بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Kitāb N°12

الْمُشْتَقُّ

Le dérivé et la dérivation · Faut-il que le sens subsiste pour que le nom soit vrai ? · « Le voleur » l'est-il encore après le vol ?

« Frappeur », « voleur », « croyant » : ces noms dérivés (mushtaqq) portent une qualité — mais combien de temps ? Subkī définit d'abord l'ishtiqāq : « ramener un mot à un autre, fût-ce un majāz, pour une affinité de sens et de lettres radicales », avec changement obligatoire. Puis viennent les règles : nul ne reçoit un nom dérivé d'une qualité qui ne subsiste pas en lui — contre les Muʿtazilites, qui en avaient besoin pour dire Dieu « parlant » d'une parole créée hors de Lui, et Ibrāhīm « immolateur » sans Ismāʿīl « immolé ». Enfin la grande question, lourde de conséquences juridiques : pour que le dérivé soit ḥaqīqa, faut-il que perdure ce dont il dérive (baqāʾ al-mushtaqq minhu) ? Le jumhūr l'exige « si c'est possible, sinon le dernier fragment suffit » — et Subkī précise contre al-Qarāfī que la « vérité selon l'état » s'entend de l'état de qualification (talabbus), non de l'état d'énonciation. Al-Zarkashī déroule le débat jusqu'aux versets du voleur et du fornicateur.

الِاشْتِقَاقُ: رَدُّ لَفْظٍ إِلَى آخَرَ وَلَوْ مَجَازًا، لِمُنَاسَبَةٍ بَيْنَهُمَا فِي الْمَعْنَى وَالْحُرُوفِ الْأَصْلِيَّةِ، وَلَا بُدَّ مِنْ تَغْيِيرٍ. وَقَدْ يَطَّرِدُ كَاسْمِ الْفَاعِلِ، وَقَدْ يَخْتَصُّ كَالْقَارُورَةِ. وَمَنْ لَمْ يَقُمْ بِهِ وَصْفٌ لَمْ يَجُزْ أَنْ يُشْتَقَّ لَهُ مِنْهُ اسْمٌ، خِلَافًا لِلْمُعْتَزِلَةِ. وَالْجُمْهُورُ عَلَى اشْتِرَاطِ بَقَاءِ الْمُشْتَقِّ مِنْهُ فِي كَوْنِ الْمُشْتَقِّ حَقِيقَةً إِنْ أَمْكَنَ، وَإِلَّا فَآخِرُ جُزْءٍ، وَثَالِثُهَا الْوَقْفُ. وَمِنْ ثَمَّ كَانَ اسْمُ الْفَاعِلِ وَالْمَفْعُولِ حَقِيقَةً بِاعْتِبَارِ الْحَالِ — أَيْ حَالِ التَّلَبُّسِ لَا النُّطْقِ — خِلَافًا لِلْقَرَافِيِّ.

« La dérivation : ramener un mot à un autre — fût-ce par majāz — en raison d'une affinité entre eux dans le sens et dans les lettres radicales ; un changement est indispensable. Elle peut être régulière, comme le participe actif, ou propre à un cas, comme la qārūra (fiole). Celui en qui une qualité ne subsiste pas ne peut recevoir de nom qui en dérive — contrairement aux Muʿtazilites. Le jumhūr conditionne la vérité du dérivé à la subsistance de ce dont il dérive, si elle est possible, sinon à son dernier fragment ; troisième avis : la suspension. De là, le participe actif et passif est ḥaqīqa au regard de l'état — c'est-à-dire l'état de qualification, non celui de l'énonciation —, contrairement à al-Qarāfī. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Kitāb (al-mushtaqq) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 93-96

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Pourquoi le dérivé est une masʾala de fiqh

