بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Tarjīḥ N°8

التَّرْجِيحُ بَيْنَ الْأَقْيِسَةِ ١

« Le but suprême du chapitre des tarājīḥ » · Quatre axes : aṣl, farʿ, ʿilla, khārij · Première partie : le ḥukm de l'aṣl et les dix premiers critères de la ʿilla

Zarkashī l'annonce solennellement : le tarjīḥ entre les qiyās-s est « al-gharaḍ al-aʿẓam min bāb al-tarājīḥ » — le but suprême du chapitre — « et c'est là que s'étend l'ijtihād ». Quand deux analogies tirent le même cas vers deux règles opposées, tout le savoir-faire du mujtahid se concentre dans la pesée. Subkī organise la matière en quatre axes : l'aṣl du qiyās, son farʿ, sa ʿilla, et ce qui lui est extérieur. Cette première carte couvre le ḥukm de l'aṣl — force de son dalīl, conformité au « sanan al-qiyās » — puis les dix premiers critères de la ʿilla : sa certitude, la force de son maslak, le nombre de ses aṣl-s (avec le magnifique exemple de la yad al-sawm disputée entre al-Shāfiʿī et les Ḥanafites), sa nature dhātiyya ou ḥukmiyya, son économie d'attributs, sa couverture du ḥukm de l'aṣl (le ribā du blé : ṭuʿm contre kayl), et l'appui de l'ijmāʿ ou du naṣṣ sur sa causalité.

وَيُرَجَّحُ الْقِيَاسُ بِقُوَّةِ دَلِيلِ حُكْمِ الْأَصْلِ، وَكَوْنِهِ عَلَى سَنَنِ الْقِيَاسِ — أَيْ فَرْعُهُ مِنْ جِنْسِ أَصْلِهِ — وَالْقَطْعِ بِالْعِلَّةِ أَوِ الظَّنِّ الْأَغْلَبِ، وَكَوْنِ مَسْلَكِهَا أَقْوَى، وَذَاتُ أَصْلَيْنِ عَلَى ذَاتِ أَصْلٍ، وَقِيلَ: لَا، وَذَاتِيَّةٌ عَلَى حُكْمِيَّةٍ، وَعَكَسَ ابْنُ السَّمْعَانِيِّ لِأَنَّ الْحُكْمَ بِالْحُكْمِ أَشْبَهُ، وَكَوْنِهَا أَقَلَّ أَوْصَافًا، وَقِيلَ عَكْسُهُ، وَالْمُقْتَضِيَةِ احْتِيَاطًا فِي الْفَرْضِ، وَعَامَّةِ الْأَصْلِ، وَالْمُتَّفَقِ عَلَى تَعْلِيلِ أَصْلِهَا، وَالْمُوَافِقَةِ الْأُصُولَ عَلَى مُوَافِقَةِ أَصْلٍ وَاحِدٍ.

« Le qiyās est privilégié par la force du dalīl du ḥukm de son aṣl ; par sa conformité à la voie du qiyās — c'est-à-dire que son farʿ soit du genre de son aṣl ; par la certitude quant à la ʿilla, ou la présomption prépondérante ; par la force supérieure de son maslak ; celle qui a deux aṣl-s prime celle qui n'en a qu'un — on a dit que non ; la dhātiyya prime la ḥukmiyya — Ibn al-Samʿānī a inversé, car une règle ressemble davantage à une règle ; celle qui a le moins d'attributs — on a dit l'inverse ; celle qui implique la précaution dans l'obligation ; celle qui couvre tout le ḥukm de son aṣl ; celle dont l'aṣl fait l'unanimité quant à sa causalité ; et celle qui concorde avec les uṣūl prime celle qui ne concorde qu'avec un seul aṣl. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Taʿādul wa-l-tarājīḥ (tarjīḥ al-aqyisa : ḥukm al-aṣl wa-l-ʿilla) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 372-373

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Pourquoi « le but suprême » du chapitre

