بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Qiyās N°21

أَقْسَامُ الْقِيَاسِ

Les deux grandes typologies du qiyās · Jalī / khafī selon la force · ʿIlla / dalāla / fī maʿnā al-aṣl selon le jāmiʿ

Après le long parcours des qawādiḥ, Subkī referme le Kitāb al-Qiyās en offrant au lecteur une vue d'ensemble : la classification des qiyās. Deux axes se croisent. Le premier mesure la force de l'analogie : le qiyās est jalī (manifeste) quand on est certain — ou presque — qu'aucune différence pertinente ne sépare le farʿ de l'aṣl, et khafī (caché) dans le cas contraire ; certains affinent en trois degrés : awlā (à plus forte raison), musāwī (à raison égale), adwan (à moindre raison). Le second axe regarde la nature du jāmiʿ : si l'on unit aṣl et farʿ par la ʿilla elle-même, c'est le qiyās al-ʿilla ; par un indice de la ʿilla (son lāzim, son effet ou son statut), c'est le qiyās al-dalāla ; par la simple négation de toute différence, c'est le qiyās fī maʿnā al-aṣl — illustré par la sueur du chien rattachée à sa salive. Al-Zarkashī déploie chaque branche avec ses exemples canoniques, en rappelant que « ce sont là des conventions terminologiques » (umūr iṣṭilāḥiyya).

وَهُوَ جَلِيٌّ وَخَفِيٌّ، فَالْجَلِيُّ : مَا قُطِعَ فِيهِ بِنَفْيِ الْفَارِقِ أَوْ كَانَ احْتِمَالًا ضَعِيفًا، وَالْخَفِيُّ خِلَافُهُ. وَقِيلَ : الْجَلِيُّ هَذَا، وَالْخَفِيُّ الشَّبَهُ، وَالْوَاضِحُ بَيْنَهُمَا. وَقِيلَ : الْجَلِيُّ الْأَوْلَى، وَالْوَاضِحُ الْمُسَاوِي، وَالْخَفِيُّ الْأَدْوَنُ. وَقِيَاسُ الْعِلَّةِ : مَا صُرِّحَ فِيهِ بِهَا، وَقِيَاسُ الدَّلَالَةِ : مَا جُمِعَ فِيهِ بِلَازِمِهَا فَأَثَرِهَا فَحُكْمِهَا، وَالْقِيَاسُ فِي مَعْنَى الْأَصْلِ : الْجَمْعُ بِنَفْيِ الْفَارِقِ.

« Il [le qiyās] est manifeste (jalī) ou caché (khafī). Le jalī : celui où l'on tranche avec certitude la négation de la différence, ou bien [où cette différence] n'est qu'une éventualité faible ; le khafī est son contraire. On a dit aussi : le jalī est cela, le khafī est [le qiyās] al-shabah, et le wāḍiḥ se tient entre les deux. On a dit encore : le jalī est l'awlā, le wāḍiḥ le musāwī et le khafī l'adwan. Le qiyās de la ʿilla : celui où elle est énoncée explicitement ; le qiyās de l'indication : celui où l'on unit par son concomitant, puis par son effet, puis par son statut ; et le qiyās au sens de l'aṣl : l'union par la négation de la différence. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Qiyās (aqsām al-qiyās) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 345-346

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Pourquoi classer les qiyās ?

La classification n'est pas un luxe taxinomique : elle commande l'usage du qiyās. Plus un qiyās est jalī, plus son autorité est grande : le jalī sert au tarjīḥ (il prime un khafī en cas de conflit), il est admis par certains là où le khafī est contesté (les ḥudūd, les kaffārāt), et il fonde même, pour une partie des uṣūliyyīn, le takhṣīṣ des textes. De même, la triade ʿilla / dalāla / fī maʿnā al-aṣl ordonne les analogies selon la transparence du jāmiʿ : énoncer la ʿilla elle-même est plus fort que de passer par l'un de ses signes. Zarkashī note que ces types sont admis par tous les partisans du qiyās — la divergence ne porte que sur les frontières et les noms : « ce sont là des conventions terminologiques ». Il signale au passage la division rapportée par Abū al-Ḥusayn dans al-Muʿtamad d'après al-Shāfiʿī : le qiyās où la ʿilla est avérée, et celui où elle ne l'est pas — division qu'il discute, car la ʿilla est précisément le chemin vers le ḥukm.

