بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijtihād N°15

النَّفْسُ وَخَوَاتِيمُ مَسَائِلِ الْكَلَامِ

La fin du credo ashʿarite de la khātima · Noms divins, istithnāʾ, istidrāj, l'âme, l'atome · Dernières masāʾil avant le taṣawwuf

Après les anges et les Compagnons (carte 14), le credo de la khātima s'achève par une rafale de masāʾil serrées qui scellent la ʿaqīda ashʿarite du Jamʿ al-Jawāmiʿ. D'abord trois questions où la piété affleure sous la technique : les noms d'Allah sont-ils tawqīfiyya (limités à ce que la révélation autorise) ? Le croyant peut-il dire « je suis croyant, si Allah le veut » sans que cela soit un doute ? Les jouissances accordées au kāfir sont-elles des bienfaits ou un istidrāj ? Puis la question vertigineuse de l'âme : qui est ce « moi » (anā) que chacun désigne ? Le corps, un accident, un souffle subtil, une substance immatérielle comme le veulent les philosophes ? Enfin la « physique du kalām » : le jawhar fard (l'atome indivisible), les accidents qui ne durent pas deux instants, le lieu, le vide, le temps — autant de thèses dont al-Zarkashī rappelle inlassablement la finalité : établir que le monde est créé et que tout, à chaque instant, dépend de son Créateur.

وَأَنَّ أَسْمَاءَ اللَّهِ تَوْقِيفِيَّةٌ، وَأَنَّ الْمَرْءَ يَقُولُ: أَنَا مُؤْمِنٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، خَوْفًا مِنْ سُوءِ الْخَاتِمَةِ لَا شَكًّا فِي الْحَالِ، وَأَنَّ مَلَاذَّ الْكَافِرِ اسْتِدْرَاجٌ، وَأَنَّ الْمُشَارَ إِلَيْهِ بِأَنَا الْهَيْكَلُ الْمَخْصُوصُ، وَأَنَّ الْجَوْهَرَ الْفَرْدَ — وَهُوَ الْجُزْءُ الَّذِي لَا يَتَجَزَّأُ — ثَابِتٌ، وَأَنَّهُ لَا حَالَ — أَيْ لَا وَاسِطَةَ بَيْنَ الْمَوْجُودِ وَالْمَعْدُومِ.

« Et [nous professons] que les noms d'Allah sont tawqīfiyya [fixés par la révélation] ; que l'homme dit : "je suis croyant, si Allah le veut", par crainte d'une mauvaise fin et non par doute sur le présent ; que les jouissances du kāfir sont un istidrāj ; que ce que désigne "moi" est la structure corporelle déterminée ; que la substance indivisible — la partie qui ne se divise plus — est établie ; et qu'il n'y a pas de ḥāl, c'est-à-dire pas d'intermédiaire entre l'existant et le néant. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Khātima (dernières masāʾil du kalām) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 446-461

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Pourquoi du kalām à la fin d'un manuel d'uṣūl

Le Jamʿ al-Jawāmiʿ ne s'arrête pas au taqlīd et à l'iftāʾ : Subkī adjoint au Livre de l'ijtihād un credo complet, puis une khātima de taṣawwuf. Ce n'est pas un caprice d'architecte. L'uṣūl al-fiqh repose tout entier sur des prémisses de kalām — un Législateur unique, un discours divin, un monde créé où Ses jugements s'appliquent — et l'usage classique voulait qu'un compendium des « deux uṣūl » (uṣūl al-dīn et uṣūl al-fiqh) rappelle l'essentiel de la ʿaqīda. Les masāʾil de cette carte paraissent disparates — noms divins, foi, âme, atome, temps — mais Zarkashī en révèle le fil : chacune est une muqaddima du ḥudūth al-ʿālam (la création du monde) et du tawḥīd. Si l'atome existe et que les accidents ne durent pas deux instants, alors le monde ne subsiste pas un seul instant par lui-même : « Ô hommes, c'est vous les pauvres envers Allah » (Fāṭir, 15). La physique du kalām est une école de pauvreté ontologique — et c'est par elle que l'on entre dans le taṣawwuf de la carte 16.

