بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Tarjīḥ N°7

التَّرْجِيحُ بِالْحُكْمِ وَبِأَمْرٍ خَارِجٍ

Peser ce que le khabar signifie, puis ce qui le soutient du dehors · Nāqil sur muqarrir · Muthbit sur nāfī · La pratique de Médine et les Compagnons distingués par le texte

Troisième et quatrième registres du tarjīḥ des akhbār. D'abord le madlūl — ce que le khabar établit comme règle : le transporteur (nāqil) prime le confirmateur (muqarrir), l'affirmateur (muthbit) prime le négateur (nāfī), l'interdiction prime l'ordre, et toute une hiérarchie des aḥkām (wujūb, karāha, nadb, ibāḥa) se déploie — jusqu'au cas du ḥadd, où c'est exceptionnellement le négateur qui l'emporte, « car les peines sont écartées par les doutes ». Ensuite l'amr khārij — l'appui extérieur : concordance avec un autre dalīl (c'est ainsi que le ḥadīth de ʿĀʾisha sur le taghlīs prime celui de Rāfiʿ sur l'isfār), avec un mursal, avec l'avis d'un Compagnon, avec la pratique des gens de Médine, ou avec la majorité. Le sommet de la section : la hiérarchie shāfiʿīte des Compagnons distingués par le texte — Zayd pour les successions, Muʿādh pour le licite et l'illicite, ʿAlī pour le qaḍāʾ.

وَالنَّاقِلُ عَنِ الْأَصْلِ عِنْدَ الْجُمْهُورِ، وَالْمُثْبِتُ عَلَى النَّافِي، وَثَالِثُهَا سَوَاءٌ، وَرَابِعُهَا إِلَّا فِي الطَّلَاقِ وَالْعَتَاقِ، وَالنَّهْيُ عَلَى الْأَمْرِ، وَالْأَمْرُ عَلَى الْإِبَاحَةِ، وَالْخَبَرُ عَلَى الْأَمْرِ وَالنَّهْيِ، وَخَبَرُ الْحَظْرِ عَلَى الْإِبَاحَةِ، وَثَالِثُهَا سَوَاءٌ، وَالْوُجُوبُ وَالْكَرَاهَةُ عَلَى النَّدْبِ، وَالنَّدْبُ عَلَى الْمُبَاحِ فِي الْأَصَحِّ، وَنَافِي الْحَدِّ خِلَافًا لِقَوْمٍ، وَالْمَعْقُولُ مَعْنَاهُ، وَالْوَضْعِيُّ عَلَى التَّكْلِيفِيِّ فِي الْأَصَحِّ.

« [On privilégie] ce qui transporte hors de l'état originel, selon la majorité ; l'affirmateur sur le négateur — troisième avis : égalité ; quatrième : sauf pour le divorce et l'affranchissement ; l'interdiction sur l'ordre ; l'ordre sur la permission ; l'énoncé déclaratif sur l'ordre et l'interdiction ; l'énoncé de prohibition sur la permission — troisième avis : égalité ; l'obligation et le caractère détestable sur le recommandé ; le recommandé sur le permis, selon l'avis le plus correct ; le négateur du ḥadd — contrairement à certains ; ce dont le sens est intelligible ; et le wadʿī sur le taklīfī, selon l'avis le plus correct. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Taʿādul wa-l-tarājīḥ (al-tarjīḥ bi-l-ḥukm wa-bi-amr khārij) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 369-371

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Du madlūl à l'appui extérieur

Avec cette carte s'achève le tarjīḥ des akhbār. La progression de Subkī épouse l'anatomie complète du khabar : le sanad (qui transmet), le matn (ce qui est dit), le madlūl (ce qui est établi) et enfin l'amr khārij (ce qui soutient du dehors). Zarkashī ouvre chaque section par la même formule : « le tarjīḥ selon le madlūl du khabar s'opère par plusieurs choses » — il en compte treize — puis « le tarjīḥ du khabar par les choses extérieures » — il en compte cinq, avant de détailler les madhāhib sur la concordance avec l'avis d'un Compagnon. C'est dans cette dernière section que la doctrine shāfiʿīte montre son visage le plus singulier : le ḥadīth « le plus versé d'entre vous dans les successions est Zayd... » fonde une hiérarchie textuelle entre les avis des Compagnons, que Imām al-Ḥaramayn rapporte d'al-Shāfiʿī et que Zarkashī démonte avec la règle : la désignation la plus spécifique l'emporte sur la plus générale.