Les textes sont en nombre fini ; les qiyās-s, eux, se multiplient avec les cas — et donc leurs collisions aussi. Là où le tarjīḥ des akhbār départage des récits, le tarjīḥ des aqyisa départage des raisonnements : c'est l'épreuve la plus fine du mujtahid, car chaque pièce du qiyās (aṣl, farʿ, ʿilla) peut être plus ou moins solide, et la pesée doit les parcourir toutes. La liste de Subkī compte environ vingt-cinq critères, dont l'écrasante majorité concerne la ʿilla — cœur battant de l'analogie. Zarkashī enrichit chaque critère des positions de l'école : les deux Qāḍī-s Abū al-Ṭayyib et al-Māwardī, le Shaykh Abū Isḥāq, Ibn al-Samʿānī (dont les Qawāṭiʿ sont cités presque à chaque ligne), Imām al-Ḥaramayn, al-Ghazālī et al-Hindī. Cette carte court jusqu'au dixième critère ; la carte 9 achèvera la liste jusqu'à la ʿilla bāʿitha — le vingt-et-unième — et au-delà.

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Vocabulaire essentiel

سَنَنُ الْقِيَاسِ sanan al-qiyās
« La voie du qiyās » : le farʿ disputé est du même genre que l'aṣl — « le genre ressemble davantage au genre » (al-jins bi-l-jins ashbah).
مَسْلَكُ الْعِلَّةِ maslak al-ʿilla
La voie par laquelle on établit la causalité : ijmāʿ, naṣṣ, īmāʾ, sabr, munāsaba, shabah, dawarān... Plus le maslak est fort, plus le qiyās pèse.
ذَاتُ أَصْلَيْنِ dhāt aṣlayn
La ʿilla « à deux aṣl-s » : celle que plusieurs cas-sources attestent. Comme la multiplicité des rāwī-s pour un khabar, la multiplicité des aṣl-s renforce — selon l'avis le plus correct.
صِفَةٌ ذَاتِيَّةٌ / حُكْمِيَّةٌ ṣifa dhātiyya / ḥukmiyya
ʿIlla tirée d'une qualité intrinsèque de la chose (être nourriture, être enivrant) ou d'une qualité juridique (être ḥarām, être esclave). La première est « plus inhérente » (alzam).
يَدُ السَّوْمِ yad al-sawm
La détention de l'objet pris « à l'essai » avant achat. Cas d'école du critère des deux aṣl-s : la ʿilla d'al-Shāfiʿī y est attestée par la yad du ghaṣb et celle du mustaʿīr ; celle des Ḥanafites n'a pour elle que la yad du rahn.
الطُّعْم / الْكَيْل al-ṭuʿm / al-kayl
Les deux ʿilla-s rivales du ribā du blé : « être nourriture » couvre tout le blé, peu ou beaucoup ; « être mesuré » laisse échapper le blé non mesurable. La première couvre le ḥukm de son aṣl, la seconde le restreint.
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Le programme — quatre axes pour peser un qiyās

Architecture de la section
Le tarjīḥ des aqyisa s'opère par l'aṣl, le farʿ, la ʿilla, et l'extérieur — la ʿilla concentrant la quasi-totalité des critères.
Architecture 4 axes

L'anatomie de la pesée

Un qiyās est un édifice : un cas-source (aṣl) dont la règle est établie, un cas-cible (farʿ), une cause (ʿilla) qui les relie, et un environnement de preuves. Chaque pièce peut être plus ou moins solide — la pesée parcourt donc les quatre :

  • Axe 1 — le ḥukm de l'aṣl : force de son dalīl ; conformité au sanan al-qiyās (cette carte).
  • Axe 2 — la ʿilla : une vingtaine de critères, des cartes 8 et 9 — certitude, maslak, aṣl-s multiples, qualité du waṣf, iṭṭirād, taʿdiya...
  • Axe 3 — le farʿ et axe 4 — le khārij : évoqués dans le programme, absorbés en pratique par les renvois de la clôture (carte 10).
  • Pourquoi « le but suprême » : « fīhi ittisāʿ al-ijtihād » — c'est dans la pesée des analogies que l'effort du mujtahid trouve son plus vaste champ, les collisions de qiyās étant innombrables là où les textes sont comptés.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
L'ouverture du bāb tarājīḥ al-aqyisa : le but suprême du chapitre et ses quatre fondements.
Sharḥ Zarkashī

