بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Tarjīḥ N°6

التَّرْجِيحُ بِالْمَتْنِ

Départager deux khabar-s par leur texte même · Dix-huit critères en cascade · Du qawl sur le fiʿl jusqu'à la hiérarchie des dalālāt

Après le tarjīḥ par le sanad (cartes 4-5), Subkī passe au deuxième grand registre : le tarjīḥ par le matn — le texte même du khabar. Quand deux récits sont d'égale solidité quant à la chaîne, c'est leur énoncé qui les départage. Le Jamʿ al-Jawāmiʿ condense ici, en quelques lignes serrées, une cascade d'environ dix-huit critères que Zarkashī déploie un à un dans le Tashnīf al-Masāmiʿ : la nature de la transmission (parole, acte, approbation), la qualité de la langue (fasāḥa, lughat Quraysh), les indices de postériorité (madanī, ʿuluww shaʾn al-Rasūl ﷺ), la force du contenu (ʿilla mentionnée, tahdīd, taʾkīd), la concurrence entre les types de ʿumūm, et enfin la hiérarchie des modes de signification (iqtiḍāʾ, ishāra, īmāʾ, mafhūm). Deux prises de position personnelles de Subkī ponctuent la liste — dont le célèbre « wa-ʿindī ʿaksuhu » sur le ʿāmm spécifié.

وَالْقَوْلُ، فَالْفِعْلُ، فَالتَّقْرِيرُ، فَالْفَصِيحُ لَا زَائِدُ الْفَصَاحَةِ عَلَى الْأَصَحِّ، وَالْمُشْتَمِلُ عَلَى زِيَادَةٍ، وَالْوَارِدُ بِلُغَةِ قُرَيْشٍ، وَالْمَدَنِيُّ، وَالْمُشْعِرُ بِعُلُوِّ شَأْنِ الرَّسُولِ ﷺ، وَالْمَذْكُورُ فِيهِ الْحُكْمُ مَعَ الْعِلَّةِ، وَالْمُتَقَدِّمُ فِيهِ ذِكْرُ الْعِلَّةِ عَلَى الْحُكْمِ — وَعَكَسَ النَّقْشَوَانِيُّ — وَمَا كَانَ فِيهِ تَهْدِيدٌ أَوْ تَأْكِيدٌ، وَالْعَامُّ الشَّرْطِيُّ عَلَى النَّكِرَةِ الْمَنْفِيَّةِ عَلَى الْأَصَحِّ، وَهِيَ عَلَى الْبَاقِي، وَالْجَمْعُ الْمُعَرَّفُ عَلَى «مَا» وَ«مَنْ»، وَالْكُلُّ عَلَى الْجِنْسِ الْمُعَرَّفِ لِاحْتِمَالِ الْعَهْدِ. قَالُوا: وَمَا لَمْ يُخَصَّصْ، وَعِنْدِي عَكْسُهُ، وَالْأَقَلُّ تَخْصِيصًا، وَالِاقْتِضَاءُ عَلَى الْإِشَارَةِ وَالْإِيمَاءِ، وَيُرَجَّحَانِ عَلَى الْمَفْهُومَيْنِ، وَالْمُوَافَقَةُ عَلَى الْمُخَالَفَةِ، وَقِيلَ عَكْسُهُ.

« [On privilégie] la parole, puis l'acte, puis l'approbation ; le fasīḥ — non le plus éloquent encore, selon l'avis le plus correct ; ce qui comporte un surcroît ; ce qui est rapporté dans la langue de Quraysh ; le médinois ; ce qui suggère l'élévation du rang du Messager ﷺ ; ce où le ḥukm est mentionné avec sa ʿilla ; ce où la ʿilla précède le ḥukm — al-Naqshawānī a inversé ; ce qui contient une menace ou une insistance ; le ʿāmm conditionnel sur l'indéfini nié, selon l'avis le plus correct, et celui-ci sur le reste ; le pluriel défini sur "mā" et "man" ; et tous sur le nom de genre défini, à cause de la possibilité du ʿahd. Ils ont dit : et ce qui n'a pas été spécifié — pour moi, c'est l'inverse — et le moins spécifié ; l'iqtiḍāʾ sur l'ishāra et l'īmāʾ ; et ces deux-là priment les deux mafhūm-s ; et la concordance sur la divergence — on a dit l'inverse. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Taʿādul wa-l-tarājīḥ (al-tarjīḥ bi-l-matn) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 366-369

