « qāma al-qawmu » laissait ouverte.

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Vocabulaire essentiel

تَرَادُفٌ tarāduf
Synonymie : deux mots (ou plus) posés pour un seul sens — insān / bashar. Du « ridf », le cavalier monté en croupe.
اشْتِرَاكٌ ishtirāk
Homonymie : un mot posé pour deux sens ou plus, à titre de vérité dans chacun — « ʿayn » : œil, source, dinar.
تَابِعٌ tābiʿ
Le « suivant » : mot qui n'est employé qu'appuyé à un autre — « ḥasan basan », « jāmiʿ māniʿ » ; seul, il ne signifie rien.
تَقْوِيَةٌ / تَأْكِيدٌ taqwiya / taʾkīd
Renforcement / corroboration : le taʾkīd ajoute à la force l'élimination du majāz possible (« kulluhum » écarte la lecture partielle).
تَعَبُّدٌ بِلَفْظِهِ taʿabbud bi-lafẓih
Servitude rituelle au mot même : le takbīr d'entrée en prière ne se remplace pas par un synonyme.
مُتَكَافِئَةٌ mutakāfiʾa
Les « équivalents » : catégorie intermédiaire proposée pour les noms divins — unis par le porteur, distincts par les notions.
1

Le tarāduf existe-t-il ? — trois positions

Subkī contre Thaʿlab, Ibn Fāris et al-Rāzī
« La langue des Arabes en déborde » ; les négateurs y voient des épithètes déguisées ; al-Rāzī ne le nie que pour les noms légaux.
Masʾala Tarāduf

Les positions

  • (a) Affirmation — le matn : le tarāduf est advenu, « wa-lughatu al-ʿarabi ṭāfiḥatun bih » — la langue arabe en déborde.
  • (b) Négation absolue — Thaʻlab, suivi par Ibn Fāris (Fiqh al-ʿarabiyya) : poser deux mots pour un sens unique serait gaspillage du wāḍiʿ ; ce qu'on prend pour des synonymes sont des termes différenciés — chacun porte une nuance propre. Argument d'appoint : « al-ḥadd wa-l-maḥdūd » ne sont pas synonymes, ni « ḥasan » et « basan ».
  • (c) Négation pour les noms légaux — al-Rāzī (Maḥṣūl) : dans la sharīʿa, le tarāduf « s'établit contre le principe » : le farḍ et le wājib, la sunna et le taṭawwuʿ seraient distincts. Zarkashī épingle l'incohérence : ailleurs, al-Rāzī tient lui-même farḍ et wājib pour synonymes.
  • L'harmonisation d'al-Aṣfahānī : porter la négation sur une seule langue ; entre deux langues (arabe/persan), « nul homme sensé ne nie » le tarāduf.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Les cinquante noms du sabre : Ibn Khālawayh et Abū ʿAlī al-Fārisī au majlis de Sayf al-Dawla.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — l'anecdote du sabre

حَكَى الْقَاضِي ابْنُ الْعَرَبِيِّ بِسَنَدِهِ عَنْ أَبِي عَلِيٍّ الْفَارِسِيِّ قَالَ: كُنْتُ بِمَجْلِسِ سَيْفِ الدَّوْلَةِ بِحَلَبَ، وَبِالْحَضْرَةِ جَمَاعَةٌ مِنْ أَهْلِ اللُّغَةِ وَمِنْهُمُ ابْنُ خَالَوَيْهِ، فَقَالَ ابْنُ خَالَوَيْهِ: أَحْفَظُ لِلسَّيْفِ خَمْسِينَ اسْمًا، فَتَبَسَّمَ أَبُو عَلِيٍّ وَقَالَ: مَا أَحْفَظُ لَهُ إِلَّا اسْمًا وَاحِدًا، وَهُوَ السَّيْفُ. فَقَالَ ابْنُ خَالَوَيْهِ: فَأَيْنَ الْمُهَنَّدُ؟ وَأَيْنَ الصَّارِمُ؟ وَأَيْنَ الرَّسُوبُ؟ وَأَيْنَ الْمِخْذَمُ؟ وَجَعَلَ يُعَدِّدُ، فَقَالَ أَبُو عَلِيٍّ: هَذِهِ صِفَاتٌ.