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Vocabulaire essentiel

النَّاقِلُ عَنِ الْأَصْلِ al-nāqil ʿan al-aṣl
Le khabar qui « transporte » hors de l'état originel (barāʾa aṣliyya) en instaurant une règle nouvelle — opposé au muqarrir, qui confirme l'état préexistant.
الْمُثْبِتُ وَالنَّافِي al-muthbit wa-l-nāfī
L'affirmateur et le négateur : celui qui atteste qu'une chose a eu lieu prime celui qui la nie — il détient un surcroît de science (ziyādat ʿilm).
الْحُدُودُ تُدْرَأُ بِالشُّبُهَاتِ al-ḥudūd tudraʾ bi-l-shubuhāt
« Les peines légales sont écartées par les doutes » — maxime qui justifie, par exception, la priorité du khabar qui nie le ḥadd.
التَّغْلِيس al-taghlīs
Accomplir le ṣubḥ dans l'obscurité de la fin de nuit. Le ḥadīth de ʿĀʾisha en sa faveur prime celui de Rāfiʿ sur l'isfār (attendre la clarté), car le Coran le soutient.
عَمَلُ أَهْلِ الْمَدِينَةِ ʿamal ahl al-Madīna
La pratique des gens de Médine : même sans en faire une ḥujja (position mālikite), sa concordance avec l'un des deux khabar-s constitue un murajjiḥ.
إِفْرَادُ الْإِقَامَةِ ifrād al-iqāma
Prononcer une seule fois les formules de l'iqāma. La version qui l'atteste prime celle d'Abū Maḥdhūra (dix-sept formules), car la pratique de Médine et la continuité familiale d'Abū Maḥdhūra lui-même la confirment.
1

Nāqil contre muqarrir — la règle nouvelle prime

Critère 1 du madlūl
Le khabar qui instaure une règle prime celui qui confirme l'état originel — avec le taḥqīq de Zarkashī qui distingue deux configurations.
Madlūl Nāqil

Le débat et le taḥqīq

Exemple canonique : « man massa dhakarahu fa-l-yatawaḍḍaʾ » (nāqil : il instaure une obligation nouvelle) contre « hal huwa illā baḍʿa minka » (muqarrir : il confirme l'absence d'effet).

  • Le jumhūr : le nāqil prime, car il apporte une règle shariʿique que l'autre n'apporte pas — porter le discours du Législateur sur ce que seule la sharīʿa peut donner est préférable.
  • Al-Rāzī, al-Bayḍāwī et d'autres : ils penchent au contraire pour le muqarrir — le débat oppose donc frontalement le Maḥṣūl et le Minhāj à la position majoritaire que retient Subkī.
  • Le taḥqīq de Zarkashī : si la règle du nāqil s'était établie un temps chez le mujtahid, qu'il a agi selon elle, puis que le muqarrir lui parvient avec chronologie inconnue — alors le muqarrir prime, car cela revient à opérer sur les deux khabar-s (le nāqil hier, le muqarrir ensuite). Si en revanche tout repose sur la barāʾa aṣliyya et que les deux khabar-s arrivent ensemble : ils s'opposent et l'on revient à la barāʾa.
  • Note : al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār classait cette question dans le naskh, non dans le tarjīḥ — « mais c'est faible », dit Zarkashī : sinon on ne pourrait l'écarter qu'avec ce qui peut abroger une règle shariʿique.
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Muthbit contre nāfī — et l'exception du ṭalāq

Critère 2 du madlūl : jusqu'à cinq positions
L'affirmateur détient un surcroît de science — exemple de Bilāl et Usāma sur la prière dans la Kaʿba. Quatre avis, et même un cinquième tiré du Mustaṣfā.
Madlūl Ziyādat ʿilm

L'exemple et l'éventail des avis

Le jour de la conquête de La Mecque, Bilāl atteste que le Prophète ﷺ a prié dans la Kaʿba ; Usāma le nie. Les deux khabar-s sont shariʿiques — condition de la masʾala, sinon on retombe dans le nāqil/muqarrir.