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Du sanad au matn — la logique de la liste

Le tarjīḥ des akhbār suit l'anatomie du khabar lui-même : on a d'abord pesé qui transmet (le sanad, cartes 4-5) ; on pèse maintenant ce qui est transmis (le matn), avant de peser ce que cela signifie (le madlūl, carte 7). Zarkashī ouvre : « al-tarjīḥ bi-ḥasab al-matn yaqaʿu bi-umūr » — et il en égrène dix-huit. La liste n'est pas un inventaire arbitraire : elle descend du plus extérieur (le mode de transmission : parole, acte, approbation) vers le plus intérieur (les modes de signification : iqtiḍāʾ, ishāra, īmāʾ, mafhūm). Deux moments signalent la griffe de Subkī : le dixième critère (la ʿilla qui précède le ḥukm), absent des uṣūliyyūn antérieurs — « min ziyādāt al-muṣannif », dit Zarkashī — et le quinzième, où Subkī renverse l'avis commun : le ʿāmm déjà spécifié serait, selon lui, plus fiable que celui qui ne l'est pas encore, car il a rejoint le sort ordinaire des ʿāmm-s.

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Vocabulaire essentiel

الْمَتْن al-matn
Le texte du khabar, par opposition à sa chaîne de transmission (sanad). Deuxième registre du tarjīḥ des akhbār.
زَائِدُ الْفَصَاحَةِ zāʾid al-faṣāḥa
« Le surcroît d'éloquence ». Distinct de l'afṣaḥ (variante plus éloquente d'un même mot) : ici, un énoncé où les tournures les plus éloquentes dominent. Ni l'un ni l'autre ne fonde un tarjīḥ selon Subkī.
الْعَامُّ الشَّرْطِيُّ al-ʿāmm al-sharṭī
Le général exprimé par une particule conditionnelle (ayy, man, mā en contexte de sharṭ). Sommet de la hiérarchie des ʿumūm, car il enveloppe un sens de causalité.
النَّكِرَةُ الْمَنْفِيَّةُ al-nakira al-manfiyya
L'indéfini en contexte de négation (« lā rajula fī al-dār ») : généralité par la position même du mot (waḍʿ), d'où sa force — juste sous le ʿāmm sharṭī.
دَلَالَةُ الِاقْتِضَاءِ dalālat al-iqtiḍāʾ
Signification « par exigence » : le sens sous-entendu sans lequel l'énoncé serait faux ou invalide. Voulu par le locuteur, donc supérieur à l'ishāra et à l'īmāʾ.
الْمَفْهُومَانِ al-mafhūmān
Les deux mafhūm-s : muwāfaqa (a fortiori) et mukhālafa (a contrario). Derniers de la hiérarchie des dalālāt ; entre eux, la muwāfaqa l'emporte car elle fait l'unanimité.
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La triade fondatrice — qawl, fiʿl, taqrīr

Critères 1-2 : le mode de transmission
Le khabar rapportant une parole prime celui rapportant un acte ; et l'acte prime l'approbation tacite. La raison : le degré de contestation de chaque dalāla.
Hiérarchie Qawl > fiʿl > taqrīr