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Vocabulaire essentiel

تَوْقِيفِيَّة tawqīfiyya
« Fixé par la révélation ». Les noms d'Allah ne s'attribuent que sur la base du Kitāb, de la Sunna ou de l'ijmāʿ — sans place pour le qiyās.
الِاسْتِثْنَاءُ فِي الْإِيمَانِ al-istithnāʾ fī l-īmān
Le fait de dire « je suis croyant, in shāʾ Allāh ». Admis par la majorité — par égard pour la fin inconnue (muwāfāt), jamais par doute sur le présent.
اسْتِدْرَاج istidrāj
« Acheminement insensible » vers la perte : les jouissances accordées au rebelle le mènent par degrés au châtiment — « un bras de mer du qadar ».
الْهَيْكَلُ الْمَخْصُوص al-haykal al-makhṣūṣ
« La structure corporelle déterminée ». Position retenue par Subkī : ce que chacun désigne par « moi » est ce corps organisé — contre les philosophes.
الْجَوْهَرُ الْفَرْد al-jawhar al-fard
L'atome du kalām : partie indivisible en acte comme en imagination, dont les corps sont composés. Pierre angulaire de la preuve du ḥudūth al-ʿālam.
حَال ḥāl
Chez les Muʿtazila : attribut d'un existant qui ne serait « ni existant ni inexistant ». Le jumhūr ashʿarite le rejette : pas d'intermédiaire entre être et néant.
1

Les noms d'Allah sont tawqīfiyya

Trois madhāhib sur l'attribution des noms
On ne nomme Allah que comme Il s'est nommé : position d'al-Ashʿarī, nuances du Qāḍī et distinction d'al-Ghazālī entre nom et attribut.
Asmāʾ Tawqīf

Trois positions rapportées par Zarkashī

  • (1) Al-Ashʿarī : aucun nom ni attribut ne s'applique à Allah sans autorisation du Kitāb, de la Sunna ou de l'ijmāʿ. Ibn Fūrak lit ainsi le ḥadīth des quatre-vingt-dix-neuf noms : les « recenser » (aḥṣāhā), c'est s'y tenir exclusivement, sans ajout ni retranchement. Le « déviant dans Ses noms » (mulḥid) pèche par excès — comme le mujassim qui dit « Il est dans une direction » — ou par défaut — comme le jahmite qui refuse de dire « chose », « existant », « entendant », « voyant ».
  • (2) Le Qāḍī Abū Bakr [al-Bāqillānī] : tout terme suggérant une imperfection est exclu ; pour le reste, on s'abstient si la Loi n'a ni autorisé ni interdit. D'autres tranchent : tout terme dénotant une perfection peut être appliqué.
  • (3) Al-Ghazālī : distinction — le nom (ism) exige le tawqīf, l'attribut (ṣifa) non ; car donner à quelqu'un un nom qui ne lui sied pas est déjà inconvenant entre créatures, à plus forte raison envers Allah.
2

« Je suis croyant, si Allah le veut » — l'istithnāʾ

Un débat célèbre, finalement verbal
Interdit pour Abū Ḥanīfa (ce serait un doute), obligatoire pour certains, permis pour la majorité du salaf : tout dépend de ce que vise la condition.
Īmān Istithnāʾ

Trois madhāhib — et un quatrième rare

  • Interdiction : Abū Ḥanīfa et un groupe — l'istithnāʾ serait un doute, et douter de sa foi est kufr.
  • Obligation : par égard pour la muwāfāt (l'état dans lequel on rencontrera Allah), qui est inconnue.
  • Permission : la position de la majorité du salaf — rapportée de ʿUmar et d'Ibn Masʿūd — suivie des shāfiʿites, mālikites, ḥanbalites, d'al-Ashʿarī et des gens du ḥadīth (Sufyān al-Thawrī, Aḥmad). On invoque la parole du Prophète ﷺ : « J'espère être le plus pieux d'entre vous envers Allah », et sa parole sur le mort : « et sur elle il sera ressuscité, si Allah le veut ».
  • Quatrième avis (gharīb) : rapporté d'Aḥmad par Muḥammad b. Naṣr al-Marwazī — istithnāʾ pour l'īmān, pas pour l'islām.