Derrière la grammaire, des vies : ﴾وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا﴾ — « le voleur », au moment où on le juge, ne vole plus. Si le dérivé n'était vrai que de qui est actuellement qualifié, le verset ne s'appliquerait à personne : nul n'est amputé en flagrant délit. C'est l'objection d'al-Qarāfī, qui en tirait que ces versets sont des majāz « au regard de qui fut qualifié dans le passé ». Subkī et Zarkashī répondent par une thèse héritée de Taqī al-Dīn al-Subkī : le participe, comme tous les noms, n'indique aucun temps — « ḍārib » signifie « qualifié par le frapper », sans dire quand ; croire qu'il signifie le présent est une illusion née de l'usage, comme « ceci est une pierre » ne dit pas le temps de la pierre. La « vérité selon l'état » s'entend donc de l'état de talabbus (le moment où la qualité est effectivement revêtue), non du moment où l'on parle. Le verset vise quiconque revêt la qualité de voleur — au moment où il la revêt — et le statut le suit.

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Vocabulaire essentiel

اشْتِقَاقٌ ishtiqāq
Dérivation : rattacher un mot (farʿ) à un autre (aṣl) par communauté de sens et de lettres radicales, avec changement.
مُشْتَقٌّ مِنْهُ al-mushtaqq minhu
Ce dont on dérive : le maṣdar (« le frapper ») dont « frappeur » est tiré. Sa subsistance conditionne, selon le jumhūr, la vérité du dérivé.
بَقَاءُ الْمَعْنَى baqāʾ al-maʿnā
Subsistance du sens : la qualité doit perdurer pour que le nom dérivé reste ḥaqīqa — sinon il devient majāz.
حَالُ التَّلَبُّسِ ḥāl al-talabbus
L'état de revêtement de la qualité : le moment où l'on frappe, vole, prie — par opposition à ḥāl al-nuṭq, le moment où l'on parle.
مُطَّرِدٌ / مُخْتَصٌّ muṭṭarid / mukhtaṣṣ
Dérivé régulier (tout agent est « fāʿil ») ou réservé (la qārūra est seule nommée du « repos » du liquide — non tout contenant).
تَغْيِيرٌ taghyīr
Le changement obligatoire entre l'aṣl et le farʿ : par lettre, voyelle ou les deux — quinze configurations recensées, réel ou estimé (taqdīrī).
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L'ishtiqāq — définition et trois espèces

Aṣghar, ṣaghīr, akbar
Ramener un mot à un autre pour une affinité de sens et de radicales, avec changement — et la dérivation depuis le majāz est licite.
Définition Ishtiqāq

L'analyse du matn

  • « Radd lafẓ ilā ākhar » : faire de l'un la racine, de l'autre la branche — le farʿ se « ramène » à l'aṣl.
  • « Wa-law majāzan » : on peut dériver depuis un sens figuré — contre le Qāḍī Abū Bakr et al-Ghazālī qui l'interdisaient. Preuve : l'istiʿāra tabaʿiyya des rhétoriciens, unanimement admise, est une dérivation depuis un maṣdar métaphorique.
  • « Li-munāsaba fī al-maʿnā wa-l-ḥurūf al-aṣliyya » : le farʿ contient le sens de l'aṣl — avec excédent (ḍārib = le frapper + l'agent) ou sans (qatl maṣdar de qatala) ; les augments ne comptent pas, et une radicale peut même tomber pour empêchement (khaf, de khawf). L'ordre des lettres (tartīb) est requis pour l'espèce courante.
  • « Wa-lā budda min taghyīr » : réel ou estimé (le mot fulk, identique au singulier et au pluriel, change « en estimation ») ; objection des maṣdar ṭalab/ghalab résolue : la place des voyelles y diffère bien à l'analyse.
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Muṭṭarid ou mukhtaṣṣ — et nul nom sans qualité subsistante

Contre les Muʿtazilites
Le dérivé peut être régulier (fāʿil) ou réservé (qārūra) ; et celui en qui la qualité ne subsiste pas ne reçoit pas le nom dérivé.
Règles Kalām