Traduction : « Le Qāḍī Ibn al-ʿArabī rapporte, avec sa chaîne, d'Abū ʿAlī al-Fārisī : “J'étais au majlis de Sayf al-Dawla à Alep, en présence d'un groupe de gens de la langue, dont Ibn Khālawayh. Celui-ci dit : Je connais au sabre cinquante noms. Abū ʿAlī sourit : Je ne lui en connais qu'un seul — le sabre. — Et où mets-tu al-muhannad ? et al-ṣārim ? et al-rasūb ? et al-mikhdham ? — et il se mit à énumérer. Abū ʿAlī répondit : Ce sont là des épithètes (ṣifāt).” »

La leçon que Zarkashī en tire

Le « ḥāṣil » du commentaire : qui tient ces noms pour synonymes regarde l'unité de leur dalāla sur l'essence ; qui le nie regarde la nuance propre de chacun (le ṣārim par son tranchant, le muhannad par l'Inde de sa lame). Les prétendus synonymes « ressemblent aux mutarādifa par les essences, aux mutabāyina par les attributs ». Le débat est donc largement une affaire de point de vue — ce qui explique qu'al-Fārisī, négateur ici, soit cité ailleurs comme témoin du tarāduf : « le shaykh ne distinguait pas le nom de l'épithète ». Méthode du Tashnīf : dissoudre les khilāf verbaux avant de compter les voix.

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Le tābiʿ et le taʾkīd — la force du renforcement

« Ḥasan basan » et « kulluhum »
Le suivant n'est rien seul, mais joint il renforce ; et le taʾkīd ajoute à la taqwiya l'élimination du majāz possible.
Masʾala Taʾkīd

a) Le tābiʿ apporte la taqwiya

  • Le phénomène : des mots qui ne s'emploient que « suivants » — ḥasan basan, jāmiʿ māniʿ ; Ibn Khālawayh y consacra un livre (al-Itbāʿ wa-l-ilmāʿ).
  • Sont-ils synonymes ? Non, tranche le matn : le tābiʿ ne signifie que par la suite du précédent ; détaché, il n'indique rien — alors que chaque synonyme vit seul.
  • Apporte-t-il quelque chose ? Le Minhāj d'al-Bayḍāwī disait : rien. Subkī corrige : « al-ḥaqq ifādatu al-tābiʿ al-taqwiya » — les Arabes ne posent rien en vain (sudan) : le suivant renforce l'énoncé.

b) Taqwiya et taʾkīd ne se confondent pas

Distinction soulignée par Zarkashī : certains croient le tābiʿ un taʾkīd — erreur. Le taʾkīd apporte, avec la taqwiya, la levée de l'hypothèse du majāz : « qāma al-qawmu » laisse possible que « le peuple » soit dit par figure de la plupart ; « kulluhum » ferme cette issue. Le tābiʿ renforce sans rien fermer. Trois degrés donc : l'énoncé nu, l'énoncé suivi (taqwiya), l'énoncé corroboré (taqwiya + nafy iḥtimāl al-majāz).

c) La substitution des synonymes

  • Règle : chaque synonyme peut prendre la place de l'autre — « ce blé est jayyid » vaut « cette ḥinṭa est jayyida » — car la validité de composition suit les sens.
  • Exception : le taʿabbud bi-lafẓih — le takbīr d'entrée en prière ne se remplace pas ; et le débat connexe : le nikāḥ se conclut-il en persan ? Al-Rāzī objectait que la validité du tarkīb peut être un accident des mots ; al-Bayḍāwī et al-Ṣafī al-Hindī restreignent la licéité aux synonymes d'une même langue — Subkī, avec Ibn al-Ḥājib et al-Aṣfahānī, l'admet absolument.
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Le mushtarak — possible, advenu, jamais obligatoire

Sept positions recensées
De la négation de Thaʿlab à l'« obligatoire » de certains, en passant par al-Rāzī : impossible pour les seuls contradictoires.
Masʾala Ishtirāk

Les sept doctrines du matn

  • (1) L'aṣaḥḥ : possible et advenu, non obligatoire — « al-ʿayn », « al-qurʾ ».
  • (2) Possible, non advenu : Thaʿlab et ses suiveurs.
  • (3) Non advenu dans le Qurʾān : attribué à Ibn Dāwūd al-Ẓāhirī.
  • (4) Advenu sauf dans le Qurʾān et le ḥadīth.
  • (5) Obligatoire : les sens étant infinis et les mots finis, le partage est inévitable.
  • (6) Impossible (muḥāl) : lecture forte de Thaʿlab — l'institution vise l'ifhām ; l'équivoque la contredit.
  • (7) Impossible pour les seuls contradictoires (naqīḍayn) — al-Rāzī : un mot posé pour l'être et le néant ne servirait à rien, l'esprit oscillant sans fin. Réplique admise : même là, une utilité demeure — éveiller l'attention à l'alternative, l'ijmāl pouvant être voulu.
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Employer le mushtarak dans ses deux sens à la fois

Majāz selon Subkī, ḥaqīqa selon al-Shāfiʿī
﴾إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ﴾ — un mot, deux significations simultanées : licite ? et à quel titre ?
Khilāf ʿUmūm al-mushtarak

