بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°14

الْمَجَازُ وَعَلَاقَاتُهُ

Le mot employé par institution seconde · Y a-t-il du majāz dans la langue et dans le Qurʾān ? · La grammaire des relations métaphoriques

Le majāz — du tajāwuz, le « franchissement » — est « le mot employé par une institution seconde, en raison d'une relation (ʿalāqa) » avec le sens premier. Définition d'une grande finesse : elle évite de dire que le majāz « n'est pas institué » (ce qui trancherait un débat ouvert) et loge dans la ʿalāqa toute la rationalité du transfert. Subkī enchaîne les masāʾil : le majāz existe — contre l'Ustādh Abū Isḥāq, contre Abū ʿAlī al-Fārisī, contre les Ẓāhirites qui le nient dans le Qurʾān et la Sunna ; on n'y recourt que pour une raison (lourdeur, indécence, ignorance, éloquence, notoriété…) ; il ne domine pas les langues — contre Ibn Jinnī ; et il n'est d'aucun secours quand la ḥaqīqa est impossible — contre Abū Ḥanīfa et son célèbre « hādhā ibnī » dit de l'esclave plus âgé que soi. Le cœur de la carte : la liste des ʿalāqāt (pp. 107-110 du Tashnīf) — cause et effet, partie et tout, voisinage, contrariété, ce qui fut et ce qui sera, le mutaʿalliq nommé du nom de son mutaʿallaq — puis le majāz d'attribution (fī al-isnād).

الْمَجَازُ: اللَّفْظُ الْمُسْتَعْمَلُ بِوَضْعٍ ثَانٍ لِعَلَاقَةٍ، فَعُلِمَ وُجُوبُ سَبْقِ الْوَضْعِ — وَهُوَ اتِّفَاقٌ — لَا الِاسْتِعْمَالِ وَهُوَ الْمُخْتَارُ. وَهُوَ وَاقِعٌ، خِلَافًا لِلْأُسْتَاذِ وَالْفَارِسِيِّ مُطْلَقًا، وَالظَّاهِرِيَّةِ فِي الْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ. وَإِنَّمَا يُعْدَلُ إِلَيْهِ لِثِقَلِ الْحَقِيقَةِ، أَوْ بَشَاعَتِهَا، أَوْ جَهْلِهَا، أَوْ بَلَاغَتِهِ، أَوْ شُهْرَتِهِ، أَوْ غَيْرِ ذَلِكَ. وَلَيْسَ غَالِبًا عَلَى اللُّغَاتِ خِلَافًا لِابْنِ جِنِّي، وَلَا مُعْتَمَدَ حَيْثُ تَسْتَحِيلُ الْحَقِيقَةُ خِلَافًا لِأَبِي حَنِيفَةَ. وَقَدْ يَكُونُ فِي الْإِسْنَادِ خِلَافًا لِقَوْمٍ.

« Le majāz : le mot employé par une institution seconde, en raison d'une relation. On en déduit la nécessité de l'antériorité de l'institution — point unanime —, non de l'emploi [du sens propre], selon l'avis choisi. Il a lieu, contrairement à l'Ustādh et à al-Fārisī absolument, et aux Ẓāhirites pour le Livre et la Sunna. On ne s'y porte que pour la lourdeur de la ḥaqīqa, son indécence, son ignorance, ou pour l'éloquence du majāz, sa notoriété, ou autre raison. Il ne domine pas les langues, contrairement à Ibn Jinnī ; et il n'est d'aucun appui là où la ḥaqīqa est impossible, contrairement à Abū Ḥanīfa. Et il peut se trouver dans l'attribution, contrairement à certains. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (al-majāz wa-ʿalāqātuh) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 105-112