Régularité et réserve

Le participe actif s'étend à tout porteur de l'action — de même le participe passif, l'adjectif assimilé, l'élatif, les noms de temps, de lieu et d'instrument. Mais la qārūra (du « repos », qarār, du liquide), la dajāja, le dabarān : la langue a réservé ces noms à certains porteurs du sens. La règle de Zarkashī : quand le sens est visé comme simple légitimant de la nomination (muṣaḥḥiḥ), le nom s'étend ; quand il est visé dans tel porteur particulier, il se réserve. D'où l'adage : la dérivation n'oblige pas à la régularité — « ils ont nommé la dābba de son rampement sans nommer dābba tout ce qui rampe ».

L'arrière-plan théologique : Dieu « parlant », Ibrāhīm « immolateur »

  • L'enjeu : tous nomment Dieu mutakallim — dérivé de « kalām ». Pour les Ashʿarites, la Parole subsiste en Lui (kalām nafsī) : le dérivé suit la règle. Pour les Muʿtazilites, Dieu crée la parole dans un corps (la Table, le buisson) : ils doivent donc admettre qu'on reçoive un nom dérivé d'une qualité qui ne subsiste pas en soi.
  • Réplique ashʿarite : s'il en était ainsi, le support de la parole créée devrait être nommé « parlant » — le buisson serait mutakallim, ce que nul ne dit.
  • Le corollaire d'Ibrāhīm : de leurs principes (et de la masʾala du naskh avant l'acte), les Muʿtazilites tenaient qu'Ibrāhīm — ʿalayhi al-salām — fut dhābiḥ (immolateur, par l'entaille suivie de recollement) sans qu'Ismāʿīl fût madhbūḥ. Les Ashʿarites objectent l'accord unanime : Ismāʿīl n'a pas été immolé ; or, le statut d'immolateur sans immolé est intenable — sauf à dire, comme certains, « ni dhābiḥ ni madhbūḥ », l'acte ayant été abrogé avant l'accomplissement.
  • Sous-règle du matn : si la qualité subsiste en un porteur qui a un nom, la dérivation s'impose ; s'il n'en a pas (les espèces de parfums, les douleurs), nul dérivé n'est dû — c'est le « tafṣīl » du Maḥṣūl.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Le cadre consensuel : majāz pour le futur, ḥaqīqa pour le présent — le débat ne porte que sur le passé.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — où gît exactement le débat

إِطْلَاقُ اسْمِ الْمُشْتَقِّ بِاعْتِبَارِ الْمُسْتَقْبَلِ مَجَازٌ إِجْمَاعًا، وَبِاعْتِبَارِ الْحَالِ حَقِيقَةٌ إِجْمَاعًا، وَأَمَّا بَعْدَ انْقِضَاءِ مَا مِنْهُ الِاشْتِقَاقُ، كَالضَّارِبِ، فَهَلْ يُطْلَقُ عَلَيْهِ اسْمُ الْمُشْتَقِّ حَقِيقَةً أَمْ لَا؟ وَفِيهِ مَذَاهِبُ.

Traduction : « Appliquer le nom dérivé au regard du futur est un majāz par consensus — ainsi “qatīl” (tué) dit de qui va l'être, dans le ḥadīth “quiconque tue un tué…”, par l'imminence. L'appliquer au regard du présent [de la qualification] est une ḥaqīqa par consensus. Quant à l'appliquer après l'expiration de ce dont il y a dérivation — comme “frappeur” [dit de qui a fini de frapper] : est-ce encore une ḥaqīqa ? Là-dessus, plusieurs doctrines. »