Zarkashī s'étonne du refus d'Abū Ḥanīfa : la pratique est authentiquement rapportée d'Ibn Masʿūd — « le shaykh de son shaykh » — et al-Māturīdī, ḥanafite, l'admet. Surtout, tous conviennent que l'istithnāʾ n'exprime aucun doute sur le credo présent.

3

Les jouissances du kāfir : istidrāj

Bienfait ou piège ?
Allah a-t-il des niʿma envers le kāfir ? Trois avis — et un khilāf que Zarkashī déclare verbal, car tout dépend de la définition du bienfait.
Niʿma Istidrāj

Trois avis — un khilāf verbal

  • Oui : il y a bien des bienfaits sur le kāfir — « ils reconnaissent le bienfait d'Allah puis le renient » (al-Naḥl, 83).
  • Non : ce qu'il reçoit du bas monde est un istidrāj, non un bienfait — « comme du miel empoisonné ». Avis attribué à al-Ashʿarī.
  • Distinction : bienfaits dunyawiyya oui, dīniyya non. Al-Āmidī : nul désaccord chez nos compagnons sur l'absence de niʿma dīniyya envers celui dont Allah sait qu'il persistera dans le kufr ; le débat ne porte que sur les biens d'ici-bas.

Zarkashī tranche : le khilāf est lafẓī. Qui nie les bienfaits ne nie pas les jouissances — il refuse seulement de nommer « bienfait » ce qui s'achève en perdition ; qui les affirme ne conteste pas l'issue — il nomme la forme. Tout revient à définir la niʿma : simple jouissance, ou jouissance avec salut final ? Le premier sens est le plus fort, car Allah a nommé Ses dons aux deux groupes « niʿma » et « ālāʾ ».

4

L'âme : qui est « moi » ?

Le panorama des positions sur la nafs
Subkī retient : « anā » désigne le haykal, la structure corporelle. Face à lui : l'accident, le corps subtil, le sang, et la substance immatérielle des philosophes.
Nafs Haykal

La position de Subkī et ses raisons

Ce que chacun désigne en disant « moi » (anā), c'est — selon beaucoup de mutakallimīn, et c'est l'avis du « jumhūr des créatures » selon al-Rāzī dans al-Maṭālib — la structure corporelle déterminée (al-haykal al-makhṣūṣ) : interrogé sur ce qu'est l'homme, tout être sensé montre cette constitution ; c'est à elle que s'adressent le khiṭāb, la récompense, le châtiment, l'éloge et le blâme. L'usage du Qurʾān le confirme : « Nous avons créé l'homme d'un extrait d'argile » — et c'est le corps qui est créé d'argile.

  • Objection (Ṣāḥib al-Ṣaḥāʾif) : l'homme demeure le même du début à la fin de sa vie, alors que le corps ne cesse de se renouveler et de se dissoudre.
  • Argument du Ṣāḥib al-Taḥrīr : quand tu dis « moi », tu ne vises aucun de tes membres — chacun d'eux est « lui », extérieur à ce que tu appelles « moi ». Le référent de « anā » est donc autre chose que le corps et ses parties : c'est cela qu'on nomme nafs.
  • Le panorama d'al-Āmidī (Abkār al-afkār) : la nafs est-elle accident ou substance ? Accident : un accident propre, le tempérament (mizāj), la vie, la figure. Substance composée : un corps logé dans cette enveloppe — pour certains le sang ; pour les médecins le rūḥ, corps subtil vaporeux issu du ventricule gauche du cœur, source de la vie — et le Qāḍī Abū Bakr y incline. Substance simple : voir le bloc suivant.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
La thèse des philosophes sur l'âme, le double étonnement de Zarkashī envers Subkī, et la question d'Aristote mourant.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — la thèse des philosophes

وَالْقَائِلُونَ بِالْجَوْهَرِ الْبَسِيطِ اخْتَلَفُوا، فَقِيلَ: جَوْهَرٌ مَعْقُولٌ غَيْرُ مُتَحَيِّزٍ، مُجَرَّدٌ عَنِ الْمَادَّةِ دُونَ عَلَائِقِهَا، وَهُوَ مَذْهَبُ فُحُولِ الْفَلَاسِفَةِ... وَظَاهِرُ كَلَامِ الْأَشْعَرِيِّ أَنَّهُ جِسْمٌ لَطِيفٌ، وَهُوَ الْأَظْهَرُ عِنْدَ الْأَئِمَّةِ وَجَاءَتْ بِهِ الْأَحَادِيثُ.