  • (a) Les fuqahāʾ : le muthbit prime — il a vu et su ce que l'autre n'a pas perçu (ziyādat ʿilm).
  • (b) Certains inversent en faveur du nāfī.
  • (c) Al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār : égalité — le surcroît de science du muthbit est compensé par l'appui du nāfī sur l'aṣl.
  • (d) Quatrième avis — l'exception du ṭalāq et du ʿatāq : Subkī la tire d'Ibn al-Ḥājib : le khabar qui établit divorce ou affranchissement prime celui qui les supprime, car leur suppression concorde déjà avec le nafy aṣlī — l'établir apporte donc davantage. Et certains inversent même ici.
  • (e) Cinquième position, tirée du Mustaṣfā : pas de taʿāruḍ du tout — comme deux actes, l'affirmation et la négation peuvent porter sur deux moments distincts.
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La hiérarchie des aḥkām — du nahy au wadʿī

Critères 3-13 du madlūl
Nahy > amr, amr > ibāḥa, khabar > amr et nahy, wujūb et karāha > nadb... et l'exception du ḥadd, écarté par le doute.
Hiérarchie Iḥtiyāṭ

L'échelle, maillon par maillon

  • Nahy > amr : la demande d'abstention est plus pressante que la demande d'action — beaucoup de muḥaqqiqūn qui refusent le takrār à l'amr l'accordent au nahy.
  • Amr > ibāḥa : plus prudent (aḥwaṭ), et il maintient le discours du Législateur dans le registre du taklīf. Al-Hindī préférait le mubīḥ : privilégier l'amr annule le mubīḥ entièrement, alors que privilégier le mubīḥ ne fait qu'interpréter l'amr — et le taʾwīl vaut mieux que le taʿṭīl.
  • Khabar > amr et nahy : la dalāla du déclaratif sur l'établissement du réel est la plus forte — et le démentir impliquerait un mensonge dans le discours du Législateur. D'où la condition : il s'agit du khabar pur, non de l'impératif déguisé en énoncé.
  • Khabar al-ḥaẓr > ibāḥa : par iḥtiyāṭ ; on a dit l'inverse, et un troisième avis — l'égalité — est préféré par al-Ghazālī (Mustaṣfā), rapporté d'Abū Hāshim et de ʿĪsā b. Abān.
  • Wujūb > nadb · karāha > nadb · nadb > mubāḥ : toujours la même logique de précaution et de teneur en taklīf — le nadb sur le mubāḥ est « fī al-aṣaḥḥ », car al-Hindī faisait valoir que l'ibāḥa, soutenue par l'aṣl et exempte d'ambiguïté de forme, pourrait l'emporter.
  • Exception — nāfī al-ḥadd : le khabar qui nie la peine prime celui qui l'impose, « car les ḥudūd sont écartés par les doutes ». Al-Ghazālī préférait l'égalité : le ḥadd s'établit bien par khabar wāḥid et qiyās malgré leur shubha. Zarkashī précise : le désaccord n'est pas verbal — l'un fonde le non-ḥadd sur une règle shariʿique, l'autre sur la simple permanence de l'état originel.
  • Maʿqūl al-maʿnā : la règle dont le sens est intelligible prime l'inintelligible — adhésion plus prompte du mukallaf, et fécondité : sa ʿilla s'étend par qiyās.
  • Wadʿī > taklīfī (fī al-aṣaḥḥ) : le ḥukm wadʿī ne dépend ni de l'aptitude du destinataire, ni de sa compréhension, ni de sa capacité d'agir. Avis inverse rapporté par al-Hindī : le taklīfī est le but premier et le plus nombreux.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire : l'amr khārij
Le tarjīḥ par les appuis extérieurs : un autre dalīl, un mursal, la pratique de Médine, la majorité — avec les exemples du taghlīs et de l'iqāma.
Sharḥ Amr khārij