Les positions rapportées et discutées

  • (a) Aucune subsistance requise : le nom reste ḥaqīqa après l'expiration — attribué à Ibn Sīnā et Abū Hāshim.
  • (b) Subsistance requise absolument : après l'expiration, majāz — « le plus proche » selon le Maḥṣūl.
  • (c) Le tafṣīl du jumhūr, suivi par Subkī : distinguer ce dont la réalisation totale simultanée est possible (la station debout : on exige sa subsistance) de ce dont les parties ne coexistent jamais (la parole, les maṣādir « fluentes ») : là, l'existence du dernier fragment suffit à l'application vraie — sinon « parlant » ne serait jamais ḥaqīqa, la prononciation étant successive par essence.
  • (d) Le waqf : mentionné par Subkī en troisième ; Zarkashī relève avec al-Sharīf [al-Jurjānī ?] qu'il aurait fallu dire « et le quatrième », le tafṣīl étant lui-même un avis — comme chez Ibn al-Ḥājib.
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Baqāʾ al-maʿnā — la subsistance du sens et ses limites

Le critère de la possibilité
Pour les qualités stables, la subsistance est exigée ; pour les « fluentes » (parole, mouvement), le dernier fragment suffit.
Masʾala Baqāʾ

La logique du tafṣīl

  • Qualités à réalisation simultanée possible (qiyām, quʿūd) : tant que dure la station, « qāʾim » est ḥaqīqa ; sitôt assise la personne, le mot devient majāz. Le test est simple : la qualité peut coexister tout entière avec son porteur — on exige donc qu'elle le fasse.
  • Qualités successives par essence (al-maṣādir al-sayyāla : la parole, le mouvement) : leurs parties ne coexistent jamais ; exiger la subsistance totale rendrait « mutakallim » à jamais impossible. On se contente du dernier fragment : le locuteur est « parlant » en vérité tant que court son discours — et après l'achèvement, majāz.
  • Pourquoi pas l'inverse ? Si la subsistance du sens était condition absolue, remarque le Maḥṣūl, « mutakallim » et « mukhbir » ne seraient ḥaqīqa de rien — car le porter simultané de toutes les lettres par le locuteur est impossible : la profération est graduelle (ʿalā al-tadrīj).
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Ḥaqīqa biʿtibār al-ḥāl — le débat avec al-Qarāfī

Talabbus, et non nuṭq
« Le voleur, coupez-lui la main » : si le participe ne valait qu'au présent de l'énonciation, les versets pénaux seraient des majāz — réponse de l'école Subkī.
Khilāf Qarāfī

L'objection d'al-Qarāfī

Al-Qarāfī soutenait que le dérivé est ḥaqīqa absolument — pour le passé, le présent et le futur de la qualification : sinon, disait-il, « le qaṭʿ et le jald seraient problématiques » : au moment où ﴾السَّارِقُ ... فَاقْطَعُوا﴾ s'applique, le vol est passé ; les versets pénaux seraient donc des majāz visant « qui fut qualifié » — et l'on ne tranche pas une main sur un majāz. Pire : ces temps s'évaluent par rapport au moment de la révélation : qu'en serait-il des voleurs de notre temps, postérieurs au khiṭāb ?

La réponse de l'école Subkī, validée par Zarkashī

  • Le participe n'indique pas le temps : « al-ḥaqq anna ism al-fāʿil lā dalālata lahu ʿalā al-zaman al-batta » — son madlūl est « une personne qualifiée par telle qualité », comme tous les noms (ism). Croire qu'il dit le présent est une illusion : dire « Zayd est frappeur » fait certes comprendre le présent — mais comme « ceci est une pierre » le fait aussi, sans que « pierre » signifie le temps.
  • Donc « ḥāl » = ḥāl al-talabbus : le dérivé est ḥaqīqa de quiconque revêt la qualité, au moment où il la revêt — la vérité du frappeur et du frappé n'est ni antérieure ni postérieure au coup. Le moment de l'énonciation (nuṭq) est indifférent.
  • Les versets pénaux retrouvent leur littéralité : « le voleur » couvre, en ḥaqīqa, tout porteur de la qualité, à toute époque — le jugement est suspendu à la qualification, qui se renouvelle avec chaque cas. Al-Aṣfahānī ajoute : si la subsistance était condition, le fornicateur cesserait de l'être sitôt l'acte fini — et la flagellation ne serait jamais « flagellation d'un zānin », ni l'amputation « amputation d'un sāriq » : aucune peine ne serait l'exécution de l'ordre.
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Deux corollaires — la qualité contraire, et la neutralité du dérivé

