بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°27

حَقِيقَةُ الْعَامِّ

Ouverture du bāb al-ʿāmm wa-l-khāṣṣ · « Un lafẓ qui embrasse tout ce à quoi il convient, sans limitation » · Le ʿumūm appartient-il aux mots seuls, ou aussi aux maʿānī ?

Avec cette carte s'ouvre la Famille F du Kitāb al-Kitāb : le général et le particulier. C'est l'un des chapitres les plus lourds de conséquences de tout l'uṣūl — la quasi-totalité des textes législatifs du Qurʾān et de la Sunna sont des énoncés généraux, et toute la science du takhṣīṣ en dépendra. Subkī ouvre par une définition ciselée : lafẓ yastaghriq al-ṣāliḥ lahu min ghayr ḥaṣr — un mot qui épuise tout ce à quoi il peut convenir, sans limitation numérique. Al-Zarkashī, dans le Tashnīf al-Masāmiʿ, dissèque chaque terme de cette définition comme un horloger : chaque mot est une barrière (iḥtirāz) qui exclut un intrus — les maʿānī, la nakira affirmée, les noms de nombre, le mushtarak. Puis viennent les questions de fond : les cas rares et les cas non visés entrent-ils sous le ʿumūm ? Le ʿāmm peut-il être un majāz ? Le ʿumūm est-il un accident des seuls mots, ou aussi des sens ? Et enfin la précision logique la plus fine : le madlūl du ʿāmm est une kulliyya — ni un kull, ni un kullī.

الْعَامُّ : لَفْظٌ يَسْتَغْرِقُ الصَّالِحَ لَهُ مِنْ غَيْرِ حَصْرٍ. وَالصَّحِيحُ دُخُولُ النَّادِرَةِ وَغَيْرِ الْمَقْصُودَةِ تَحْتَهُ، وَأَنَّهُ قَدْ يَكُونُ مَجَازًا، فَإِنَّهُ مِنْ عَوَارِضِ الْأَلْفَاظِ، قِيلَ : وَالْمَعَانِي، وَقِيلَ بِهِ فِي الذِّهْنِيِّ. وَيُقَالُ لِلْمَعْنَى : أَعَمُّ، وَلِلَّفْظِ : عَامٌّ. وَمَدْلُولُهُ كُلِّيَّةٌ، أَيْ : مَحْكُومٌ فِيهِ عَلَى كُلِّ فَرْدٍ مُطَابَقَةً، لَا كُلٌّ وَلَا كُلِّيٌّ.

« Le ʿāmm est un lafẓ qui embrasse tout ce à quoi il convient, sans limitation. L'avis correct est que le cas rare et le cas non visé entrent sous lui ; qu'il peut être un majāz ; il est un accident des mots — certains disent : et des sens, et certains l'ont dit du [sens] mental. On dit du sens : aʿamm (plus général), et du mot : ʿāmm (général). Son madlūl est une kulliyya — c'est-à-dire qu'on y juge sur chaque individu par correspondance directe — non un kull ni un kullī. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (ḥaqīqat al-ʿāmm) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 159-163

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Pourquoi ce bāb est un pivot de l'uṣūl

Le bāb al-ʿāmm wa-l-khāṣṣ est, avec celui des awāmir, le cœur opérationnel de l'uṣūl al-fiqh : presque chaque déduction juridique commence par un énoncé général — « tuez les mushrikīn », « la voleuse et le voleur », « interdites pour vous, vos mères » — qu'il faudra ensuite confronter à ses mukhaṣṣiṣāt. D'où l'enjeu de la définition initiale : avant de discuter de ce qui restreint le général, il faut savoir ce qu'il est. La définition de Subkī condense celle des uṣūliyyīn antérieurs (al-Rāzī, al-Bayḍāwī, Ibn al-Ḥājib) en trois quyūd, et Zarkashī montre que chacun travaille : lafẓ écarte les sens, yastaghriq écarte la nakira affirmée, min ghayr ḥaṣr écarte les noms de nombre. Le reste de la carte règle les questions de périmètre : ce qui est rare, ce qui n'a pas été visé par le locuteur, ce qui n'est dit que par métaphore — tout cela entre-t-il sous le filet du ʿumūm ? La réponse de Subkī est systématiquement extensive : le critère, c'est le lafẓ, non les intentions inaccessibles.

