بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Qiyās N°16

عَدَمُ التَّأْثِيرِ وَفَسَادُ الِاعْتِبَارِ

Le waṣf sans effet et ses quatre types · Le vice de structure et le vice de fond · Quand le qiyās heurte un naṣṣ ou un ijmāʿ

Deuxième volet des qawādiḥ : trois objections qui attaquent non plus le détail de la ʿilla mais sa pertinence et la recevabilité du qiyās entier. Le ʿadam al-taʾthīr dénonce un waṣf « sans effet » — dépourvu de munāsaba —, en quatre types selon qu'il loge dans le waṣf lui-même, dans l'aṣl, dans le ḥukm ou dans le farʿ ; chacun a reçu un nom et un exemple d'école. Le fasād al-waḍʿ dénonce une structure viciée : tirer l'allègement de ce qui appelle l'aggravation, l'élargissement de ce qui appelle la restriction, l'affirmation de ce qui appelle la négation — ou employer un jāmiʿ dont naṣṣ ou ijmāʿ attestent qu'il fonde le ḥukm contraire. Le fasād al-iʿtibār, enfin, plus général, frappe tout qiyās dressé contre un naṣṣ ou un ijmāʿ : préférer le qiyās à un dalīl plus fort est une « considération viciée » — à preuve le ḥadīth de Muʿādh, qui ne plaçait l'ijtihād qu'après le Livre et la Sunna. L'exemple le plus mémorable : le qiyās ḥanafite interdisant à l'homme de laver son épouse défunte « car le regard sur elle est devenu interdit, comme l'étrangère » — brisé par l'ijmāʿ tacite : ʿAlī a lavé Fāṭima, qu'Allah les agrée.

وَمِنْهَا عَدَمُ التَّأْثِيرِ، أَيْ أَنَّ الْوَصْفَ لَا مُنَاسَبَةَ فِيهِ، وَمِنْ ثَمَّ اخْتَصَّ بِقِيَاسِ الْمَعْنَى وَبِالْمُسْتَنْبَطَةِ الْمُخْتَلَفِ فِيهَا، وَهُوَ أَرْبَعَةٌ : فِي الْوَصْفِ، وَفِي الْأَصْلِ، وَفِي الْحُكْمِ، وَفِي الْفَرْعِ … وَمِنْهَا فَسَادُ الْوَضْعِ : بِأَنْ لَا يَكُونَ الدَّلِيلُ عَلَى الْهَيْئَةِ الصَّالِحَةِ لِاعْتِبَارِهِ فِي تَرْتِيبِ الْحُكْمِ، كَتَلَقِّي التَّخْفِيفِ مِنَ التَّغْلِيظِ، وَالتَّوْسِيعِ مِنَ التَّضْيِيقِ، وَالْإِثْبَاتِ مِنَ النَّفْيِ … وَمِنْهَا فَسَادُ الِاعْتِبَارِ : بِأَنْ يُخَالِفَ نَصًّا أَوْ إِجْمَاعًا، وَهُوَ أَعَمُّ مِنْ فَسَادِ الْوَضْعِ.

« Parmi [les qawādiḥ] : le ʿadam al-taʾthīr — c'est-à-dire que le waṣf est dépourvu de munāsaba ; de là vient qu'il est propre au qiyās de sens et à la ʿilla déduite faisant l'objet de divergence. Il est de quatre sortes : dans le waṣf, dans l'aṣl, dans le ḥukm et dans le farʿ… Et parmi elles : le fasād al-waḍʿ — que le dalīl ne soit pas dans la configuration apte à fonder le ḥukm : comme tirer l'allègement de l'aggravation, l'élargissement de la restriction, et l'affirmation de la négation… Et parmi elles : le fasād al-iʿtibār — que [le qiyās] contredise un naṣṣ ou un ijmāʿ ; et il est plus général que le fasād al-waḍʿ. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Qiyās (ʿadam al-taʾthīr, fasād al-waḍʿ wa-l-iʿtibār) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 331-333 et 338-339