📜

Le mot le plus disputé des uṣūl

Nier le majāz, c'est devoir lire ﴾وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾ — « interroge la cité » — au pied de la lettre. Le Qāḍī [selon Ibn al-Ḥājib] tentait l'issue : « qarya » serait un mushtarak entre les murs et les habitants. Réfutation : si c'était un mushtarak, l'application aux habitants n'exigerait pas d'indice ; or elle en exige un — preuve du transfert. À l'autre extrême, Ibn Jinnī (al-Khaṣāʾiṣ) prétendait que le majāz domine toutes les langues : « ḍarabtu zaydan » serait déjà figuré, le maṣdar embrassant tout « frapper » alors qu'on n'en a réalisé qu'une part, et la frappe n'ayant touché qu'une partie du corps. Réponse du Maḥṣūl, relayée par Zarkashī : le maṣdar n'indique pas les individus de la quiddité mais la pure notion — l'argument est « faible » (rakīk). Entre les deux excès, la voie de Subkī : le majāz existe, réglé par des ʿalāqāt déterminées, et signalé par des marques (l'esprit se porte ailleurs sans indice, la validité de la négation — « ce n'est pas un âne » du blaireau —, la non-régularité…). Encadré, il devient l'instrument le plus puissant de l'herméneutique.

📖

Vocabulaire essentiel

مَجَازٌ majāz
Du tajāwuz, « franchir » : le mot qui dépasse son sens premier vers un sens second, par institution seconde.
عَلَاقَةٌ ʿalāqa
La relation qui légitime le transfert : ressemblance, causalité, partie/tout, voisinage, contrariété, devenir…
وَضْعٌ ثَانٍ waḍʿ thānin
Institution seconde : le majāz n'est pas un mot « sans waḍʿ », mais un mot doté d'un waḍʿ postérieur au premier.
مَجَازُ الْإِسْنَادِ majāz al-isnād
Majāz d'attribution (ʿaqlī) : chaque mot garde son sens propre, mais l'attribution est figurée — « le printemps a fait pousser l'herbe ».
تَسْمِيَةُ الْمُتَعَلِّقِ بِاسْمِ الْمُتَعَلَّقِ mutaʿalliq / mutaʿallaq
Nommer le rattaché du nom de son objet : le créé nommé « khalq » — ﴾هَذَا خَلْقُ اللَّهِ﴾ — et inversement, la science nommée « maʿlūm ».
سَبْقُ الْوَضْعِ sabq al-waḍʿ
L'antériorité requise de l'institution première — unanime ; l'antériorité de l'emploi propre, elle, est discutée.
1

La définition — un waḍʿ second, pour une ʿalāqa

Pourquoi Subkī corrige Ibn al-Ḥājib
Dire « employé dans autre chose que son institution première » trancherait à tort un débat ; « bi-waḍʿ thānin » reste neutre — et la ʿalāqa fait tout le travail.
Définition Majāz

L'anatomie de la définition

  • « Bi-waḍʿ thānin » : exclut la ḥaqīqa (waḍʿ premier) ; la formule d'Ibn al-Ḥājib — « employé dans autre que ce pour quoi il fut posé » — suggère que le majāz n'est pas institué du tout, ce que beaucoup contestent : Subkī choisit l'expression qui vaut sur les deux doctrines. Le ʿAḍud préférait Ibn al-Ḥājib ; Zarkashī défend le matn.
  • « Li-ʿalāqa » : exclut le ʿalam transféré sans relation (Bakr, Kalb comme prénoms) : ce n'est pas un majāz — et exclut le mot employé dans une autre convention : « ṣalāt » pour l'invocation est ḥaqīqa des gens de la langue, majāz des gens du Sharʿ — la relativité vue en carte 13.
  • Le ʿalam manqūl : contre-exemple canonique — transfert sans ʿalāqa : preuve que la ʿalāqa est le critère du majāz, non le simple déplacement.
2

Le majāz existe — contre ses négateurs

Ustādh, al-Fārisī, Ẓāhiriyya
Trois négations d'ampleur différente — et la réfutation par ﴾وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾ : sans indice, point d'application aux habitants.
Wuqūʿ Ẓāhiriyya