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Vocabulaire essentiel

عَامّ ʿāmm
L'énoncé général : un lafẓ qui embrasse (yastaghriq) tous les individus auxquels il peut convenir, sans limitation de nombre.
اِسْتِغْرَاق istighrāq
« Épuisement » : le fait de couvrir la totalité des individus relevant du terme. C'est lui qui distingue le ʿāmm de la simple nakira affirmée.
عَوَارِضُ الْأَلْفَاظِ ʿawāriḍ al-alfāẓ
« Accidents des mots » : propriétés qui adviennent aux lafẓ en tant que tels. Dire que le ʿumūm en fait partie, c'est dire qu'à strictement parler seuls les mots sont « généraux ».
الصُّورَةُ النَّادِرَة al-ṣūra al-nādira
Le cas rare : configuration qui ne vient généralement pas à l'esprit du locuteur en raison de sa rareté. Entre-t-elle sous le ʿumūm ? Le ṣaḥīḥ : oui.
كُلِّيَّة kulliyya
Proposition universelle : le jugement y porte sur chaque individu pris un à un (jamīʿ), par opposition au kull (le jugement sur l'ensemble comme totalité, majmūʿ) et au kullī (le concept commun).
مُشْتَرَك mushtarak
L'homonyme : mot posé pour plusieurs sens par des positions distinctes (waḍʿ multiple). Certains ajoutent « bi-waḍʿ wāḥid » à la définition pour l'exclure.
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La définition mot à mot — trois quyūd, trois barrières

Lafẓ · yastaghriq · min ghayr ḥaṣr
Chaque terme de la définition exclut un intrus : les maʿānī, la nakira affirmée, les noms de nombre.
Définition Quyūd

L'anatomie de la définition

Al-ʿāmm : lafẓ yastaghriq al-ṣāliḥ lahu min ghayr ḥaṣr — chaque mot est calculé :

  • « Lafẓ » (un mot) : c'est le genre de la définition, qui couvre le ʿāmm comme le khāṣṣ ; il opère un iḥtirāz (mise à l'écart) contre les maʿānī — car le ʿumūm est un accident des mots. Zarkashī précise qu'on entend un lafẓ unique, pour écarter la pluralité de mots désignant une pluralité de choses.
  • « Yastaghriq al-ṣāliḥ lahu » (qui épuise ce à quoi il convient) : exclut la nakira en contexte affirmatif — même au pluriel, comme « rijāl » (des hommes) : elle convient à plusieurs réalisations mais n'en épuise aucune totalité.
  • « Min ghayr ḥaṣr » (sans limitation) : exclut les noms de nombre (« mille », « cent ») : ils couvrent bien tout ce à quoi ils conviennent, mais avec limitation. C'est la position connue, explicitée ici par Ibn al-Ḥājib — bien que son propre exposé de l'istithnāʾ suggère qu'ils seraient ʿāmm, et que Subkī l'y suivra plus loin.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Zarkashī dissèque les quyūd et explique pourquoi Subkī n'a pas eu besoin d'ajouter « bi-waḍʿ wāḥid » contre le mushtarak.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — l'analyse des barrières

(لَفْظٌ) جِنْسٌ يَتَنَاوَلُ الْعَامَّ وَالْخَاصَّ، وَفِيهِ احْتِرَازٌ مِنَ الْمَعَانِي، فَإِنَّ الْعُمُومَ مِنْ عَوَارِضِ الْأَلْفَاظِ. وَقَوْلُهُ : (يَسْتَغْرِقُ) أَيْ لِمَا يَصْلُحُ أَنْ يَدْخُلَ تَحْتَهُ، فَخَرَجَتِ النَّكِرَةُ فِي الْإِثْبَاتِ وَلَوْ بِصِيغَةِ الْجَمْعِ كَالرِّجَالِ. وَقَوْلُهُ : (مِنْ غَيْرِ حَصْرٍ) يُحْتَرَزُ بِهِ عَنْ أَسْمَاءِ الْعَدَدِ، فَإِنَّهَا مُتَنَاوِلَةٌ لِكُلِّ مَا يَصْلُحُ لَهُ لَكِنْ مَعَ الْحَصْرِ.