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Trois objections, trois niveaux d'attaque

Ces trois qawādiḥ forment une gradation. Le ʿadam al-taʾthīr reste à l'intérieur du qiyās : un waṣf y figure qui ne travaille pas — ni pour établir le ḥukm ni pour le nier. D'où sa limite de validité, soulignée par Subkī contre la définition plus étroite du Maḥṣūl et du Minhāj (« le ḥukm subsistant sans le waṣf ») : il ne mord que sur le qiyās al-maʿnā (fondé sur la munāsaba) et sur la ʿilla mustanbaṭa disputée — jamais sur une ʿilla textuelle ou consensuelle, ni sur le qiyās de ressemblance ou de pure coextension. Le fasād al-waḍʿ attaque la forme : le dalīl est bâti à l'envers, sa hayʾa produit le contraire de ce qu'on lui fait dire. Le fasād al-iʿtibār attaque la recevabilité : quelle que soit sa qualité interne, un qiyās dressé contre un naṣṣ ou un ijmāʿ ne mérite aucune considération. Zarkashī précise leur rapport logique : tout fasād al-waḍʿ implique un fasād al-iʿtibār — le second est donc plus général — et les jadaliyyūn en tirent l'ordre des questions : on examine d'abord le vice global, ensuite le vice de structure.

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Vocabulaire essentiel

عَدَمُ التَّأْثِير ʿadam al-taʾthīr
« Absence d'effet » : le waṣf invoqué n'a aucune munāsaba — il ne contribue ni à établir ni à nier le ḥukm.
طَرْدِيّ ṭardī
Waṣf purement concomitant, sans pertinence ni ressemblance : la forme la plus crue du waṣf sans effet.
حَشْو ḥashw
« Remplissage » : qayd sans effet que le mustadill ajoute non par nécessité, mais pour rapprocher le farʿ de l'aṣl.
فَسَادُ الْوَضْع fasād al-waḍʿ
Vice de structure : le dalīl n'est pas dans la configuration (hayʾa) apte à produire le ḥukm qu'on lui fait porter.
فَسَادُ الِاعْتِبَار fasād al-iʿtibār
Vice de considération : le qiyās contredit un naṣṣ (Livre ou Sunna) ou un ijmāʿ — le considérer face à un dalīl plus fort est en soi vicié.
فَرْض farḍ
Restreindre son argumentation à certaines figures du litige (« je pose le débat dans tel cas ») — admis par le jumhūr, refusé par Ibn Fūrak.
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Le ʿadam al-taʾthīr — définition et domaine

Le waṣf qui ne travaille pas
Un waṣf sans munāsaba ne peut fonder un qiyās de sens ; mais s'il rend un service (écarter un naqḍ, attester un sharṭ), il n'est plus « sans effet ».
Définition Taʾthīr

Deux définitions, un choix

  • Subkī : le waṣf est « sans effet » quand il n'a aucune munāsaba — ni pour établir le ḥukm ni pour le nier. Le taʾthīr étant le fait pour le waṣf de produire son effet, son absence est le ʿadam al-taʾthīr.
  • Al-Maḥṣūl et al-Minhāj : « le ḥukm s'établit sans le waṣf ». Zarkashī note que la définition de Subkī est plus large — et c'est sur la première que se fonde la restriction de domaine.
  • Domaine : cette objection ne vaut que contre le qiyās al-maʿnā (non le shabah ni le ṭard) et contre la ʿilla mustanbaṭa disputée (non la manṣūṣa ni celle qui fait l'objet d'un ijmāʿ).
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Types 1 et 2 — dans le waṣf et dans l'aṣl

Le ṭardī et le waṣf rendu inutile
L'adhān du ṣubḥ et l'oiseau dans le ciel : deux exemples d'école pour deux figures distinctes.
Types 1-2 Exemples

Type 1 — ʿadam al-taʾthīr fī al-waṣf

Le waṣf est ṭardī : « le ṣubḥ est une prière qu'on n'abrège pas, donc on n'avance pas son adhān, comme le maghrib ». Or le non-abrègement n'a ni pertinence ni ressemblance avec l'interdiction d'avancer l'adhān — le ḥukm vaut d'ailleurs aussi pour les prières qu'on abrège. Réduction : ce type revient à la muṭālaba — exiger la preuve que la ʿilla est bien une ʿilla.