L'échelle des trois sources

  • Le qawl prime le fiʿl : la dalāla du lafẓ ne fait l'objet d'aucune divergence, contrairement à celle de l'acte. De plus, ce que fait le Prophète ﷺ peut lui être spécifique (khaṣāʾiṣ) : l'acte ne se distingue du cas particulier que par un indice extérieur, alors que la parole se distingue par elle-même.
  • Le fiʿl prime le taqrīr : la valeur législative de l'approbation tacite est discutée, et la possibilité d'autres lectures (tolérance circonstancielle, ignorance du fait...) y est plus forte que dans l'acte. L'acte est donc rājiḥ sur elle.
  • Cohérence d'ensemble : cette triade reprend la hiérarchie établie au Kitāb al-Sunna — la parole est posée (waḍʿ) pour signifier, l'acte ne l'est pas. Le taʿāruḍ qawl/fiʿl, lui, a été traité en détail là-bas (cf. carte Sunna 13).
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Zarkashī ouvre la section du matn, tranche la question du rakīk et de l'afṣaḥ, et explique la subtilité du « lā zāʾid al-faṣāḥa ».
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — ouverture de la section

التَّرْجِيحُ بِحَسَبِ الْمَتْنِ يَقَعُ بِأُمُورٍ: أَوَّلُهَا: كَوْنُهُ عَنْ لَفْظِ النَّبِيِّ ﷺ وَالْآخَرُ عَنْ فِعْلِهِ، فَالْقَوْلُ أَوْلَى، لِأَنَّ دَلَالَةَ اللَّفْظِ غَيْرُ مُخْتَلَفٍ فِيهَا بِخِلَافِ دَلَالَةِ الْفِعْلِ.

Traduction : « Le tarjīḥ selon le matn s'opère par plusieurs choses. La première : que l'un [des deux khabar-s] rapporte une parole du Prophète ﷺ et l'autre un acte de sa part — la parole est alors préférable, car la signification du lafẓ ne fait l'objet d'aucune divergence, contrairement à la signification de l'acte. »

Trois mises au point du commentaire

  • Le rakīk (énoncé maladroit) est-il recevable ? Le fasīḥ prime le rakīk (critère 3) ; certains ont carrément refusé le rakīk. « Al-ḥaqq qabūluhu », tranche Zarkashī : le vrai est de l'accepter, en l'imputant au rāwī qui a transmis selon le sens avec ses propres mots — non au Prophète ﷺ.
  • L'afṣaḥ ne fonde pas de tarjīḥ (critère 4) : certains ont privilégié le plus éloquent sur l'éloquent, au motif que le Prophète ﷺ, le plus éloquent des Arabes, ne parlerait que dans la langue la plus haute. Le vrai — tranché aussi dans le Minhāj d'al-Bayḍāwī — est qu'il n'y a pas là de tarjīḥ : l'homme de balāgha emploie l'afṣaḥ et le faṣīḥ, notamment pour se faire comprendre d'interlocuteurs qui ne connaissent que telle tournure.
  • Pourquoi Subkī écrit « lā zāʾid al-faṣāḥa » et non « lā al-afṣaḥ » : l'afṣaḥ, c'est deux variantes d'un même mot, l'une plus éloquente ; le surcroît d'éloquence, c'est un énoncé fait de mots faṣīḥ et afṣaḥ où l'afṣaḥ domine. La formulation de Subkī couvre le second cas — plus précise que celle du Minhāj.
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La force du contenu — ʿilla, tahdīd, taʾkīd

Critères 8-12
Ce qui suggère l'élévation du Messager ﷺ, ce qui motive son ḥukm, ce qui menace ou insiste — autant d'indices de force. Avec la controverse Subkī / Naqshawānī.
Contenu ʿIlla