Trois négations, trois réponses

  • L'Ustādh Abū Isḥāq al-Isfarāyīnī : négation absolue — chaque emploi aurait son institution. Mais l'Imām et al-Ghazālī doutent de l'attribution (« al-ẓann annahu lā yaṣiḥḥu ʿanhu ») : peut-être visait-il seulement que le majāz n'est pas établi fermement dans la langue.
  • Abū ʿAlī al-Fārisī : la pièce maîtresse de Subkī est un passage rapporté par Ibn al-Ṣalāḥ (Fawāʾid al-Riḥla) ; mais Zarkashī objecte finement : son propre disciple Ibn Jinnī professe l'exact inverse (le majāz domine !) — un élève si proche connaissait la doctrine du maître : l'attribution vacille.
  • Les Ẓāhirites (Ibn Dāwūd) : pas de majāz dans le Qurʾān et le ḥadīth — Ibn Ḥazm (al-Iḥkām) rapporte la négation pour le Livre et la Sunna : la parole de Dieu est toute vérité. Réponse : ﴾وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾ ne se lit qu'avec un élidé (« les gens de la cité ») ou un transfert ; et la thèse du mushtarak (les murs et les habitants) échoue : l'application aux habitants requiert une qarīna, ce qu'un mushtarak n'exigerait pas, dit Ibn al-Ḥājib (Sharḥ al-Mufaṣṣal).
📚

Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Les cinq raisons de délaisser la ḥaqīqa pour le majāz — de la lourdeur du mot propre à l'éclat du figuré.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — les causes du ʿudūl

لِلْعُدُولِ عَنِ اسْتِعْمَالِ الْحَقِيقَةِ إِلَى اسْتِعْمَالِ الْمَجَازِ أَسْبَابٌ: أَحَدُهَا: ثِقَلُ لَفْظِ الْحَقِيقَةِ عَلَى اللِّسَانِ... وَالثَّانِي: بَشَاعَةُ لَفْظِهَا، كَمَا يُعَبَّرُ بِالْغَائِطِ عَنِ الْخُرَاءَةِ. وَالثَّالِثُ: أَنْ لَا يَعْرِفَ الْمُتَكَلِّمُ وَالْمُخَاطَبُ لَفْظَهَا الْحَقِيقِيَّ. وَالرَّابِعُ: بَلَاغَةُ لَفْظِ الْمَجَازِ، لِصَلَاحِهِ لِلسَّجْعِ وَالتَّجْنِيسِ وَسَائِرِ أَصْنَافِ الْبَدِيعِ دُونَ الْحَقِيقَةِ. وَالْخَامِسُ: شُهْرَتُهُ، لِكَوْنِ الْمَجَازِ أَعْرَفَ مِنَ الْحَقِيقَةِ.

Traduction : « Le délaissement de la ḥaqīqa pour le majāz a des causes : (1) la lourdeur du mot propre sur la langue [un nom rocailleux de la calamité, remplacé par nāʾiba ou ḥāditha] ; (2) son indécence — on dit “al-ghāʾiṭ” [le creux de terrain] pour la déjection ; (3) l'ignorance du mot propre par le locuteur et l'interlocuteur ; (4) l'éloquence du mot figuré, apte à la prose rimée, à la paronomase et aux autres genres du badīʿ, là où le propre ne l'est pas ; (5) sa notoriété, le majāz étant [parfois] plus connu que la ḥaqīqa. »

Et le matn ajoute « aw ghayr dhālika » : Zarkashī y range le cas du sens que l'on veut voiler aux tiers — locuteur et auditeur se comprenant seuls.

