بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Tarjīḥ N°9

التَّرْجِيحُ بَيْنَ الْأَقْيِسَةِ ٢

L'échelle des masālik · Les qualités du waṣf · La ʿilla bāʿitha sur l'amāra — le vingt-et-unième critère — puis iṭṭirād, taʿdiya et fécondité

Suite et fin de la grande liste des aqyisa. Subkī ordonne d'abord les masālik entre eux : après l'ijmāʿ et le naṣṣ (carte 8) viennent l'īmāʾ, puis le sabr, la munāsaba, le shabah et le dawarān — hiérarchie que conteste al-Rāzī, pour qui l'īmāʾ, muet par lui-même, dépend de l'un des trois autres. Viennent ensuite les qualités du waṣf : réel plutôt qu'établi par l'usage ou par la Loi, existentiel plutôt que négatif (l'exemple du coing : « comestible » contre « ni mesuré ni pesé »), simple plutôt que composé. Au sommet, le vingt-et-unième critère : la ʿilla entendue comme bāʿitha — porteuse de la sagesse qui motive — prime celle qui n'est que amāra, simple signe ; Subkī lui-même objecte dans son sharḥ, et Zarkashī répond. La liste s'achève sur les couples iṭṭirād / inʿikās, mutaʿaddiya / qāṣira (où al-Ghazālī défend la qāṣira contre al-Rāzī) et la fécondité en furūʿ.

وَمَا ثَبَتَتْ عِلَّتُهُ بِالْإِجْمَاعِ فَالنَّصِّ الْقَطْعِيَّيْنِ، فَالظَّنِّيَّيْنِ، فَالْإِيمَاءِ، فَالسَّبْرِ، فَالْمُنَاسَبَةِ، فَالشَّبَهِ، فَالدَّوَرَانِ، وَقِيلَ: النَّصُّ فَالْإِجْمَاعُ، وَقِيلَ: الدَّوَرَانُ فَالْمُنَاسَبَةُ، وَقِيَاسُ الْمَعْنَى عَلَى الدَّلَالَةِ، وَغَيْرُ الْمُرَكَّبِ عَلَيْهِ إِنْ قُبِلَ، وَعَكَسَ الْأُسْتَاذُ، وَالْوَصْفُ الْحَقِيقِيُّ فَالْعُرْفِيُّ فَالشَّرْعِيُّ، الْوُجُودِيُّ فَالْعَدَمِيُّ، الْبَسِيطُ فَالْمُرَكَّبُ، وَالْبَاعِثَةُ عَلَى الْأَمَارَةِ، وَالْمُطَّرِدَةُ الْمُنْعَكِسَةُ، ثُمَّ الْمُطَّرِدَةُ فَقَطْ عَلَى الْمُنْعَكِسَةِ فَقَطْ، وَفِي الْمُتَعَدِّيَةِ وَالْقَاصِرَةِ أَقْوَالٌ، ثَالِثُهَا: سَوَاءٌ، وَفِي الْأَكْثَرِ فُرُوعًا قَوْلَانِ.

« [Prime] ce dont la ʿilla est établie par l'ijmāʿ, puis par le naṣṣ — tous deux certains —, puis les deux conjecturaux, puis l'īmāʾ, puis le sabr, puis la munāsaba, puis le shabah, puis le dawarān — on a dit : le naṣṣ puis l'ijmāʿ ; on a dit : le dawarān puis la munāsaba. Le qiyās du sens [prime] celui de l'indication ; le non-composé [prime] le composé, si on l'admet — l'Ustādh a inversé. Le waṣf réel, puis l'usuel, puis le légal ; l'existentiel puis le négatif ; le simple puis le composé ; la [ʿilla] motivante sur le signe ; la constante-réciproque, puis la seulement constante sur la seulement réciproque. Sur la transitive et la confinée : plusieurs avis — le troisième : égalité ; et sur la plus féconde en furūʿ : deux avis. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Taʿādul wa-l-tarājīḥ (tarjīḥ al-aqyisa : tatimmat al-ʿilla) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 374-375

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Du maslak au waṣf — la fin de la liste

La seconde moitié de la liste change d'objet : après avoir pesé comment on prouve la ʿilla (les masālik, critères 10 à 14 dans le décompte de Zarkashī), on pèse ce qu'elle est (les qualités du waṣf, critères 15 à 21), puis comment elle se comporte (iṭṭirād, inʿikās, taʿdiya, fécondité — critères 22 à 25). Le point d'orgue est le vingt-et-unième : la bāʿitha prime l'amāra — la cause qui porte en elle la sagesse motivante l'emporte sur le simple signe. Ce critère, repris d'Ibn al-Ḥājib, a fait tiquer Subkī lui-même dans son propre sharḥ : la ʿilla est toujours ou bāʿith ou amāra selon la doctrine que l'on professe — personne ne dit qu'elle serait tantôt l'un, tantôt l'autre ! Zarkashī désamorce : il s'agit de comparer deux qiyās-s dont l'un a pour pivot un waṣf bāʿith — dont la causalité fait l'unanimité — et l'autre une simple amāra, controversée. C'est tout l'art du Tashnīf : sauver le matn en le précisant.