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Vocabulaire essentiel

جَلِيّ jalī
« Manifeste ». Qiyās où la négation du fāriq (la différence pertinente) est certaine, ou bien où le fāriq n'est qu'une éventualité faible.
خَفِيّ khafī
« Caché ». Le contraire du jalī : la différence entre aṣl et farʿ reste une éventualité sérieuse ; analogie plus fragile.
نَفْيُ الْفَارِقِ nafy al-fāriq
« Négation de la différence ». Démontrer qu'aucune distinction pertinente ne sépare le farʿ de l'aṣl — clé du jalī et du qiyās fī maʿnā al-aṣl.
قِيَاسُ الْعِلَّةِ qiyās al-ʿilla
Qiyās où le jāmiʿ énoncé est la ʿilla elle-même. Les logiciens l'appellent qiyās jalī, les mutakallimīn « ramener l'absent au présent ».
قِيَاسُ الدَّلَالَةِ qiyās al-dalāla
Qiyās où le jāmiʿ n'est pas la ʿilla mais un signe d'elle : son concomitant (lāzim), son effet (athar) ou son statut (ḥukm).
قِيَاسٌ فِي مَعْنَى الْأَصْلِ qiyās fī maʿnā al-aṣl
Qiyas opéré par simple élimination de la différence (ilghāʾ al-fāriq), sans énoncer de jāmiʿ — déjà rencontré sous le nom de tanqīḥ al-manāṭ.
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Deux axes de classification

La carte avant le territoire
Le qiyās se divise selon sa force (jalī/khafī) et selon la nature du jāmiʿ (ʿilla, dalāla, fī maʿnā al-aṣl) — deux grilles indépendantes et complémentaires.
Vue d'ensemble Deux axes

Croiser force et structure

Zarkashī ouvre le passage par une formule de méthode : « Le qiyās se divise, selon la force et la faiblesse (biʿtibār al-quwwa wa-l-ḍaʿf), en jalī et khafī » — puis, plus loin : « il se divise, selon la ʿilla (biʿtibār al-ʿilla), en qiyās ʿilla, qiyās dalāla et qiyās fī maʿnā al-aṣl ». Deux questions distinctes :

  • Axe 1 — quelle est la solidité du lien ? Mesure le degré de certitude que rien ne sépare le farʿ de l'aṣl. Réponses : jalī / khafī (et, en affinant : awlā / musāwī / adwan).
  • Axe 2 — par quoi unit-on aṣl et farʿ ? Soit on énonce un jāmiʿ — et il est alors la ʿilla même ou un signe d'elle —, soit on procède sans jāmiʿ énoncé, par élimination de la différence.
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Jalī et khafī — la définition de Subkī

L'axe de la force
Jalī : on tranche que rien ne distingue farʿ et aṣl, ou la différence n'est qu'une faible éventualité. Exemples : l'amat sur le ʿabd dans le ʿitq, la fillette sur le garçon pour la prière, l'aveugle sur la borgne.
Jalī / Khafī Nafy al-fāriq

Deux degrés à l'intérieur du jalī

Le jalī recouvre en réalité deux situations, que Subkī énonce en une seule phrase :