Les marques de reconnaissance du majāz (p. 112)

  • Tabādur ghayrih : sans indice, l'esprit se porte vers un autre sens — la plus forte des marques, placée en tête.
  • Ṣiḥḥat al-nafy : on peut nier avec vérité — « ce n'est pas un lion » de l'homme courageux.
  • ʿAdam wujūb al-iṭṭirād : le mot ne se généralise pas à tout porteur du sens (le « long » se dit de la palme, non de la girafe…).
  • Le pluriel divergent : « amr » fait umūr pour la chose, awāmir pour l'ordre — deux sens, deux pluriels.
  • L'application à l'impossible : ce qui se dit de l'inconcevable (« la volonté du mur ») trahit le transfert ; plus la dépendance à la qualification et au gel (taqyīd, tawaqquf) sur l'indice.
3

Les ʿalāqāt — la grammaire du transfert

Le catalogue des pp. 107-110
Ressemblance, cause et effet, partie et tout, voisinage, contrariété, ce qui fut et ce qui sera, mutaʿalliq et mutaʿallaq, la puissance pour l'acte.
Catalogue ʿAlāqāt

Le catalogue commenté

  • La ressemblance (mushābaha) : l'istiʿāra — « asad » pour le brave. Reine des relations, elle fonde tout l'édifice rhétorique.
  • La cause pour l'effet et l'effet pour la cause (sababiyya / musabbabiyya) : « le nuage » pour la pluie, « la maladie » nommée du nom de son agent ; ﴾وَيُنَزِّلُ لَكُمْ مِنَ السَّمَاءِ رِزْقًا﴾ — la subsistance pour la pluie qui la cause.
  • La partie pour le tout et le tout pour la partie (juzʾiyya / kulliyya) : « raqaba » (nuque) pour l'esclave entier ; ﴾يَجْعَلُونَ أَصَابِعَهُمْ فِي آذَانِهِمْ﴾ — les doigts pour leurs bouts.
  • Le contraire (ḍiddiyya) : ﴾وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا﴾ — la juste rétribution nommée « mauvaise action » par symétrie avec sa cause.
  • Le voisinage (mujāwara) : la « rāwiya » — nom du chameau porteur d'eau — appliquée à l'outre qu'il porte.
  • Ce qui fut (iʿtibār mā kāna) : « la khamr » dite de ce qui est devenu vinaigre ; les « orphelins » à qui l'on remet leurs biens — devenus majeurs.
  • Ce qui sera (iʿtibār mā yaʾūl) : ﴾إِنِّي أَرَانِي أَعْصِرُ خَمْرًا﴾ — « je presse du vin » : du jus voué à le devenir ; ﴾إِنَّكَ مَيِّتٌ﴾.
  • Le mutaʿalliq nommé du nom du mutaʿallaq et inversement : le créé nommé « khalq » — ﴾هَذَا خَلْقُ اللَّهِ﴾ — ; et l'inverse : « taḥīḍī sittan aw sabʿan » : six ou sept jours « dans la science de Dieu » — le su nommé « science ».
  • La puissance pour l'acte (mā bi-l-quwwa) : le moût « enivrant » dans la jarre — avant d'enivrer quiconque ; Zarkashī note qu'on peut la réduire à « ce qui sera ».
4

Le majāz dans l'attribution — al-majāz al-ʿaqlī

« Wa-qad yakūnu fī al-isnād »
Chaque mot en son sens propre, mais l'attribution figurée : « les mères allaitent », « l'égarement le prolonge » — et le débat sur les ḥurūf.
Isnād Majāz ʿaqlī

Le transfert logé dans la composition

Le majāz peut résider dans les mots simples (asad pour le brave, ḥimār pour le sot) — c'est tout ce qui précède — ou dans la composition : attribuer le verbe à qui n'en est pas l'auteur, par une forme d'interprétation. Exemples qurʾāniques analysés par Zarkashī : ﴾رَبِّ إِنَّهُنَّ أَضْلَلْنَ كَثِيرًا مِنَ النَّاسِ﴾ — les idoles « égarent » —, ﴾مَنْ كَانَ فِي الضَّلَالَةِ فَلْيَمْدُدْ لَهُ الرَّحْمَنُ مَدًّا﴾ : chaque mot est en son sens, l'attribution seule franchit. C'est le majāz ʿaqlī, refusé par « certains » (qawm) que vise le matn.

