بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°5

دَلَالَةُ الِاقْتِضَاءِ وَالْإِيمَاءِ وَالْإِشَارَةِ

Comment le mot signifie · Muṭābaqa, taḍammun, iltizām · Manṭūq ṣarīḥ et ghayr ṣarīḥ : iqtiḍāʾ, īmāʾ, ishāra

Avant de quitter le manṭūq pour le mafhūm, Subkī démonte la machine de la signification. Premier étage, hérité des logiciens : le mot indique son sens entier par muṭābaqa, une partie de ce sens par taḍammun, et son corrélat mental par iltizām — avec un débat serré : ces dalālāt sont-elles « lexicales » ou « rationnelles » ? Deuxième étage, propre aux uṣūliyyūn : le manṭūq lui-même se dédouble. Tantôt le mot signifie par sa forme même — manṭūq ṣarīḥ ; tantôt il signifie par ce qui accompagne nécessairement l'énoncé — manṭūq ghayr ṣarīḥ, qui se décline en iqtiḍāʾ (un sous-entendu requis pour que l'énoncé soit véridique ou valide), ishāra (une conséquence non visée mais inévitable) et īmāʾ (la suggestion d'une cause — que Subkī renvoie au chapitre du qiyās). Al-Zarkashī illustre chaque catégorie par ses exemples canoniques : « rufiʿa ʿan ummatī… », ﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾, « aʿtiq ʿabdaka ʿannī », et le verset de la nuit du jeûne d'où l'on déduit la validité du jeûne du junub.

وَدَلَالَةُ اللَّفْظِ عَلَى مَعْنَاهُ مُطَابَقَةٌ، وَعَلَى جُزْئِهِ تَضَمُّنٌ، وَلَازِمِهِ الذِّهْنِيِّ الْتِزَامٌ. ثُمَّ الْمَنْطُوقُ إِنْ تَوَقَّفَ الصِّدْقُ أَوِ الصِّحَّةُ عَلَى إِضْمَارٍ فَدَلَالَةُ اقْتِضَاءٍ، وَإِنْ لَمْ يَتَوَقَّفْ وَدَلَّ عَلَى أَمْرٍ لَمْ يُقْصَدْ فَدَلَالَةُ إِشَارَةٍ.

« La dalāla du mot sur son sens [entier] est muṭābaqa ; sur une partie de celui-ci, taḍammun ; sur son corrélat mental, iltizām. Puis, [pour] le manṭūq : si la véridicité ou la validité dépend d'un sous-entendu, c'est une dalāla d'iqtiḍāʾ ; si elle n'en dépend pas et que [le mot] indique une chose non visée, c'est une dalāla d'ishāra. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (dalālāt al-manṭūq) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 70-72

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Deux voies pour signifier

Zarkashī ouvre la masʾala de l'iqtiḍāʾ par une distinction structurante : le mot indique le sens par deux voies. Soit par sa forme même (bi-ṣīghatihi) — c'est le manṭūq ṣarīḥ, le régime ordinaire étudié à la carte 4. Soit par l'accompagnement d'une chose que le locuteur a en vue sans l'exprimer, se dispensant de la dire en disant son corrélat — c'est le manṭūq ghayr ṣarīḥ, qui « se divise en dalāla d'iqtiḍāʾ et d'ishāra ». Cette page du Tashnīf est l'une des plus utilisées du bāb : c'est elle qui permet de classer correctement des inférences aussi différentes que la levée du statut de l'erreur (« rufiʿa ʿan ummatī »), le sous-entendu « les habitants » dans ﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾, la propriété implicite dans « affranchis ton esclave pour moi », et le jeûne du junub déduit du verset de la nuit du Ramaḍān. Quatre inférences, deux mécanismes, une seule grille.

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Vocabulaire essentiel

مُطَابَقَة muṭābaqa
Dalāla du mot sur la totalité de son sens posé — « insān » sur « animal rationnel ». Nommée ainsi pour la coïncidence (taṭābuq) du mot et du sens.
تَضَمُّن taḍammun
Dalāla sur une partie du sens — « insān » sur « animal » seul. Le sens entier contient (taḍammana) ses parties.
اِلْتِزَام iltizām
Dalāla sur le corrélat mental (lāzim dhihnī) du sens — comme « cécité » qui fait penser à « vue ». Le luzūm exigé est dans l'esprit, non dans le monde.
دَلَالَةُ الِاقْتِضَاءِ dalālat al-iqtiḍāʾ
Sous-entendu (iḍmār) requis pour que l'énoncé soit véridique, rationnellement intelligible ou valide en droit.
دَلَالَةُ الْإِشَارَةِ dalālat al-ishāra
Indication d'une chose non visée par l'énoncé mais qui en découle nécessairement — saisie « du coin de l'œil » du texte.
الْإِيمَاء al-īmāʾ
La suggestion : comprendre qu'un waṣf est la cause du ḥukm qui lui est accolé (par ex. avec le fāʾ de succession). Subkī le traite au chapitre du qiyās.
1