Le passage du Tashnīf — l'ouverture du bāb

هٰذَا بَابُ تَرَاجِيحِ الْأَقْيِسَةِ، وَهُوَ الْغَرَضُ الْأَعْظَمُ مِنْ بَابِ التَّرَاجِيحِ، وَفِيهِ اتِّسَاعُ الِاجْتِهَادِ، وَهُوَ يَقَعُ بِأَرْبَعَةِ أَشْيَاءَ، وَهِيَ: أَصْلُهُ، وَفَرْعُهُ، وَالْعِلَّةُ، وَخَارِجٌ عَنْ ذٰلِكَ.

Traduction : « Voici le chapitre des tarājīḥ entre les qiyās-s : c'est le but suprême du chapitre des tarājīḥ, et c'est en lui que s'étend l'ijtihād. Il s'opère par quatre choses : l'aṣl du qiyās, son farʿ, la ʿilla, et ce qui est extérieur à cela. »

Le premier axe déployé : le ḥukm de l'aṣl

  • Force du dalīl du ḥukm de l'aṣl — plusieurs figures : (a) le dalīl de l'un est qaṭʿī, l'autre non — le certain prime ; (b) l'un est établi par manṭūq, l'autre par mafhūm — l'explicite prime ; (c) l'un repose sur un ʿāmm intact, l'autre sur un ʿāmm spécifié — on retrouve le débat de la carte 6 ; (d) l'aṣl de l'un a été visé par un naṣṣ ordonnant le qiyās sur lui, l'autre non.
  • Sanan al-qiyās : le qiyās dont le ḥukm de l'aṣl n'a pas été « détourné de la voie de l'analogie » prime celui dont l'aṣl déroge. Concrètement : que l'aṣl soit du genre du farʿ disputé. Position explicite des deux Qāḍī-s Abū al-Ṭayyib et al-Māwardī, du Shaykh Abū Isḥāq, d'Ibn al-Samʿānī et d'autres.
  • Exemple : pour la prise en charge par la ʿāqila de ce qui est inférieur à l'arsh de la mūḍiḥa (blessure découvrant l'os), notre qiyās sur la mūḍiḥa elle-même — du même genre que le cas disputé — prime leur qiyās sur les indemnités patrimoniales : « al-jins bi-l-jins ashbah », comme le qiyās d'une purification sur une purification vaut mieux que sur le fait de couvrir la ʿawra.
  • La remarque de Zarkashī (« qultu ») : Subkī a dû définir le sanan al-qiyās (« c'est-à-dire que son farʿ soit du genre de son aṣl »), parce qu'une des conditions de l'aṣl est précisément de ne pas être en rupture avec la voie de l'analogie — il fallait éviter la confusion avec cette condition de validité.
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ʿIlla certaine, maslak fort

Critères 1-2 de la ʿilla
La ʿilla dont l'existence est certaine — ou la plus probable — prime ; et celle dont le maslak est qaṭʿī (ijmāʿ, naṣṣ) prime celle au maslak ẓannī.
ʿIlla Qaṭʿ

Deux certitudes distinctes

Attention à ne pas confondre les deux premiers critères — l'un porte sur l'existence de la ʿilla, l'autre sur la preuve de sa causalité :

  • (1) Al-qaṭʿ bi-l-ʿilla : la ʿilla dont la présence dans l'aṣl est certaine prime celle dont la présence n'est que présumée — et si les deux ne sont que présumées, la présomption prépondérante (al-ẓann al-aghlab) l'emporte : la confiance dans la validité du qiyās en est d'autant plus grande.
  • (2) Quwwat al-maslak : le qiyās dont la causalité est établie par une voie qaṭʿī — ijmāʿ ou naṣṣ explicite — prime celui dont le maslak est ẓannī (munāsaba, shabah, dawarān...). La hiérarchie interne des masālik fait l'objet de la carte 9.
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Dhāt aṣlayn — la ʿilla aux témoins multiples