Cinq critères de densité

  • (8) ʿUluww shaʾn al-Rasūl ﷺ : le khabar qui suggère l'élévation du rang du Messager ﷺ prime, car cette élévation manifeste fut la marque de ses derniers jours — indice de postériorité. Al-Rāzī objectait : si le second khabar n'indique ni force ni faiblesse, d'où vient la priorité du premier ? Réponse : le premier est de postériorité connue ou présumée, l'autre simplement douteuse — le premier l'emporte.
  • (9) Le ḥukm avec sa ʿilla : mentionner la cause signale le soin porté à la règle. Exemple : « man baddala dīnahu fa-qtulūhu » (la peine y est suspendue au descriptif de la ridda, valant pour hommes et femmes) prime l'interdiction de tuer les femmes — que l'on peut restreindre aux combattantes (ḥarbiyyāt).
  • (10) La ʿilla avant le ḥukm — ajout de Subkī : « hādhā lam yadhkurhu al-uṣūliyyūn hunā, bal huwa min ziyādāt al-muṣannif ». Appui : al-Rāzī (Maḥṣūl, chapitre de l'īmāʾ) — l'antéposition de la ʿilla signale mieux la causalité. Al-Naqshawānī inverse : quand le ḥukm vient d'abord, l'esprit cherche la cause, et le descriptif suivi du fāʾ l'apaise — la causalité y est donc plus nette ; quand le descriptif vient d'abord (« al-sāriq wa-l-sāriqa... »), c'est le ḥukm que l'esprit attend.
  • (11) Le tahdīd : l'énoncé comminatoire prime — « man ṣāma yawm al-shakk fa-qad ʿaṣā Abā al-Qāsim » ﷺ.
  • (12) Le taʾkīd : la dalāla renforcée prime. Exemple célèbre : « ayyumā imraʾa nakaḥat nafsahā bi-ghayri idhni waliyyihā fa-nikāḥuhā bāṭil, fa-nikāḥuhā bāṭil, fa-nikāḥuhā bāṭil » — triple insistance — prime ce que rapportent les Ḥanafites : « al-ayyim aḥaqqu bi-nafsihā min waliyyihā », même en concédant que ce dernier indiquerait leur thèse.
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Les ʿumūm en concurrence

Critères 13-16
ʿĀmm sur cause vs ʿāmm absolu ; la hiérarchie sharṭī > nakira manfiyya > le reste ; et le renversement de Subkī sur le ʿāmm spécifié.
ʿUmūm ʿIndī ʿaksuhu

(13) Le ʿāmm venu sur une cause particulière

Face à un ʿāmm absolu, le ʿāmm venu sur un sabab se dédouble — distinction que Zarkashī déclare « mutaʿayyin » (qui s'impose) :

  • Hors du cas du sabab : le ʿāmm absolu prime, car la généralisation du texte venu sur une cause est discutée. Imām al-Ḥaramayn : c'est un « ʿumūm faible ». Application : on maintient « man baddala dīnahu fa-qtulūhu » dans sa généralité et on restreint l'interdiction de tuer les femmes aux ḥarbiyyāt.
  • Dans le cas du sabab lui-même : le ʿāmm venu sur ce sabab prime — soit parce qu'on le dit spécifique à sa cause (et le khāṣṣ prime le ʿāmm), soit parce que sa dalāla sur sa cause est la plus forte : on ne peut d'ailleurs pas l'en spécifier. Distinction esquissée par Ibn al-Ḥājib, explicitée par Sulaym al-Rāzī et les commentateurs du Lumaʿ.

(14) La hiérarchie des formes du ʿāmm

  • ʿĀmm sharṭī > nakira manfiyya : la forme conditionnelle enveloppe un sens de causalité (la sababiyya du sharṭ) ; l'écarter détruirait à la fois le ʿumūm et cette causalité — double dommage. Le Maḥṣūl à l'appui : le premier vaut par le waḍʿ, le second par la qarīna. Al-Hindī inversait (la nakira manfiyya supporte mal le takhṣīṣ : « lā rajula fī al-dār » avec un homme présent serait un mensonge) ; troisième avis, l'égalité (al-Juwaynī dans le Burhān).
  • Nakira manfiyya > le reste (défini par lām, muḍāf...) : sa généralité est dite « par le waḍʿ », celle des autres par la qarīna.
  • Jamʿ muʿarraf > man / mā (interrogatifs, non conditionnels — sinon contradiction avec le point précédent) : « man » et « mā » peuvent se rapporter à un seul individu, le pluriel défini non.
  • Tous > ism al-jins muʿarraf : le nom de genre défini porte un soupçon proche de ʿahd (référence à du déjà-connu) — beaucoup de muḥaqqiqūn lui refusent même le ʿumūm.