Traduction : « Les tenants de la substance simple ont divergé. On a dit : une substance intelligible, non spatiale, séparée de la matière mais non de ses attaches — c'est la position des maîtres des philosophes... Et l'apparence du propos d'al-Ashʿarī est que [l'âme] est un corps subtil : c'est l'avis le plus manifeste chez les imams, et les ḥadīths l'attestent. » Al-Rāzī rapporte d'al-Ghazālī (et c'est le choix d'al-Bayḍāwī dans al-Ṭawāliʿ, l'avis de « la plupart des vérificateurs parmi les ṣūfīs », d'al-Ḥalīmī et d'al-Rāghib) : une substance séparée, ni spatiale ni inhérente à un substrat.

Le double étonnement de Zarkashī envers Subkī

  • Premier étonnement : Subkī avait choisi ailleurs l'imsāk — la suspension du jugement sur la rūḥ. Comment peut-il trancher ici ? Interrogé sur la conciliation, Subkī répondit : « il n'y a pas de lien entre les deux questions » — l'une porte sur la réalité de la rūḥ (accident, substance ?) : là il se tait ; l'autre sur le référent de « anā » (le corps ou la rūḥ ?) : là il tranche. Zarkashī juge la réponse fragile (fīhi naẓar) : qui dit « anā = haykal » présuppose le corps vivant, donc une thèse sur l'âme.
  • Second étonnement — la question d'al-Rāzī : le plus connu des connus est soi-même ; comment un tel désaccord est-il possible ? Al-Rāzī cite la réponse attribuée à Aristote mourant : interroger autrui sur sa propre âme, c'est comme le malade qui interroge le médecin sur son mal, ou l'aveugle sur sa couleur. Et il résout : savoir que la nafs existe est immédiat et n'a pas besoin de définition ; savoir ce qu'elle est en détail est une autre affaire — c'est là que les voies se séparent.
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Le jawhar fard et la physique du kalām

L'atome, les accidents, le lieu, le vide, le temps
Une série de thèses « physiques » dont la finalité est unique : prouver que le monde est créé et qu'il dépend à chaque instant de son Créateur.
Kalām Ḥudūth

L'atome est établi — contre les philosophes et al-Naẓẓām

Les gens de la vérité tiennent que le corps est composé de parties indivisibles — en acte comme en imagination — nommées jawāhir mufrada. La plupart des philosophes, al-Naẓẓām et al-Kindī l'ont nié : tout corps serait divisible à l'infini. Réfutation : il s'ensuivrait que les parties d'un grain de moutarde égalent celles d'une montagne (les deux étant infinies) — absurde. L'erreur vient du wahm (l'imagination) qui juge l'insensible d'après le sensible. Fakhr al-Dīn al-Rāzī penche pour le waqf, qu'al-Muqtaraḥ déclare « le choix » — mais le matn tranche : thābit.

  • La fāʾida de la masʾala : c'est une prémisse du ḥudūth al-ʿālam. Si le corps est composé d'atomes, il ne peut être vide des accidents advenus (mouvement, repos, réunion, séparation) ; or ce qui ne précède pas l'advenu est advenu — c'est la voie de nos imams pour prouver la création du monde.
  • Les accidents ne durent pas deux instants (lā yabqā zamānayn) : le monde ne subsiste donc pas un instant par lui-même ; il a besoin de son Créateur pour l'existence et pour la durée — « Ô hommes, c'est vous les pauvres envers Allah ». Zarkashī : « considère ce ressort sur lequel la masʾala est bâtie, et demande pardon pour qui l'a dégagé ».
  • Pas de ḥāl : contre les Muʿtazila (et un des deux avis du Qāḍī et d'Imām al-Ḥaramayn — qui s'est rétracté dans al-Madārik : « nous tranchons leur négation » ; aussi attribuer la thèse aux deux, note Zarkashī, « n'est pas exact »). Rien n'est « ni existant ni inexistant ».
  • Compléments : les relations (nisab, iḍāfāt) sont des considérations de l'esprit, non des réalités ; l'accident ne subsiste pas dans un accident ni dans deux substrats ; les corps ne s'interpénètrent pas ; les distances sont finies ; le lieu (trois définitions), le vide (possible) et le temps — défini au choix de Subkī comme « la concomitance d'un advenu imaginé et d'un advenu connu, pour lever l'indétermination ».
6