Type 2 — ʿadam al-taʾthīr fī al-aṣl

Le waṣf, même pertinent en soi, est rendu inutile dans l'aṣl par un autre waṣf qui suffit : « vente d'une chose non vue, donc invalide, comme l'oiseau dans le ciel ». Le muʿtariḍ répond : la non-vision est sans effet dans cet aṣl — l'incapacité de livrer y suffit. Réduction : c'est une muʿāraḍa fī al-aṣl — on exhibe une autre ʿilla dans l'aṣl ; d'où son rattachement au débat sur la pluralité des ʿilal.

  • Réplique d'al-Qāḍī Abū al-Ṭayyib : il n'est pas requis que le taʾthīr du waṣf se montre en tout lieu — il suffit qu'il se montre quelque part (la vente de la pastèque ou des amandes, dont on voit une partie, est valide).
  • Variante du Burhān : Imām al-Ḥaramayn range ici le qayd sans effet dans l'aṣl — comme la parole d'al-Shāfiʿī sur l'esclave kitābiyya : « esclave mécréante, donc qu'on n'épouse pas, comme l'esclave mazdéenne » — la servilité (riqq) n'a pas d'effet dans l'aṣl ; les muḥaqqiqūn y voient un vice de la ʿilla, d'autres l'excusent, le riqq ayant globalement un effet dans l'interdiction.
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Types 3 et 4 — dans le ḥukm et dans le farʿ

Du qayd superflu au farḍ du débat
Trois degrés de qayd inutile dans le ḥukm (gratuit, nécessaire, ḥashw) ; et le waṣf qui ne couvre pas tout le litige.
Types 3-4 Ḥashw

Type 3 — fī al-ḥukm, en trois degrés

  • (a) Sans aucune utilité : « les apostats : des associateurs qui ont détruit un bien en dār al-ḥarb, donc pas de garantie, comme le ḥarbī ». Le qayd « en dār al-ḥarb » est ṭardī : qui impose la garantie l'impose partout, qui la nie la nie partout — retour au type 1.
  • (b) Utilité nécessaire : le partisan du nombre dans l'istijmār : « adoration liée aux pierres que ne précède pas une désobéissance, donc le nombre y est requis, comme les jamarāt ». Le qayd est sans effet, mais il est forcé de le dire — sans lui, le naqḍ par la lapidation (rajm) le foudroie.
  • (c) Utilité non nécessaire — le ḥashw : « la jumʿa est une prière obligatoire, donc elle ne requiert pas l'autorisation de l'imām, comme le ẓuhr ». « Obligatoire » est du remplissage : sa suppression ne crée aucun naqḍ ; on l'a dit pour rapprocher le farʿ de l'aṣl — « l'obligatoire ressemble plus à l'obligatoire ». Si l'on pardonne le qayd nécessaire, pardonne-t-on le gratuit ? Hésitation (taraddud) rapportée par Subkī.

Type 4 — fī al-farʿ, et la question du farḍ

« Elle s'est mariée elle-même à un non-kafʾ, donc le mariage est invalide, comme… ». Le qayd « à un non-kafʾ », même pertinent pour l'invalidité, ne couvre pas tout le litige — le débat porte sur la femme qui se marie elle-même absolument. Subkī suit ici le petit Mukhtaṣar d'Ibn al-Ḥājib (ce type rejoint le deuxième) — mais dans le grand, Ibn al-Ḥājib le rattachait au troisième, « et l'on a dit que c'est cela le juste », note Zarkashī.