Muṭābaqa, taḍammun, iltizām — la trichotomie de base

L'héritage des logiciens
Le mot indique son sens entier, une partie de celui-ci, ou son corrélat mental — et pourquoi le luzūm exigé est « dhihnī ».
Trichotomie Lāzim dhihnī

Une division exhaustive

Le mot indique son sens posé, ou non. S'il l'indique en entier : muṭābaqa — « insān » sur « animal rationnel ». Sinon, il indique soit une partie du sens : taḍammun — « insān » sur « animal » seul ou « rationnel » seul —, soit une chose extérieure au sens mais qui lui est liée : iltizām — « insān » sur « capable d'écrire » ou « de rire ».

  • Pourquoi « dhihnī » : le luzūm requis est mental, non extérieur. Preuve par « cécité » : elle indique « la vue » par iltizām, alors qu'aucun luzūm n'existe entre elles dans le monde — c'est dans l'esprit que penser l'une force à penser l'autre.
  • La nuance du Maḥṣūl : al-Rāzī précise que le luzūm dhihnī requis est le luzūm apparent, non strictement certain — sinon on ne pourrait pas dire « yad » pour « pouvoir », puisqu'une main peut être paralysée.
  • Logiciens vs uṣūliyyūn : exiger le luzūm dhihnī est la position des manāṭiqa ; les uṣūliyyūn et les gens du bayān admettent l'iltizām dès qu'un sens extérieur au signifié est compris — par luzūm mental, par convention, ou même par qarāʾin externes. D'où le fait que clarté et obscurité y varient selon les personnes et les situations.
  • L'objection d'al-Qarāfī : la dalāla du ʿāmm sur ses individus échapperait aux trois catégories — Zarkashī renvoie la réponse au bāb al-ʿumūm.
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Lexicales ou rationnelles ? Trois madhāhib

Le statut des trois dalālāt
Subkī : la muṭābaqa seule est lafẓiyya, les deux autres ʿaqliyya — contre al-Āmidī/Ibn al-Ḥājib et contre « toutes lafẓiyya ».
Divergence Lafẓī / ʿaqlī

Le matn : « la première est lexicale, les deux autres rationnelles »

  • Avis 1 (retenu par Subkī) : seule la muṭābaqa est waḍʿiyya : l'esprit passe du mot au sens directement. Le taḍammun et l'iltizām sont ʿaqliyyān : le mot n'a pas été posé pour la partie ni pour le lāzim — c'est la raison qui y transite. C'est le choix de l'auteur du Maḥṣūl, suivi d'Ibn al-Tilimsānī et d'al-Hindī.
  • Avis 2 : toutes trois sont lafẓiyya — le waḍʿ du mot pour le tout est aussi le véhicule de la compréhension de la partie et du lāzim. Attribué « au plus grand nombre » par certains.
  • Avis 3 (al-Āmidī, Ibn al-Ḥājib) : le taḍammun est waḍʿī comme la muṭābaqa (la partie est incluse dans le posé), l'iltizām seul est ʿaqlī (le lāzim est extérieur).
  • L'arbitrage de Zarkashī : en vérité, waḍʿ et ʿaql ont chacun une part dans le taḍammun et l'iltizām : rationnelles quant au transit de l'esprit, « positionnelles » quant à la cause de ce transit. Le débat est donc largement verbal — certains ont d'ailleurs contesté qu'il ait un objet réel.
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Manṭūq ṣarīḥ et ghayr ṣarīḥ

La charnière de la carte
Le mot signifie par sa forme — ou par ce qui accompagne nécessairement l'énoncé : c'est là que naissent iqtiḍāʾ et ishāra.
Distinction Ṣarīḥ / ghayr ṣarīḥ

Les deux voies de la signification

Zarkashī formule le principe : le mot indique le sens par deux voies — par sa forme même (bi-ṣīghatihi), ou par l'accompagnement d'une chose que le locuteur a en vue : il se dispense alors de l'exprimer en exprimant son corrélat.