  • Le majāz entre-t-il dans les particules ? Al-Rāzī (Maḥṣūl) : non par essence — le ḥarf n'a pas de sens autonome ; al-Nawāqishī réplique : la particule a bien un signifié global, employé hors de chez lui pour une ʿalāqa — ﴾وَلَأُصَلِّبَنَّكُمْ فِي جُذُوعِ النَّخْلِ﴾ : « fī » de la pure localisation, employé pour « sur ».
  • Et dans les verbes et dérivés ? Pour al-Rāzī, le majāz n'y entre que par la médiation du maṣdar qu'ils enveloppent : si le maṣdar est propre, le verbe l'est ; c'est l'exacte structure de l'istiʿāra tabaʿiyya des rhétoriciens.
5

Ni dominant, ni omniprésent — les limites du majāz

Contre Ibn Jinnī
« Ḍarabtu zaydan » n'est pas un majāz : le maṣdar ne signifie pas ses individus — la réfutation du Maḥṣūl, et la riposte d'Ibn Mattawayh.
Khilāf Ibn Jinnī

Le procès de la thèse maximaliste

  • La thèse (al-Khaṣāʾiṣ) : le majāz « domine toutes les langues » : dire « j'ai frappé Zayd », c'est employer « frapper » — genre embrassant toutes les frappes — pour une frappe, et « Zayd » pour la partie atteinte : double franchissement.
  • Réfutation d'al-Rāzī : « rakīk » — le maṣdar n'indique pas les individus de la quiddité, mais la quiddité même (al-qadr al-mushtarak) : employer « ḍarb » pour ma frappe n'est pas le détourner ; sinon, tout universel appliqué serait figuré et la ḥaqīqa s'évanouirait.
  • La riposte d'Ibn Mattawayh : le frappé l'est en sa partie, non en son tout — majāz ! Réponse de Zarkashī : la douleur remonte au tout ; et si majāz il y avait, il serait dans « taʾallama » (pâtir), non dans « ḍaraba » : la frappe est « la mise en contact violente » des organes — qui est bien réelle.
📋

À retenir

6 principes essentiels
La théorie complète du majāz en six verrous.
  • Majāz = mot employé par waḍʿ second pour une ʿalāqa — le ʿalam transféré sans relation n'en est pas un
  • Sabq al-waḍʿ : unanime ; sabq al-istiʿmāl de la ḥaqīqa : non requis selon Subkī et al-Āmidī
  • Le majāz existe, y compris dans le Qurʾān (﴾وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾) — contre l'Ustādh, al-Fārisī et les Ẓāhirites
  • On n'y va que pour une raison : lourdeur, indécence, ignorance du mot propre, éloquence, notoriété — et il ne domine pas les langues (contre Ibn Jinnī)
  • Les ʿalāqāt : ressemblance, cause/effet, partie/tout, voisinage, contraire, mā kāna / mā yaʾūl, mutaʿalliq/mutaʿallaq, puissance/acte — la conformité au type suffit
  • Le majāz peut loger dans l'isnād (majāz ʿaqlī) ; quand la ḥaqīqa est impossible, le mot est nul (contre Abū Ḥanīfa) ; et le takhṣīṣ prime majāz et naql
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise du majāz.

Question

« Un homme dit de son esclave plus âgé que lui : “hādhā ibnī” (voici mon fils). Chez Abū Ḥanīfa, l'esclave est affranchi ; chez les Shāfiʿites, la parole est nulle (laghw). Identifiez le principe uṣūlī exact qui sépare les deux écoles, et expliquez pourquoi la règle “lā muʿtamada ḥaythu tastaḥīlu al-ḥaqīqa” entraîne la nullité plutôt que le report sur le majāz. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
MAJĀZ
déf.
waḍʿ thānin + ʿalāqa
2
WUQŪʿ
il existe
wa-sʾal al-qarya
3
ʿALĀQĀT
catalogue
sabab · juzʾ · jiwār · ḍidd · āla
4
LIMITES
3 verrous
pas dominant · pas d'impossible · takhṣīṣ awlā