  • (a) Nafy al-fāriq certain (maqṭūʿ bih) : on tranche qu'aucune différence pertinente n'existe. Exemples de Zarkashī : rattacher l'esclave femme (ama) à l'esclave homme (ʿabd) dans l'évaluation (taqwīm) lors de l'affranchissement partiel — le texte parle du ʿabd, mais on est certain que la masculinité n'y joue aucun rôle ; de même la fillette (ṣabiyya) rattachée au garçon (ṣabī) pour l'ordre d'accomplir la prière : « nous tranchons que la Loi n'a pas considéré ici la masculinité ni la féminité, et qu'il n'y a aucune autre différence ».
  • (b) Fāriq d'éventualité faible (iḥtimāl ḍaʿīf) : une différence reste concevable, mais négligeable. Exemple : rattacher la bête aveugle (ʿamyāʾ) à la borgne (ʿawrāʾ) dans le ḥadīth interdisant de sacrifier la borgne — l'aveugle l'est à plus forte raison, même si l'éventualité d'une différence n'est pas logiquement exclue.
  • Le khafī : son contraire dans les deux cas — la différence demeure une éventualité sérieuse.
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La division ternaire — awlā, musāwī, adwan

Jalī · wāḍiḥ · khafī
Certains Shāfiʿītes distinguent trois degrés : le farʿ mérite le ḥukm plus que l'aṣl (awlā), autant que lui (musāwī : le nabīdh sur le khamr), ou moins que lui (adwan : le nénuphar sur le riz).
Trois degrés Awlā / musāwī / adwan

Les deux variantes ternaires

À côté de la bipartition de Subkī, Zarkashī rapporte que « certains de nos compagnons » divisent en trois : jalī, wāḍiḥ (clair) et khafī. Deux manières de remplir ces cases :

  • Première variante : le jalī est le qiyās al-awlā ; le khafī est le qiyās al-shabah (par ressemblance globale, le plus fragile des masālik) ; le wāḍiḥ est tout ce qui se tient entre les deux.
  • Seconde variante — la plus parlante :
    • Jalī = awlā : le ḥukm est établi dans le farʿ plus fortement que dans l'aṣl. Illustration classique : l'interdiction de frapper les parents déduite de l'interdiction de leur dire « fi ! » (uff).
    • Wāḍiḥ = musāwī : le farʿ égale l'aṣl — « comme le nabīdh avec le khamr » : même ʿilla d'ébriété, même degré.
    • Khafī = adwan : le farʿ mérite le ḥukm moins que l'aṣl — « comme le qiyās du nénuphar (līnūfar) sur le riz », pour le jāmiʿ de la comestibilité (ṭuʿm) et du fait de pousser dans l'eau : analogie au rattachement ténu, citée comme type même du qiyās faible.
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Qiyās al-ʿilla — la cause énoncée

Le type le plus transparent
Le jāmiʿ énoncé est la ʿilla elle-même : « meurtre volontaire et hostile, donc qiṣāṣ » — pour l'objet contondant comme pour l'arme tranchante.
Type 1 ʿIlla explicite

Définition et exemple canonique

« Ce dans quoi la ʿilla est énoncée explicitement » (mā ṣurriḥa fīhi bihā). Le mujtahid nomme la cause même du ḥukm et montre sa présence dans le farʿ.

  • Exemple du muthaqqal : « le meurtre par objet contondant est un qatl ʿamd ʿudwān (homicide volontaire et hostile), donc le qiṣāṣ y est dû, comme dans le cas de l'arme tranchante (jāriḥ) ». Le jāmiʿ énoncé — homicide volontaire hostile — est la ʿilla du qiṣāṣ.
  • Pourquoi ce nom : parce que ce qui est mentionné pour unir l'aṣl et le farʿ contient la ʿilla elle-même — aucun intermédiaire entre le jāmiʿ et la cause.
  • Équivalences disciplinaires signalées par Zarkashī : les logiciens l'appellent al-qiyās al-jalī et qiyās al-tamthīl (raisonnement par l'exemple) ; les mutakallimīn parlent de radd al-ghāʾib ilā al-shāhid — ramener l'absent (le cas non attesté) au présent (le cas attesté).
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Qiyās al-dalāla — l'indice de la cause