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Le fasād al-waḍʿ — la structure à l'envers

Trois renversements + le jāmiʿ retourné
Tirer l'allègement de l'aggravation, l'élargissement de la restriction, l'affirmation de la négation — ou employer un jāmiʿ que le naṣṣ atteste pour le ḥukm contraire.
Fasād al-waḍʿ Hayʾa

Les trois renversements

  • L'allègement tiré de l'aggravation : le Ḥanafite : « le meurtre délibéré est un crime énorme, donc pas de kaffāra — comme l'apostasie et la fuite devant l'ennemi ». Or l'énormité du crime appelle l'aggravation, non la dispense.
  • L'élargissement tiré de la restriction : « la zakāt, due au titre du secours pour combler le besoin, est à délai libre — comme la diya sur la ʿāqila ». Or le besoin appelle l'immédiateté (fawr), non le délai.
  • L'affirmation tirée de la négation : « la vente par muʿāṭāh, où seul le consentement existe, ne se conclut pas — comme pour les biens non modiques ». Or le consentement est ce qui fonde la conclusion du contrat, non ce qui l'empêche.

Le jāmiʿ attesté pour le ḥukm contraire

Autre figure : le jāmiʿ employé a été consacré par naṣṣ ou ijmāʿ dans le ḥukm inverse. Exemple : le Ḥanafite sur la salive des fauves — « fauve à crocs, donc sa salive est impure, comme le chien ». Réplique : tu suspends à la ʿilla le contraire de ce qu'elle exige — être un « fauve » a servi de cause de pureté : le Prophète ﷺ répondit à qui s'étonnait qu'il acceptât l'invitation d'une maison où vivait une chatte : « la chatte est un fauve » — donc sa salive ne souille pas.

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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Pourquoi « fasād al-iʿtibār » : considérer un qiyās contre un dalīl plus fort est une considération viciée — à preuve le ḥadīth de Muʿādh.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — le nom et sa raison

وَسُمِّيَ بِذَلِكَ لِأَنَّ اعْتِبَارَ الْقِيَاسِ مَعَ مُخَالَفَتِهِ النَّصَّ أَوِ الْإِجْمَاعَ اعْتِبَارٌ لَهُ مَعَ دَلِيلٍ أَقْوَى مِنْهُ، وَهُوَ اعْتِبَارٌ فَاسِدٌ، لِحَدِيثِ مُعَاذٍ، فَإِنَّهُ أَخَّرَ الِاجْتِهَادَ عَنِ النَّصِّ.

Traduction : « On l'a nommé ainsi parce que prendre en considération le qiyās alors qu'il contredit le naṣṣ ou l'ijmāʿ, c'est le considérer face à un dalīl plus fort que lui — et c'est là une considération viciée, à preuve le ḥadīth de Muʿādh : il a placé l'ijtihād après le naṣṣ. »

Trois précisions du commentaire

  • La définition de Subkī est trop courte : réduire le fasād al-iʿtibār à « contredire naṣṣ ou ijmāʿ » ne couvre pas tout — al-Hindī et d'autres y rangent aussi : la prémisse contraire au naṣṣ ou à l'ijmāʿ ; le ḥukm rebelle au qiyās par nature (comme rattacher la muṣarrāh aux autres bêtes viciées pour éluder le naṣṣ exprès qui la régit) ; et la structure suggérant le contraire du ḥukm — qui est précisément le fasād al-waḍʿ, d'où l'« aʿamm ».
  • L'articulation aux questions du débat : les jadaliyyūn placent, après l'istifsār, le fasād al-iʿtibār — examen global du qiyās avant l'examen de détail — puis le fasād al-waḍʿ, plus spécial. Le mustadill peut traiter cette objection avant les manʿ de détail (elle les rendrait vains) ou après (chaque chose en son ordre).
  • Réserve de Zarkashī : l'« aʿamm » du matn suit la définition d'al-Hindī ; avec la définition restreinte de Subkī et la définition large du fasād al-waḍʿ, le rapport pourrait s'inverser — « fa-l-yunẓar » (qu'on y regarde), conclut-il avec sa probité coutumière.
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Le fasād al-iʿtibār — exemples et réponses