Critère 3 : le cas de la yad al-sawm
La ʿilla attestée par deux aṣl-s prime celle qui n'en a qu'un — comme un khabar à plusieurs rāwī-s. Quatre positions, et l'exemple Shāfiʿī / Abū Ḥanīfa.
ʿIlla Dhāt aṣlayn

Le débat

  • L'avis le plus correct (Ibn al-Samʿānī) : la ʿilla rapportée à deux aṣl-s — ou plus — prime : « ce dont les aṣl-s abondent est préférable ». Certains des nôtres tenaient pour l'égalité ; Subkī signale ce « qīla : lā ».
  • La nuance du Mustaṣfā : al-Ghazālī rapporte le critère, puis le tempère : il vaut si les voies d'istinbāṭ diffèrent d'un aṣl à l'autre ; si elles sont identiques, le critère est faible — mais il n'est pas exclu que le ẓann d'un mujtahid s'en trouve fortifié, chaque aṣl jouant comme un témoin supplémentaire, à la manière des rāwī-s nombreux d'un khabar. D'où quatre madhāhib au total.

L'exemple canonique — la yad al-sawm

L'objet pris « à l'essai » périt entre les mains du client : doit-il le garantir (ḍamān) ?

  • Al-Shāfiʿī : oui — la ʿilla est « prise pour son propre intérêt sans droit acquis » ; en témoignent la yad du ghaṣb et la yad du mustaʿīr : deux aṣl-s.
  • Le contradicteur : la ʿilla serait « prise en vue de l'appropriation » ; n'en témoigne que la yad du rahn : un seul aṣl.
  • Bilan : il n'est pas exclu, dit al-Ghazālī, qu'un mujtahid fasse pencher la balance vers la ʿilla shāfiʿīte — chaque aṣl est « comme un second témoin ». De même pour le ribā : la ʿilla du ṭuʿm a pour témoin le sel ; celle du qūt (aliment de base) n'en a pas.
4

La qualité du waṣf — dhātiyya, sobriété, précaution

Critères 4-6
Qualité intrinsèque contre qualité juridique (avec l'inversion d'Ibn al-Samʿānī), la ʿilla la plus sobre en attributs, et celle qui emporte la précaution.
ʿIlla Waṣf

Trois critères de facture

  • (4) Dhātiyya > ḥukmiyya : la ʿilla tirée d'une qualité intrinsèque (être un aliment, être enivrant) prime celle tirée d'une qualité juridique (être ḥarām, être najis) — « car elle est plus inhérente » (alzam). Ibn al-Samʿānī inverse : « une règle ressemble davantage à une règle » — fonder un ḥukm sur un ḥukm serait plus congruent. Le Mustaṣfā rapporte la position de ceux qui préfèrent le renvoi du ḥukm au ḥukm (motiver par l'esclavage et la liberté plutôt que par le discernement et la raison ; par le taklīf plutôt que par l'humanité) — et la classe parmi les murajjiḥāt faibles.
  • (5) Aqall awṣāfan : la ʿilla aux attributs les moins nombreux prime — elle est plus sûre (aslam), moins exposée à l'objection sur chacun de ses éléments. Avis inverse : la plus riche serait plus « ressemblante » à l'aṣl qu'elle décrit plus complètement.
  • (6) Al-muqtaḍiya iḥtiyāṭan fī al-farḍ : celle qui implique la précaution en matière d'obligation prime — critère qu'Ibn al-Samʿānī donne dans les Qawāṭiʿ. Zarkashī note un détail de philologie textuelle : l'autographe de Subkī porte al-farḍ (avec fāʾ), alors qu'Ibn al-Samʿānī écrivait al-gharaḍ (avec ghayn) — le but.
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Couverture, unanimité, concordance — et l'appui qaṭʿī