Traduction : « (Un lafẓ) : c'est le genre, qui englobe le général et le particulier ; il met à l'écart les maʿānī, car le ʿumūm est un accident des mots. (Qui épuise) : c'est-à-dire tout ce qui peut entrer sous lui — est ainsi exclue la nakira en contexte affirmatif, fût-elle au pluriel comme “des hommes”. (Sans limitation) : on s'y garde des noms de nombre, car ils couvrent tout ce à quoi ils conviennent, mais avec limitation. »

Le qayd que Subkī n'a pas écrit — et pourquoi

Certains uṣūliyyīn ajoutent à la définition « bi-waḍʿ wāḥid » (en vertu d'une seule position de langue), pour écarter ce que le mot couvre par deux waḍʿ ou plus : le mushtarak (homonyme) et le mot qui a un sens propre et un sens figuré. Car le ʿumūm du ʿāmm n'exige pas qu'il couvre ses deux notions à la fois. Zarkashī explique l'omission délibérée de Subkī par un dilemme élégant :

  • Si l'on dit que le mushtarak ne se porte pas sur ses deux sens à la fois : il est déjà exclu par « yastaghriq » — il n'épuise pas tout ce à quoi il convient. Le qayd serait redondant.
  • Si l'on dit qu'il s'y porte : alors la définition du ʿāmm vaut par le shumūl, et le mushtarak a bien un ʿumūm selon l'avis du jumhūr — mais par voie de badaliyya (alternance). Le qayd serait faux.
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Le cas rare et le cas non visé entrent sous le ʿumūm

Al-nādira wa-ghayr al-maqṣūda
Deux masāʾil distinctes — Subkī tranche les deux par l'inclusion : le critère est le lafẓ, non les intentions.
Périmètre Furūʿ

Première masʾala — la ṣūra nādira

Le cas rare, qui ne vient pas à l'esprit des destinataires, entre-t-il sous le général ? Le ṣaḥīḥ : oui. Les fuqahāʾ shāfiʿites en débattent à travers des furūʿ savoureux que rapporte Zarkashī :

  • La course à dos d'éléphant : entre-t-elle dans « lā sabaqa illā fī khuffin aw ḥāfir » (pas de prix de course sauf pour chameau ou cheval) ? L'aṣaḥḥ : oui, malgré sa rareté chez les destinataires du ḥadīth.
  • Le legs d'un esclave : al-Ghazālī juge dans al-Basīṭ que donner un khunthā (intersexué) est valide — « car le ʿumūm le couvre » — contre l'auteur du Taqrīb qui l'excluait comme cas « qui ne vient pas à l'esprit ».
  • Le khiyār al-majlis du père qui vend le bien de son fils à lui-même : l'aṣaḥḥ est que l'option subsiste — le Législateur a institué l'option dans la vente, et n'a mentionné « les deux contractants » que par référence au cas habituel.

Seconde masʾala — la ṣūra ghayr al-maqṣūda

Le cas que le locuteur n'a pas visé — sans l'avoir exclu — entre aussi sous le ʿumūm, selon l'avis rapporté par le Qāḍī ʿAbd al-Wahhāb (al-mālikī) dans al-Mulakhkhaṣ et retenu par Subkī : « le critère est le lafẓ ; on n'a pas égard à un cas non visé, car les intentions sont sans limites assignables, et le retour à un critère réglé vaut mieux ». Zarkashī ajoute la mise au point de Subkī : non visé ≠ rare. Le rare est ce qui ne vient pas à l'esprit ; le non visé peut très bien y venir. Et il faut distinguer encore le cas dont l'exclusion est visée (maqṣūdat al-ikhrāj) : celui-là sort du ḥukm — mais par takhṣīṣ, non du madlūl.