Les positions et leurs raisons

  • Interdiction — Ibn al-Ṣabbāgh (al-ʿUdda), et le Maḥṣūl : le wāḍiʿ a posé le mot pour les sens alternativement (ʿalā al-badal), non cumulativement : viser les deux annulerait l'un par l'autre.
  • Licéité — la majorité : « la ʿayn est créée », visant l'organe et l'or ; condition : nulle incompatibilité externe (pas d'ordre + menace sous un même « ifʿal »). Exemple-roi : ﴾إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ﴾ — la ṣalāt de Dieu (miséricorde) et celle des anges (demande de pardon) sous un même verbe, l'attribution se distribuant (tawzīʿ).
  • À quel titre ? Majāz — Ibn al-Ḥājib et Subkī, suivant l'inclination d'Imām al-Ḥaramayn : employer le mot dans les deux, c'est le sortir de son waḍʿ alternatif. Ḥaqīqa — rapporté d'al-Shāfiʿī et du Qāḍī par al-Āmidī (« avec réserve », note Zarkashī).
  • Nu de tout indice, le porte-t-on sur les deux ? Non pour la plupart (mujmal) ; oui « par précaution » selon ce qu'on rapporte du Qāḍī — mais Zarkashī, recourant au Taqrīb du Qāḍī lui-même, rétablit : sa vraie position est le waqf — « on ne le porte ni sur les deux ni sur l'un sans preuve ». Correction d'attribution exemplaire.
  • Abū al-Ḥusayn et al-Ghazālī : viser les deux est concevable en intention, mais la langue ne l'a pas institué ; et certains distinguent négation (licite : « lā ʿayna ʿindī ») et affirmation.
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L'utilité du mushtarak — pourquoi le wāḍiʿ sage a-t-il semé l'équivoque ?

Réponse à l'objection des négateurs
L'ijmāl peut être voulu : globalité, ménagement, éveil — l'ambiguïté est un instrument, non un défaut.
Ḥikma Ijmāl maqṣūd

L'argument et sa réponse

Objection des négateurs (relayée par le Taḥṣīl) : entre deux sens sans indice, le mot n'apprend rien — le poser serait ʿabath, vanité, indigne d'un wāḍiʿ sage. Réponse consignée par Zarkashī : une utilité demeure — l'évocation globale (al-fāʾida al-ijmāliyya maqṣūda) : faire surgir à l'esprit l'alternative elle-même, quand le locuteur veut précisément ne pas détailler — ménager un interlocuteur, voiler une information, réserver le taqyīd à plus tard. L'ambiguïté du ﴾قُرُوءٍ﴾ a nourri tout un chapitre du fiqh du divorce : la langue offre l'instrument, le mujtahid cherche la qarīna.

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À retenir

6 principes essentiels
Clôture de la Famille C — à fixer avant les ḥurūf.
  • Le tarāduf existe (contre Thaʿlab et Ibn Fāris) — les négateurs voient dans les « synonymes » des épithètes : les cinquante noms du sabre sont des ṣifāt selon al-Fārisī
  • Le tābiʿ (ḥasan basan) apporte la taqwiya ; le taʾkīd y ajoute la levée de l'hypothèse du majāz (kulluhum)
  • Substitution des synonymes licite sauf taʿabbud bi-lafẓih (takbīr) — al-Bayḍāwī et al-Hindī la limitent à une même langue
  • Le mushtarak existe (contre Thaʿlab, al-Abharī, al-Balkhī) — sept positions, dont l'impossibilité pour les seuls naqīḍayn (al-Rāzī)
  • L'employer dans ses deux sens à la fois : licite par majāz (Subkī, Ibn al-Ḥājib) — ḥaqīqa selon al-Shāfiʿī et le Qāḍī ; nu d'indice : mujmal, le Qāḍī tenant en réalité le waqf
  • L'équivoque a son utilité voulue (ijmāl maqṣūd) — et le mushtarak n'est pas un ʿāmm : plusieurs sens exclusifs, non un sens englobant
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour clore la Famille C.

Question

« Dans ﴾إِنَّ اللَّهَ وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ﴾, le verbe “yuṣallūna” couvre la ṣalāt de Dieu (miséricorde) et celle des anges (demande de pardon). Expliquez pourquoi cet exemple sert les partisans de l'emploi du mushtarak dans ses deux sens — puis pourquoi Subkī, qui l'admet, le qualifie néanmoins de majāz et non de ḥaqīqa. Que devient l'énoncé si aucun indice ne désigne les sens visés ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
TARĀDUF
wāqiʿ
50 noms du sabre = ṣifāt ?
2
TĀBIʿ
ḥasan basan
taqwiya ≠ taʾkīd
3
MUSHTARAK
wāqiʿ
7 positions · qurʾ, ʿayn
4
2 SENS À LA FOIS
licite
majāz (Subkī) · ḥaqīqa (Shāfiʿī)