  • Manṭūq ṣarīḥ : la dalāla passe par la ṣīgha — muṭābaqa et taḍammun. C'est le manṭūq « explicite » : naṣṣ et ẓāhir de la carte 4.
  • Manṭūq ghayr ṣarīḥ : la dalāla passe par un accompagnement nécessaire de l'énoncé — c'est le domaine de l'iltizām. Il se divise en iqtiḍāʾ (le sous-entendu est requis pour la véridicité ou la validité) et ishāra (la chose comprise n'est pas visée mais découle de l'énoncé). L'īmāʾ complète le tableau chez ceux qui, comme Ibn al-Ḥājib, le mentionnent ici.
  • Critère de tri : demandez-vous : l'énoncé a-t-il besoin de ce sens pour tenir debout ? Si oui → iqtiḍāʾ. Sinon, ce sens était-il visé par le locuteur ? Si non → ishāra. Est-ce un waṣf présenté comme cause ? → īmāʾ.
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Dalālat al-iqtiḍāʾ — trois sous-entendus nécessaires

Ṣidq · ʿaql · sharʿ
« Rufiʿa ʿan ummatī… », ﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾, « aʿtiq ʿabdaka ʿannī » : trois énoncés qui ne tiennent que par un iḍmār.
Iqtiḍāʾ Iḍmār

Les trois types et leurs exemples canoniques

  • (a) Requis pour la véridicité (ṣidq) : « رُفِعَ عَنْ أُمَّتِي الْخَطَأُ وَالنِّسْيَانُ » — l'erreur et l'oubli surviennent bel et bien dans la communauté ; pour que la parole du Prophète ﷺ soit véridique, il faut sous-entendre la levée du statut (ḥukm) ou de la sanction (muʾākhadha), l'énoncé ne pouvant être porté sur sa lettre.
  • (b) Requis rationnellement (ʿaqlan) : ﴿فَانْفَلَقَ﴾ — l'énoncé ne s'ordonne qu'en sous-entendant « il frappa, et [la mer] se fendit » ; et ﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾ — interroger des murs n'est pas intelligible : il faut sous-entendre ahl al-qarya, « les habitants ». À l'objection « mais un miracle rendrait possible d'interroger la pierre ! », Zarkashī répond : le miracle se produirait avec n'importe quel objet inerte ; la mention spécifique de la qarya montre qu'autre chose que l'iʿjāz est visé.
  • (c) Requis en droit (sharʿan) : « أَعْتِقْ عَبْدَكَ عَنِّي عَلَى أَلْفٍ » — affranchir pour moi suppose que je possède l'esclave : on sous-entend donc un transfert de propriété juste avant l'affranchissement, car al-ʿitq sans milk n'est pas valide en droit.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
La définition de l'iqtiḍāʾ par ses trois nécessités — et la divergence ḥanafite : al-Bazdawī réserve le nom de « muqtaḍā » au seul troisième type.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf

الِاقْتِضَاءُ: وَهُوَ مَا يُفْهَمُ عِنْدَ اللَّفْظِ وَلَا يَكُونُ مَنْطُوقًا بِهِ، وَلَكِنْ يَكُونُ مِنْ ضَرُورَةِ الْمَنْطُوقِ بِهِ: إِمَّا مِنْ حَيْثُ إِنَّهُ لَا يُمْكِنُ أَنْ يَكُونَ الْمُتَكَلِّمُ صَادِقًا إِلَّا بِهِ، أَوْ أَنَّهُ لَا يَثْبُتُ الْمَلْفُوظُ بِهِ عَقْلًا إِلَّا بِهِ، أَوْ أَنَّهُ يَمْتَنِعُ ثُبُوتُهُ شَرْعًا إِلَّا بِهِ.

Traduction : « L'iqtiḍāʾ : c'est ce qui est compris à l'occasion du mot sans être énoncé par lui, mais qui relève de la nécessité de ce qui est énoncé : soit que le locuteur ne puisse être véridique sans lui, soit que ce qui est énoncé ne puisse s'établir rationnellement sans lui, soit que son établissement soit impossible en droit sans lui. »

La divergence ḥanafite rapportée par Zarkashī

  • Position shāfiʿīte : appeler les trois types « dalālat iqtiḍāʾ » — c'est le choix de « nos compagnons » (aṣḥābunā), suivi par le matn.
  • Position d'al-Bazdawī et d'un groupe de Ḥanafites : le muqtaḍā proprement dit n'est que le troisième type (nécessité juridique) ; les deux premiers relèvent du maḥdhūf (élidé) et du muḍmar.
  • Leur critère de distinction : avec le muqtaḍā, expliciter le sous-entendu ne change pas la physionomie ni l'iʿrāb de la phrase — elle reste telle quelle ; avec le maḥdhūf, au contraire — comme ﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾ —, l'explicitation remodèle l'énoncé.
5

Dalālat al-ishāra — la conséquence non visée

Le jeûne du junub
Du verset de la nuit du jeûne, on déduit la validité du jeûne de celui qui se réveille junub — inférence remontant à Muḥammad b. Kaʿb al-Quraẓī.
Ishāra Lam yuqṣad

Le mécanisme et l'exemple canonique

Si la validité ou la véridicité ne dépend pas d'un sous-entendu, mais que l'énoncé indique une chose qui n'était pas visée par lui — un de ses « accompagnements » — la dalāla est dite ishāra : le texte la montre comme du coin de l'œil.