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Le ʿāmm peut être un majāz

ʿUmūm al-majāz
Le sens figuré, muni d'un indice de généralité (al-, négation…), généralise comme le sens propre — contre certains Ḥanafites.
Majāz Khilāf

La masʾala et sa preuve

Nul ne conteste que le sens propre établit son contenu, particulier ou général. Le débat porte sur le majāz : ce qu'un mot signifie par emprunt peut-il être général ? Les Akthárūn (la majorité) : oui — les indices de ʿumūm (al- générique, nakira niée…) opèrent dans le majāz comme dans la ḥaqīqa, car aucun imam de la langue n'a conditionné leur effet au sens propre. Quelques Ḥanafites objectent : le majāz est contraire à l'aṣl, on s'y limite au strict nécessaire — comme pour le muqtaḍā.

  • Réponse de Zarkashī : le ʿumūm n'est pas une propriété essentielle de la ḥaqīqa ; il vient de causes surajoutées (le taʿrīf du genre par al-, etc.). Quand cette cause existe dans le majāz, son effet suit nécessairement.
  • La preuve textuelle : « Al-ṭawāfu bi-l-bayti ṣalātun illā anna Llāha aḥalla fīhi al-kalām » — le ṭawāf est une « prière » par majāz, et pourtant l'istithnāʾ y opère. Or l'istithnāʾ est le critère du ʿumūm : le majāz a donc bien généralisé.
  • Rectification de l'énoncé : Zarkashī note que la formule exacte serait « le majāz peut recevoir le ʿumūm » plutôt que « le ʿāmm peut être majāz » — c'est le majāz qui accueille la cause de généralité. C'est pourquoi l'auteur du Badīʿ (Ibn al-Sāʿātī) traite la question au chapitre du majāz.
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Le ʿumūm est-il propre aux mots ? Et les maʿānī ?

Min ʿawāriḍ al-alfāẓ… wa-l-maʿānī ?
Quatre positions sur le ʿumūm des sens — du refus pur au tafṣīl d'al-Ṣafī al-Hindī sur les concepts mentaux.
Théorie Maʿānī

Quatre madhāhib sur les maʿānī

Que le ʿumūm soit un accident des lafẓ, au sens propre, est sans khilāf — non pas du mot vidé de son sens, mais du mot considéré dans sa signification englobant la multiplicité. Le débat porte sur les maʿānī :

  • (1) Jamais, ni proprement ni par majāz : l'avis le plus faible — Zarkashī doute même qu'il soit attesté.
  • (2) Par majāz seulement : attribué au jumhūr par al-Hindī. « Le khiṣb (l'abondance) les a tous couverts » est un emploi figuré : ce qui touche cette contrée n'est pas numériquement ce qui touche l'autre.
  • (3) Proprement, comme pour les mots : de même qu'un lafẓ couvre des individus multiples, un maʿnā peut couvrir des maʿānī multiples. Le Qāḍī ʿAbd al-Wahhāb l'illustre par « ḥurrimat ʿalaykum al-maytatu » : l'interdit, ne pouvant porter sur la chose même, se généralise à tous les usages — consommation, vente, port.
  • (4) Le tafṣīl d'al-Ṣafī al-Hindī : les maʿānī mentaux (kulliyya dhihniyya) sont généraux — un concept unique couvrant une multitude ; les maʿānī extérieurs ne le sont pas, car tout existant extra-mental est singularisé par son lieu et son état. C'est le « qīla bihi fī al-dhihnī » du matn.
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Kull, kullī, kulliyya — le madlūl du ʿāmm

La précision logique décisive
Le ʿāmm signifie une kulliyya : un jugement sur chaque individu un à un — sinon tuer un seul mushrik ne violerait pas « fa-qtulū al-mushrikīn ».
Logique Kulliyya