Affinements finaux
Si survient un contraire (le blanc devenu noir), le premier nom tombe par ijmāʿ ; et le dérivé ne dit rien de la nature de l'essence qualifiée.
Corollaires Munāqiḍ

a) Le surgissement du contraire (ṭurūʾ al-munāqiḍ)

Certains restreignent tout le débat précédent au cas où aucune qualité contraire n'est survenue : le « tueur », le « voleur » gardent leur nom en débat tant que rien ne les contredit. Mais si survient une qualité positive contraire qui reçoit un autre nom dérivé — le blanc devenu noir —, le premier nom ne s'applique plus, par consensus : nul ne dit « blanc » de ce qui est noir. Zarkashī juge cette direction « bien orientée » (muttajih) et y voit de quoi tempérer la généralité du khilāf rapporté par le jumhūr — al-Āmidī laissant entendre la même chose au fil de son argumentation.

b) Pas d'indication sur la spécificité de l'essence

« Laysa fī al-mushtaqq ishʿār bi-khuṣūṣiyyat al-dhāt » : « le noir » indique une essence qualifiée de noirceur — sans dire si c'est un corps, un minéral, un animal : ni par muṭābaqa, ni par taḍammun ; tout au plus ses concomitants (être un corps…) se signalent-ils par iltizām, précise al-Ṣafī al-Hindī. C'est pourquoi le dérivé peut courir sur Dieu, l'homme ou la chose sans équivoque d'essence : la qualité seule est dite.

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À retenir

5 principes essentiels
L'essentiel du dérivé avant d'aborder la ḥaqīqa.
  • L'ishtiqāq = ramener un mot à un autre (même un majāz) pour une affinité de sens et de radicales, avec taghyīr obligatoire — trois espèces : aṣghar, ṣaghīr, akbar
  • Nul nom dérivé pour qui ne porte pas la qualité — contre les Muʿtazilites (Dieu « parlant » d'une parole créée ailleurs ; Ibrāhīm « dhābiḥ » sans madhbūḥ)
  • Futur → majāz (ijmāʿ) ; présent de la qualification → ḥaqīqa (ijmāʿ) ; après expiration → khilāf, le jumhūr exigeant la subsistance si possible, sinon le dernier fragment
  • « Ḥaqīqa biʿtibār al-ḥāl » = l'état de talabbus, non de nuṭq — le participe n'indique aucun temps : les versets pénaux restent littéraux (contre al-Qarāfī)
  • Si survient une qualité contraire (le blanc devenu noir), le premier nom tombe par ijmāʿ ; et le dérivé n'indique rien de la nature de l'essence qualifiée
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise du mushtaqq.

Question

« Al-Qarāfī objecte : si le participe n'est ḥaqīqa que de qui est actuellement qualifié, alors ﴾وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا﴾ ne serait qu'un majāz, et la peine reposerait sur un sens figuré. Reconstituez la réponse de l'école Subkī : sur quelle thèse sémantique (la relation du participe au temps) repose-t-elle, et comment la distinction ḥāl al-talabbus / ḥāl al-nuṭq dissout-elle l'objection ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
ISHTIQĀQ
radd lafẓ ilā ākhar
sens + radicales + taghyīr
2
QUALITÉ
non subsistante
pas de nom — contre Muʿtazila
3
BAQĀʾ
si possible
sinon ākhir juzʾ ; 3ᵉ : waqf
4
ḤĀL
= talabbus
pas nuṭq — contre Qarāfī