Contre le Livre, la Sunna, l'ijmāʿ
Trois exemples canoniques — dont le lavage de l'épouse défunte — et les quatre réponses ouvertes au mustadill.
Application Jawāb

Les trois exemples canoniques

  • Contre le Livre : « jeûne obligatoire, donc invalide avec une intention formée de jour, comme la qaḍāʾ » — contredit par la généralité de ﴾وَالصَّائِمِينَ وَالصَّائِمَاتِ﴿ : tout jeûneur reçoit la récompense immense, ce qui suppose la validité.
  • Contre la Sunna : « le salam sur l'animal : contrat comportant un aléa, donc invalide, comme le salam sur les mélanges » — contredit par la dispense (rukhṣa) prophétique rapportée en faveur du salam.
  • Contre l'ijmāʿ : le Ḥanafite : « l'homme ne lave pas son épouse défunte, car le regard sur elle lui est interdit, comme l'étrangère » — contredit par l'ijmāʿ sukūtī : ʿAlī — qu'Allah l'agrée — a lavé Fāṭima — qu'Allah l'agrée —, et nul Compagnon n'a protesté.

Les réponses du mustadill

  • Le ṭaʿn fī al-sanad : attaquer le naṣṣ opposé — dans sa chaîne (Subkī restreint au sanad là où Ibn al-Ḥājib laissait le « ṭaʿn » absolu, couvrant aussi la dalāla, remarque Zarkashī).
  • La muʿāraḍa : opposer un autre naṣṣ équivalent — les deux s'annulent et le qiyās demeure.
  • Le manʿ al-ẓuhūr : nier que le naṣṣ opposé signifie ce qui ruinerait le qiyās.
  • Le taʾwīl : concéder l'apparence mais la détourner par un dalīl qui l'emporte sur le ẓāhir. Et la liste n'est pas close : reste le qawl bi-l-mūjab — garder le naṣṣ en son apparence et montrer qu'il ne contredit pas le qiyās (voir carte suivante).
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À retenir

5 principes essentiels
Trois qawādiḥ, trois niveaux : la pertinence, la structure, la recevabilité.
  • Le ʿadam al-taʾthīr = waṣf sans munāsaba ; il ne vaut que contre le qiyās al-maʿnā et la ʿilla mustanbaṭa disputée
  • Quatre types : fī al-waṣf (ṭardī → muṭālaba), fī al-aṣl (un autre waṣf suffit → muʿāraḍa fī al-aṣl), fī al-ḥukm (qayd gratuit, nécessaire ou ḥashw), fī al-farʿ (le waṣf ne couvre pas le litige → question du farḍ)
  • Un waṣf qui rend service (prévenir un naqḍ, vérifier un sharṭ) n'est pas « sans effet »
  • Le fasād al-waḍʿ = structure inversée : allègement tiré de l'aggravation, élargissement de la restriction, affirmation de la négation, jāmiʿ attesté pour le contraire (« la chatte est un fauve »)
  • Le fasād al-iʿtibār = qiyās contre naṣṣ ou ijmāʿ, plus général que le fasād al-waḍʿ ; réponses : ṭaʿn, muʿāraḍa, manʿ al-ẓuhūr, taʾwīl — exemple-clé : ʿAlī lavant Fāṭima
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour distinguer les deux fasād.

Question

« Le qiyās ḥanafite — "le meurtre délibéré est un crime énorme, donc pas de kaffāra" — relève-t-il du fasād al-waḍʿ ou du fasād al-iʿtibār ? Et le qiyās interdisant à l'homme de laver son épouse défunte ? Justifiez en expliquant pourquoi Subkī dit que le fasād al-iʿtibār est aʿamm. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
ʿADAM TAʾTHĪR
4 types
waṣf · aṣl · ḥukm · farʿ
2
DOMAINE
limité
qiyās maʿnā + mustanbaṭa
3
FASĀD WAḌʿ
structure
takhfīf ← taghlīẓ…
4
FASĀD IʿTIBĀR
recevabilité
vs naṣṣ / ijmāʿ → aʿamm