La ladhdha — qu'est-ce que le plaisir ?

Du plaisir sensible au plaisir de connaître
Al-Rāzī réserve le vrai plaisir aux connaissances ; Ibn Zakariyyā n'y voit que la fin d'une douleur ; le choix : une réalité vécue qui ne se définit pas.
Ladhdha Wijdān

Trois conceptions du plaisir

  • Al-Rāzī (et le Shaykh al-Imām) : le plaisir véritable se réduit aux connaissances (al-maʿārif) — pures, sans fin, durables ; les plaisirs sensibles ne sont que la dissipation d'une douleur (manger apaise la faim). Il composa là-dessus son épître Taḥqīr al-ladhdhāt al-jismāniyya, avec une hiérarchie : plaisirs sensibles (partagés avec les bêtes), plaisirs imaginaires — le pouvoir et la prééminence : « la dernière chose à sortir de la tête des véridiques est l'amour du commandement » —, plaisirs intellectuels, les seuls réels. Reprise d'al-Ghazālī : la sagesse n'est savourée que du sage, et le nourrisson qui préfère le lait au miel ne prouve rien contre le miel.
  • Ibn Zakariyyā [al-Rāzī, le médecin] : le plaisir est purement négatif — la délivrance de la douleur. Objection de l'Imām : la beauté aperçue à l'improviste, le trésor trouvé par hasard, réjouissent sans douleur préalable.
  • Ibn Sīnā : le plaisir est « la perception du convenable » (idrāk al-mulāʾim). Mais le matn corrige : la perception n'est pas le plaisir même — elle est de ses concomitants (min malzūmihā).
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À retenir

5 principes essentiels
La fin du credo — à fixer avant d'entrer dans la khātima de taṣawwuf.
  • Les noms d'Allah sont tawqīfiyya : pas de qiyās sur les noms divins ; les ẓawāhir et les āḥād suffisent comme preuve (Ibn al-Qushayrī, Āmidī)
  • « Anā muʾmin in shāʾ Allāh » est légitime : par crainte de la mauvaise fin, jamais par doute sur le présent — le débat avec Abū Ḥanīfa est lafẓī
  • Les jouissances du kāfir sont un istidrāj — « du miel empoisonné » ; le désaccord se réduit à la définition de la niʿma
  • « Moi » désigne le haykal makhṣūṣ selon Subkī ; les philosophes y voient une substance immatérielle, al-Ashʿarī un jism laṭīf — et Zarkashī signale la tension avec l'imsāk de Subkī sur la rūḥ
  • Le jawhar fard est établi et les accidents ne durent pas deux instants : toute la physique du kalām sert une seule fin — le ḥudūth al-ʿālam et la dépendance continue du monde envers Allah
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise de la carte.

Question

« Zarkashī adresse à Subkī une objection de cohérence : comment peut-il affirmer que "anā" désigne le haykal makhṣūṣ, alors qu'il a choisi ailleurs l'imsāk (la suspension du jugement) au sujet de la rūḥ ? Reproduisez la réponse de Subkī — et expliquez pourquoi Zarkashī la juge discutable. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
NOMS
tawqīfiyya
ni ajout ni retrait
2
ĪMĀN
in shāʾ Allāh
khātima, non doute
3
ÂME
anā = haykal
vs jawhar mujarrad
4
ATOME
jawhar fard
→ ḥudūth al-ʿālam