Lāzim, athar, ḥukm
Le jāmiʿ n'est pas la ʿilla mais un signe d'elle, en trois degrés : son concomitant (l'odeur du nabīdh), son effet (le péché du meurtrier), son statut (la diya du groupe).
Type 2 Signe de la ʿilla

Une gradation interne en trois paliers

Le matn est d'une concision remarquable : « mā jumiʿa fīhi bi-lāzimihā fa-atharihā fa-ḥukmihā » — le fa de gradation indique que le concomitant prime l'effet, qui prime le statut. Trois exemples, un par palier :

  • (a) Par le lāzim (concomitant) : le qiyās de l'interdiction du nabīdh sur celle du khamr par le jāmiʿ de « l'odeur capiteuse qui accompagne inséparablement la force enivrante » : l'odeur n'est pas la ʿilla (qui est l'ébriété), mais son concomitant indissociable.
  • (b) Par l'athar (effet) : « le meurtre par objet contondant est un homicide dont l'auteur commet un péché en tant que meurtre, donc le qiṣāṣ y est dû comme pour l'arme tranchante » : le péché (ithm) n'est pas la ʿilla du qiṣāṣ, mais l'un de ses effets.
  • (c) Par le ḥukm (statut) : pour amputer un groupe qui a coupé une seule main, on raisonne : « la diya leur incombe collectivement, donc le qiṣāṣ aussi — comme lorsque un groupe tue un seul homme » : l'obligation de la diya n'est pas la ʿilla du qiṣāṣ, mais un statut issu de la même ʿilla, dont la co-présence trahit la cause commune.
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Qiyās fī maʿnā al-aṣl — la sueur du chien

L'union par négation du fāriq
Sans jāmiʿ énoncé, on élimine toute différence : uriner dans un récipient puis le verser dans l'eau stagnante ; et le ʿarq al-kalb rattaché à sa salive pour le lavage septuple.
Type 3 Ilghāʾ al-fāriq

Le mécanisme

Ici, point de jāmiʿ formulé : on montre que le farʿ est « au sens même de l'aṣl » — toute différence alléguée est annulée (ilghāʾ al-fāriq). Exemple de Zarkashī : rattacher le fait d'uriner dans un récipient puis de le déverser dans l'eau stagnante à l'interdiction d'y uriner directement — quelle différence pertinente ? Aucune. Subkī, rappelle Zarkashī, a déjà nommé ce procédé tanqīḥ al-manāṭ dans les masālik de la ʿilla.

Est-ce encore un « qiyās » ? — le critère d'Imām al-Ḥaramayn

  • La question : Imām al-Ḥaramayn rapporte, au chapitre des tarjīḥāt, une divergence : ce qui est « au sens de l'aṣl » mérite-t-il le nom de qiyās ?
  • Son critère choisi : si la formulation du texte contient déjà une indication vers le cas (fī al-lafẓ ishāra ilayh), ce n'est pas un qiyās — ainsi du rattachement de l'ama au ʿabd : la compréhension du texte y suffit.
  • Sinon, c'est un qiyās : « comme le rattachement de la sueur du chien (ʿarq al-kalb) à sa salive (luʿāb) pour le lavage répété (sept fois) et le frottage à la terre (taʿfīr) » : le ḥadīth ne parle que du récipient léché ; étendre le régime à la sueur exige une véritable opération d'élimination du fāriq.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Zarkashī architecture la division : la force (jalī/khafī) d'un côté, la nature du jāmiʿ de l'autre — mention du jāmiʿ ou annulation du fāriq.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — la double division