Le passage du Tashnīf

تَرْجِيحُ الْخَبَرِ بِالْأُمُورِ الْخَارِجِيَّةِ يَقَعُ بِأُمُورٍ: أَحَدُهَا: بِمُوَافَقَةِ أَحَدِهِمَا لِدَلِيلٍ آخَرَ مِنْ كِتَابٍ أَوْ سُنَّةٍ أَوْ إِجْمَاعٍ أَوْ قِيَاسٍ، وَالْآخَرُ غَيْرُ مُوَافِقٍ، فَالْمُوَافِقُ أَوْلَى.

Traduction : « Le tarjīḥ du khabar par les choses extérieures s'opère par plusieurs facteurs. Le premier : la concordance de l'un des deux avec un autre dalīl — Livre, Sunna, ijmāʿ ou qiyās — quand l'autre ne concorde pas : le concordant est alors préférable. »

Les cinq appuis extérieurs

  • (1) Un autre dalīl : c'est ainsi que le ḥadīth de ʿĀʾisha sur le taghlīs prime celui de Rāfiʿ sur l'isfār : il concorde avec « ḥāfiẓū ʿalā al-ṣalawāt » — et la muḥāfaẓa, c'est notamment prier au premier moment.
  • (2) Un mursal — même pour qui n'en fait pas une ḥujja : le soutien mutuel renforce la confiance, et al-Shāfiʿī opère sur le mursal qu'un autre mursal vient appuyer. Al-Ghazālī y rattache même le khabar irrecevable chez soi mais reçu par d'autres savants — à condition de ne pas tenir leur position pour certainement fausse.
  • (3) L'avis d'un Compagnon non diffusé (sinon, s'il s'est diffusé sans contestation et qu'on y voit un ijmāʿ, il devient qaṭʿī et il n'y a plus de tarjīḥ) — voir le bloc suivant pour les madhāhib.
  • (4) La pratique des gens de Médine — même sans en faire une ḥujja : on a ainsi préféré la version de l'ifrād al-iqāma à celle d'Abū Maḥdhūra (dix-sept formules) ; al-Bayhaqī observe qu'il est établi qu'Abū Maḥdhūra et ses descendants ont maintenu l'iqāma simple — ce qui affaiblit l'autre version ou indique que la pratique s'est fixée ainsi. Ilkiyā al-Ṭabarī donne une variante : entre un ḥadīth circulant à La Mecque et un autre à Médine, le médinois prime, l'Hégire étant venue après.
  • (5) La majorité (al-akthar) : beaucoup l'affirment — le grand nombre est mieux guidé vers le juste. Al-Ghazālī refuse : l'avis du plus grand nombre n'est pas une ḥujja, et faire du madhhab des uns un murajjiḥ fermerait l'ijtihād aux autres. Taḥqīq de Zarkashī : si en face de la quasi-totalité ne demeure qu'une position isolée (shudhūdh), on privilégie par elle — c'est presque un ijmāʿ sur l'un des deux avis ; sinon, pas de tarjīḥ par le nombre.
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Zayd, Muʿādh, ʿAlī — les Compagnons distingués par le texte

Les madhāhib sur la muwāfaqat al-ṣaḥābī
Cinq positions, et la hiérarchie shāfiʿīte fondée sur « afraḍukum Zayd » : la désignation la plus spécifique l'emporte.
Ṣaḥāba Khāṣṣ > ʿāmm