Le triptyque

  • Al-kull (le tout) : le jugement porte sur l'ensemble en tant qu'ensemble (majmūʿ) — comme les noms de nombre. « Un homme, deux pains le rassasient » est faux du kull : le total des hommes n'est pas rassasié par deux pains.
  • Al-kullī (l'universel) : le concept dont la notion est partagée par une multitude — « animal », « homme » — vrai de chaque individu, mais sans jugement distribué.
  • Al-kulliyya (l'universelle) : le jugement porte sur chaque individu un à un (jamīʿ), sans reste — « chaque homme pris à part, deux pains le rassasient ». Toute la différence tient à l'écart entre majmūʿ (la totalité comme bloc) et jamīʿ (la totalité distribuée).

Pourquoi c'est décisif : si le madlūl du ʿāmm était un kull, on ne pourrait rien en déduire pour l'individu : « lā taqtulū al-nafs allatī ḥarrama Llāh » interdirait de tuer l'ensemble des personnes — et le meurtrier d'une seule ne serait pas désobéissant, n'ayant pas tué le tout ! L'ijmāʿ atteste le contraire : la dalāla du ʿāmm vaut pour chaque individu. Son madlūl est donc une kulliyya.

L'objection d'al-Qarāfī et la réponse d'al-Aṣfahānī

Al-Qarāfī soulève un paradoxe : la dalāla de « al-mushrikīn » sur Zayd-le-mushrik n'est ni muṭābaqa (le mot n'est pas posé pour Zayd seul), ni taḍammun (Zayd n'est pas « partie » d'un kull, puisque le madlūl n'est pas un kull), ni iltizām (Zayd n'est pas extérieur au sens). Donc le ʿāmm ne signifierait pas du tout ses individus ! Shams al-Dīn al-Aṣfahānī, commentateur du Maḥṣūl, répond : la tripartition vaut pour un lafẓ simple et un sens unique ; or « fa-qtulū al-mushrikīn » équivaut à une somme de propositions — « tue ce mushrik-ci, et ce mushrik-là… ». La dalāla sur chaque proposition singulière est de la muṭābaqa distribuée, et Zayd y est couvert « non en tant que Zayd, mais en tant qu'individu ».

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À retenir

5 principes essentiels
Le socle de toute la Famille F — à fixer avant les ṣiyagh.
  • Le ʿāmm = lafẓ yastaghriq al-ṣāliḥ lahu min ghayr ḥaṣr ; chaque qayd exclut un intrus : maʿānī, nakira affirmée, noms de nombre
  • Le ṣaḥīḥ : le cas rare et le cas non visé entrent sous le ʿumūm — le critère est le lafẓ, non les intentions du locuteur
  • Le majāz peut être général : l'indice de ʿumūm opère dans le figuré comme dans le propre (preuve : « le ṭawāf est une ṣalāt, sauf que… »)
  • Le ʿumūm est un accident des mots ; pour les maʿānī, quatre avis — dont le tafṣīl d'al-Hindī (oui pour les concepts mentaux) ; on dit aʿamm du sens, ʿāmm du mot
  • Le madlūl du ʿāmm est une kulliyya (jugement sur chaque individu), ni kull ni kullī — sinon, aucune déduction sur l'individu ne serait possible
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise de la définition.

Question

« Pourquoi le madlūl du ʿāmm doit-il être une kulliyya et non un kull ? Montrez, à partir du verset “lā taqtulū al-nafs allatī ḥarrama Llāhu illā bi-l-ḥaqq”, l'absurdité juridique qui suivrait si l'on jugeait sur le majmūʿ et non sur le jamīʿ. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
DÉFINITION
3 quyūd
lafẓ · yastaghriq · ghayr ḥaṣr
2
PÉRIMÈTRE
inclusion
nādira + ghayr maqṣūda : dedans
3
MAJĀZ
généralise
al-ṭawāf ṣalāt + istithnāʾ
4
MADLŪL
kulliyya
jamīʿ ≠ majmūʿ ≠ kullī