الْقِيَاسُ يَنْقَسِمُ بِاعْتِبَارِ الْقُوَّةِ وَالضَّعْفِ إِلَى جَلِيٍّ وَخَفِيٍّ، فَالْجَلِيُّ مَا قُطِعَ فِيهِ بِنَفْيِ الْفَارِقِ أَوْ كَانَ احْتِمَالُ الْفَارِقِ فِيهِ ضَعِيفًا... وَيَنْقَسِمُ بِاعْتِبَارِ الْعِلَّةِ إِلَى قِيَاسِ عِلَّةٍ وَقِيَاسِ دَلَالَةٍ وَقِيَاسٍ فِي مَعْنَى الْأَصْلِ ؛ لِأَنَّهُ إِمَّا أَنْ يَكُونَ بِذِكْرِ الْجَامِعِ أَوْ بِإِلْغَاءِ الْفَارِقِ، فَإِنْ كَانَ بِذِكْرِ الْجَامِعِ فَذَلِكَ الْجَامِعُ إِنْ كَانَ هُوَ الْعِلَّةَ فَهُوَ قِيَاسُ الْعِلَّةِ.

Traduction : « Le qiyās se divise, selon la force et la faiblesse, en manifeste et caché : le manifeste est celui où l'on tranche la négation de la différence, ou bien où l'éventualité de la différence y est faible... Et il se divise, selon la ʿilla, en qiyās de la cause, qiyās de l'indication et qiyās au sens de l'aṣl ; car il procède soit par mention du jāmiʿ, soit par annulation du fāriq ; et s'il procède par mention du jāmiʿ, alors si ce jāmiʿ est la ʿilla elle-même, c'est le qiyās de la ʿilla. »

Deux remarques du commentaire

  • Le consensus interne : « ces types sont l'objet d'un accord entre les partisans du qiyās » — la typologie n'est pas une zone polémique, à la différence de la ḥujjiyya du qiyās elle-même.
  • La division d'al-Shāfiʿī rapportée par Abū al-Ḥusayn : dans al-Muʿtamad, Abū al-Ḥusayn cite, d'après al-Shāfiʿī, la division entre le qiyās « où la ʿilla est avérée » et celui « où elle ne l'est pas » (exemple discuté : l'obligation du jumuʿa pour qui, hors de la ville, entend l'appel) — puis objecte : la ʿilla est le chemin vers le ḥukm ; comment fonder un ḥukm sur une ʿilla non avérée ?
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À retenir

5 principes essentiels
La typologie complète du qiyās — à fixer avant la clôture du livre.
  • Deux axes : la force (jalī / khafī) et la nature du jāmiʿ (ʿilla / dalāla / fī maʿnā al-aṣl)
  • Jalī : nafy al-fāriq certain (ama/ʿabd, ṣabiyya/ṣabī) ou fāriq d'éventualité faible (ʿamyāʾ/ʿawrāʾ) ; khafī : son contraire
  • Division ternaire : awlā (uff → frapper), musāwī (nabīdh/khamr), adwan (nénuphar/riz)
  • Qiyās al-dalāla : par le lāzim (odeur du nabīdh), puis l'athar (péché du meurtrier), puis le ḥukm (diya du groupe) — gradation décroissante
  • Fī maʿnā al-aṣl = ilghāʾ al-fāriq ; pour Imām al-Ḥaramayn ce n'est un qiyās que si le texte ne contient pas déjà d'indication — d'où l'exemple du ʿarq al-kalb rattaché au luʿāb
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise des trois types.

Question

« On interdit le nabīdh par qiyās sur le khamr. Formulez ce même qiyās une fois en qiyās al-ʿilla et une fois en qiyās al-dalāla. Qu'est-ce qui change dans le jāmiʿ énoncé, et pourquoi la première formulation est-elle plus forte que la seconde ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
JALĪ / KHAFĪ
la force
nafy al-fāriq certain ou faible
2
3 DEGRÉS
awlā · musāwī · adwan
uff · nabīdh · nénuphar
3
ʿILLA / DALĀLA
le jāmiʿ
cause ou lāzim → athar → ḥukm
4
MAʿNĀ AL-AṢL
ilghāʾ al-fāriq
ʿarq al-kalb → luʿāb