Critères 7-10
La ʿilla qui couvre tout le ḥukm de son aṣl (ṭuʿm vs kayl), celle dont l'aṣl est unanimement motivé, celle qui concorde avec les uṣūl — et le duel ijmāʿ / naṣṣ.
ʿIlla Ribā

Quatre derniers critères de cette carte

  • (7) ʿĀmmat ḥukm al-aṣl : la ʿilla qui couvre tout le ḥukm de son aṣl prime celle qui le restreint. Exemple : le ribā vaut pour le blé en toute quantité ; motiver par le ṭuʿm couvre tout le blé — motiver par le kayl exclut le blé trop peu abondant pour être mesuré. Le ṭuʿm l'emporte.
  • (8) Al-muttafaq ʿalā taʿlīl aṣlihā : la ʿilla tirée d'un aṣl dont la motivation fait l'unanimité prime celle tirée d'un aṣl à la motivation disputée.
  • (9) Al-muwāfiqa al-uṣūl : la ʿilla en accord avec les principes établis de la sharīʿa prime — chacun de ces uṣūl témoigne pour elle. Quant au renfort d'une seconde ʿilla (si l'on admet la pluralité des causes) : Ibn al-Samʿānī rapporte le débat et juge « plus correct » qu'il n'y a pas là de tarjīḥ — une chose ne se fortifie que par une qualité en elle-même, non par l'adjonction d'autre chose ; de même le témoignage ne se renforce pas par le simple nombre au-delà du niṣāb.
  • (10) ʿIlla établie par ijmāʿ > établie par naṣṣ : le texte est exposé au naskh, au takhṣīṣ et au taʾwīl ; l'ijmāʿ en est prémuni — position du Maḥṣūl. Mais al-Rāzī lui-même signale l'argument inverse : l'ijmāʿ est un farʿ du naṣṣ — or le principe est que la source prime son dérivé ; le Ḥāṣil et le Minhāj ont suivi cette voie. Et al-Hindī conditionne tout : à égalité de dalāla seulement ; sinon, on suit ce qui produit le ẓann le plus fort — « la lacune peut être comblée par le surcroît, ou ne pas l'être : c'est affaire d'ijtihād ».
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À retenir

5 principes essentiels
La première moitié de la grille des aqyisa — la suite à la carte 9.
  • Le tarjīḥ des aqyisa est « le but suprême » du chapitre — quatre axes : aṣl, farʿ, ʿilla, khārij
  • Par l'aṣl : force de son dalīl (qaṭʿī, manṭūq, ʿāmm intact) et sanan al-qiyās — le farʿ du genre de l'aṣl, « al-jins bi-l-jins ashbah »
  • Par la ʿilla : la certitude (de son existence, puis de son maslak) prime la présomption
  • Dhāt aṣlayn : chaque aṣl supplémentaire est comme un témoin de plus — yad al-sawm entre ghaṣb/iʿāra et rahn ; et la ʿilla qui couvre tout le ḥukm de son aṣl (ṭuʿm) prime celle qui le restreint (kayl)
  • Duel des fondements de la ʿilla : ijmāʿ > naṣṣ car prémuni du naskh — mais l'argument inverse (l'ijmāʿ est un farʿ du naṣṣ) a pour lui le Ḥāṣil et le Minhāj
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question sur le critère des deux aṣl-s.

Question

« Dans le cas de la yad al-sawm, identifiez : la ʿilla d'al-Shāfiʿī et ses deux aṣl-s témoins, la ʿilla adverse et son unique aṣl, puis la condition que pose al-Ghazālī pour que la multiplicité des aṣl-s fasse réellement pencher la balance. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
AṢL
dalīl fort · sanan
al-jins bi-l-jins ashbah
2
CERTITUDE
qaṭʿ bi-l-ʿilla
puis maslak qaṭʿī
3
TÉMOINS
dhāt aṣlayn
yad al-sawm · ṭuʿm vs kayl
4
FACTURE
dhātiyya · sobre
ijmāʿ > naṣṣ (naskh maʾmūn)