Les cinq madhāhib

  • (1) On privilégie par la concordance du Compagnon — comme vu plus haut.
  • (2) Non — si l'on nie que son avis soit une ḥujja.
  • (3) Distinction : seulement si la Loi a attesté pour ce Compagnon une maîtrise du domaine — comme Zayd pour les farāʾiḍ. Imām al-Ḥaramayn l'attribue à al-Shāfiʿī.
  • (4) On privilégie par la concordance de l'un des deux shaykhayn — Abū Bakr ou ʿUmar — absolument.
  • (5) Idem, sauf si Muʿādh les contredit dans le licite et l'illicite, ou Zayd dans les successions : avis jugé « plus proche » que le troisième, car l'assise est la distinction par le naṣṣ. Argument des tenants du (4) : « afraḍukum... » fut adressé à un cercle où ne figuraient ni Abū Bakr, ni ʿUmar, ni ʿUthmān — la primauté des désignés ne joue donc pas contre eux.

La mécanique du ḥadīth « afraḍukum Zayd »

« Le plus versé d'entre vous dans les successions est Zayd, le plus savant du licite et de l'illicite est Muʿādh, le meilleur juge est ʿAlī. » Al-Shāfiʿī — rapporté par Imām al-Ḥaramayn — applique la règle : entre deux naṣṣ, on prend le plus spécifique. Les farāʾiḍ sont plus étroites que le ḥalāl/ḥarām, lui-même plus étroit que le qaḍāʾ, qui englobe tout :

  • Dans les farāʾiḍ : Zayd prime Muʿādh, et Muʿādh prime ʿAlī.
  • Hors farāʾiḍ, dans le ḥalāl/ḥarām : Muʿādh prime ʿAlī et Zayd.
  • Dans le qaḍāʾ hors des deux domaines : ʿAlī prime.
  • L'appui des shaykhayn : quatrième rang, plus général encore — il pourrait ne viser que la khilāfa et l'obéissance due, non la science d'un domaine.
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À retenir

5 principes essentiels
La clôture du tarjīḥ des akhbār — avant de passer aux aqyisa.
  • Le tarjīḥ des akhbār s'achève par deux registres : le madlūl (ce que le khabar établit) et l'amr khārij (ce qui le soutient du dehors)
  • Nāqil > muqarrir chez le jumhūr ; muthbit > nāfī par surcroît de science — avec l'exception du ṭalāq/ʿatāq et jusqu'à cinq positions
  • Hiérarchie des aḥkām : nahy > amr > ibāḥa, khabar > amr et nahy, wujūb et karāha > nadb > mubāḥ — logique d'iḥtiyāṭ ; exception : nāfī al-ḥadd prime, car les peines sont écartées par les doutes
  • Appuis extérieurs : un autre dalīl (taghlīs de ʿĀʾisha), un mursal, l'avis d'un Compagnon, la pratique de Médine (ifrād al-iqāma), la majorité — avec le taḥqīq sur le shudhūdh
  • Hiérarchie textuelle des Compagnons : Zayd (farāʾiḍ) → Muʿādh (ḥalāl/ḥarām) → ʿAlī (qaḍāʾ) — la shahāda la plus spécifique l'emporte
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question pour vérifier la maîtrise de l'exception du ḥadd.

Question

« Toute la hiérarchie des aḥkām obéit à l'iḥtiyāṭ — le plus contraignant prime. Pourquoi, alors, le khabar qui nie le ḥadd prime-t-il celui qui l'impose ? Et pourquoi Zarkashī soutient-il que le désaccord avec al-Ghazālī (qui tient les deux pour égaux) est un désaccord de fond, et non de mots ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
NĀQIL > MUQARRIR
muthbit > nāfī
sauf ṭalāq · ʿatāq
2
AḤKĀM
nahy > amr > ibāḥa
exception : nāfī al-ḥadd
3
KHĀRIJ
dalīl · mursal · Madīna
taghlīs · ifrād al-iqāma
4
ṢAḤĀBA
Zayd · Muʿādh · ʿAlī
la shahāda la + spécifique