(15-16) Le renversement de Subkī

L'avis commun : le ʿāmm non spécifié prime le ʿāmm spécifié — celui-ci est devenu majāz et sa ḥujjiyya est discutée. « Wa-ʿindī ʿaksuhu », dit Subkī : puisqu'il n'est guère de ʿāmm qui n'ait été spécifié, le ʿāmm déjà spécifié a rejoint le sort ordinaire — l'âme s'y fie et n'attend plus de takhṣīṣ surprise ; l'autre reste sous la menace. Zarkashī note qu'al-Hindī avait précédé Subkī dans cette intuition. (16) Et le moins spécifié prime le plus spécifié — où le même raisonnement pourrait, remarque Zarkashī, jouer aussi en sens inverse.

4

La hiérarchie des dalālāt

Critères 17-18
Iqtiḍāʾ > ishāra et īmāʾ > les deux mafhūm-s ; et la muwāfaqa prime la mukhālafa.
Dalālāt Mafhūm

L'échelle des modes de signification

  • Iqtiḍāʾ > ishāra : la dalāla d'exigence est visée par le locuteur (qaṣd al-mutakallim), l'ishāra non.
  • Iqtiḍāʾ > īmāʾ : la véracité du locuteur ou la validité de l'énoncé dépend de l'iqtiḍāʾ — pas de l'īmāʾ.
  • Ishāra et īmāʾ > les deux mafhūm-s : face au mafhūm al-mukhālafa, parce que l'iqtiḍāʾ fait l'unanimité tandis que la mukhālafa est controversée ; face au mafhūm al-muwāfaqa, parce que le cas tu pourrait n'être ni prioritaire ni égal au cas énoncé. Zarkashī relève la précision de Subkī : « al-mafhūmayn » (duel) est plus clair que « al-mafhūm » d'Ibn al-Ḥājib.
  • Muwāfaqa > mukhālafa : la première est admise par tous, la seconde disputée. Certains — dont al-Hindī — inversent : le mafhūm al-mukhālafa fonde une règle nouvelle (taʾsīs), quand la muwāfaqa ne fait que confirmer (taʾkīd).
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À retenir

5 principes essentiels
La grille du tarjīḥ par le matn — à fixer avant de passer au madlūl.
  • Le tarjīḥ par le matn pèse le texte du khabar : environ dix-huit critères, du mode de transmission aux modes de signification
  • Triade fondatrice : qawl > fiʿl > taqrīr — selon le degré de contestation de chaque dalāla
  • La langue compte (faṣīḥ, ziyāda, lughat Quraysh, madanī) mais l'afṣaḥ ne fonde pas de tarjīḥ — l'homme de balāgha parle aussi le simple faṣīḥ
  • Hiérarchie des ʿumūm : sharṭī > nakira manfiyya > jamʿ muʿarraf > man/mā > ism al-jins ; et « wa-ʿindī ʿaksuhu » : pour Subkī, le ʿāmm déjà spécifié est plus sûr que l'intact
  • Hiérarchie des dalālāt : iqtiḍāʾ > ishāra/īmāʾ > mafhūm muwāfaqa > mafhūm mukhālafa
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise du renversement de Subkī.

Question

« L'avis commun préfère le ʿāmm qui n'a pas été spécifié à celui qui l'a été ; Subkī écrit "wa-ʿindī ʿaksuhu". Reconstituez l'argument de chaque camp, puis expliquez pourquoi le critère suivant (le moins spécifié prime le plus spécifié) est fragilisé par le raisonnement même de Subkī. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
TRIADE
qawl > fiʿl > taqrīr
degré de contestation
2
LANGUE & CONTENU
faṣīḥ · ziyāda · madanī
ʿilla · tahdīd · taʾkīd ×3
3
ʿUMŪM
sharṭī en tête
« wa-ʿindī ʿaksuhu »
4
DALĀLĀT
iqtiḍāʾ en tête
mafhūmān en queue