  • L'exemple : ﴿أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ الصِّيَامِ الرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَائِكُمْ﴾ … ﴿حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الْأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الْأَسْوَدِ مِنَ الْفَجْرِ﴾ — le rapport conjugal est licite jusqu'à l'aube. Donc celui qui en use à l'extrême fin de la nuit entre dans le jour en état de janāba… et son jeûne est valide. Or le verset ne visait nullement à régler le jeûne du junub : c'en est la conséquence inévitable.
  • La filiation : Zarkashī rapporte que cet istinbāṭ est attribué à Muḥammad b. Kaʿb al-Quraẓī, des grands imams des tābiʿīn.
  • Différence avec l'iqtiḍāʾ : ôtez « la validité du jeûne du junub » : le verset reste véridique, intelligible et valide. Le sens inféré n'est pas requis — il est entraîné. C'est tout l'écart entre les deux dalālāt.
6

L'īmāʾ — pourquoi Subkī l'omet ici

Un choix de composition
Ibn al-Ḥājib mentionne ici la dalāla du tanbīh wa-l-īmāʾ ; Subkī la réserve au chapitre du qiyās pour éviter la redite.
Īmāʾ Renvoi au qiyās

La suggestion de la cause

Ibn al-Ḥājib ajoute ici une troisième dalāla du manṭūq ghayr ṣarīḥ : la dalālat al-tanbīh wa-l-īmāʾ — comprendre qu'un waṣf est la ʿilla du ḥukm qui lui est accolé, notamment lorsque le ḥukm suit le waṣf avec le fāʾ de succession immédiate (fāʾ al-taʿqīb). Exemple type de la tradition : « Affranchis un esclave ! » dit à celui qui vient d'avouer son rapport en plein jour de Ramaḍān — l'ordre suggère que la transgression est la cause de la kaffāra.

  • Le choix de Subkī : il « néglige » l'īmāʾ ici — non par omission, mais, explique Zarkashī, par fuite devant la répétition (firāran min al-takrār) : il le traite au chapitre du qiyās, parmi les voies d'établissement de la ʿilla (masālik al-ʿilla).
  • Ce qu'il faut en retenir : dans la grille complète des uṣūliyyūn, le manṭūq ghayr ṣarīḥ a trois branches — iqtiḍāʾ, īmāʾ, ishāra — distinguées par le rapport du sens inféré à l'intention : requis et visé (iqtiḍāʾ), visé comme cause (īmāʾ), non visé (ishāra).
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À retenir

5 principes essentiels
La grille complète des dalālāt du manṭūq — avant d'entrer dans le mafhūm.
  • Trois dalālāt de base : muṭābaqa (sens entier), taḍammun (partie), iltizām (lāzim dhihnī)
  • Pour Subkī, la première est lafẓiyya, les deux autres ʿaqliyyatān — Zarkashī montre que waḍʿ et ʿaql ont chacun une part
  • Manṭūq ṣarīḥ : par la ṣīgha ; manṭūq ghayr ṣarīḥ : par accompagnement nécessaire — iqtiḍāʾ, īmāʾ, ishāra
  • L'iqtiḍāʾ a trois nécessités : ṣidq (« rufiʿa ʿan ummatī »), ʿaql (﴿وَاسْأَلِ الْقَرْيَةَ﴾), sharʿ (« aʿtiq ʿabdaka ʿannī ») — les Ḥanafites (al-Bazdawī) réservent « muqtaḍā » au troisième
  • L'ishāra indique le non-visé (jeûne du junub) ; l'īmāʾ (waṣf-cause) est renvoyé par Subkī au chapitre du qiyās
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question simple pour vérifier la maîtrise de la frontière iqtiḍāʾ / ishāra.

Question

« La validité du jeûne du junub, déduite du verset de la nuit du jeûne, relève de l'ishāra et non de l'iqtiḍāʾ. Justifiez ce classement en appliquant le critère du matn : de quoi “la véridicité ou la validité” de l'énoncé dépend-elle dans chaque cas ? Que deviendrait le verset si l'on retirait le sens inféré ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
BASE
3 dalālāt
tout · partie · lāzim dhihnī
2
IQTIḌĀʾ
requis
ṣidq · ʿaql · sharʿ
3
ĪMĀʾ
waṣf-cause
fāʾ al-taʿqīb → qiyās
4
ISHĀRA
non visé
jeûne du junub