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Vocabulaire essentiel

الْبَاعِثَة / الْأَمَارَة al-bāʿitha / al-amāra
La ʿilla « motivante », porteuse de la ḥikma qui appelle la règle — contre le simple « signe » qui la marque sans la motiver. Le taʿlīl par le bāʿith fait l'unanimité ; par l'amāra, il est disputé.
الْإِيمَاء al-īmāʾ
L'indication « par suggestion » du texte (un descriptif suivi du fāʾ...). Maslak textuel mais non explicite — d'où le débat d'al-Rāzī sur son rang.
السَّبْر وَالتَّقْسِيم al-sabr wa-l-taqsīm
Recension des attributs candidats puis élimination : ce qui reste est la ʿilla. Sa force : il établit la causalité et nie le concurrent.
الدَّوَرَان al-dawarān
La covariation : la règle est présente quand l'attribut l'est, absente quand il s'absente. Maslak faible — dernier de l'échelle selon Subkī.
الْمُطَّرِدَة الْمُنْعَكِسَة al-muṭṭarida al-munʿakisa
La ʿilla « constante » (partout où elle est, la règle est) et « réciproque » (où elle manque, la règle manque). Le cumul des deux emporte le ẓann le plus fort.
الْمُتَعَدِّيَة / الْقَاصِرَة al-mutaʿaddiya / al-qāṣira
La ʿilla « transitive » (qui s'étend à d'autres cas que l'aṣl) et la « confinée » (limitée à lui). Faut-il préférer la féconde ou la plus fidèle au naṣṣ ? Trois avis.
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L'échelle des masālik — īmāʾ, sabr, munāsaba, shabah, dawarān

Critères 11-14 : comment la ʿilla fut prouvée
L'ordre de Subkī, l'objection d'al-Rāzī contre la primauté de l'īmāʾ, et le choix d'al-Āmidī et d'Ibn al-Ḥājib pour le sabr.
Masālik Hiérarchie

L'ordre et ses contestations

  • Īmāʾ > voies rationnelles : le ẓann y prend appui sur un indice textuel précis. Mais — précise Zarkashī — cela vaut si l'on n'exige pas la munāsaba dans le waṣf visé par l'īmāʾ ; si on l'exige, il conviendrait plutôt de préférer certaines voies rationnelles, telle la munāsaba, qui établit la causalité par elle-même.
  • L'objection d'al-Rāzī : le jumhūr, rapporte-t-il, met l'īmāʾ au-dessus de tout — « et cela se discute » : l'īmāʾ ne contient aucun lafẓ signifiant la causalité ; ce qui la signale est donc autre chose que le lafẓ — munāsaba, dawarān ou sabr. Si l'īmāʾ ne signifie que par leur intermédiaire, ils sont son aṣl — et l'aṣl est nécessairement plus fort que le farʿ.
  • Sabr > munāsaba : le sabr produit le ẓann de la causalité et nie le concurrent ; la munāsaba n'écarte pas le rival — choix d'al-Āmidī et d'Ibn al-Ḥājib. D'autres préfèrent la munāsaba ; le litige ne porte que sur le non-qaṭʿī, et le vrai partage se fait par la proportion de prémisses certaines dans le sabr.
  • Munāsaba > shabah : Imām al-Ḥaramayn : « le plus humble des maʿānī de munāsaba l'emporte sur le plus haut des ashbāh ». Shabah > dawarān — le ẓann du dawarān est faible ; Subkī le verrouille en queue de liste, même si al-Juwaynī plaçait haut « ce qui est établi par ṭard et ʿaks » pour sa parenté avec les alfāẓ.
  • Deux dissidences enregistrées par le matn : « le naṣṣ puis l'ijmāʿ » — c'est al-Bayḍāwī (cf. carte 8, critère 10) ; « le dawarān puis la munāsaba » — préférence de certains, qu'al-Zarkashī juge faible : les ʿilal légales sont des amārāt, les rationnelles seraient « efficientes » chez leurs tenants — on ne mesure pas les unes aux autres.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé : le 21ᵉ critère, la bāʿitha
La ʿilla motivante prime le signe ; Subkī objecte contre Ibn al-Ḥājib, Zarkashī répond — « qultu ».
Sharḥ Bāʿitha

Le passage du Tashnīf — al-ḥādī wa-l-ʿishrūn

الْحَادِي وَالْعِشْرُونَ: يُقَدَّمُ الْقِيَاسُ الَّذِي عِلَّتُهُ بِمَعْنَى الْبَاعِثَةِ عَلَى الَّذِي عِلَّتُهُ بِمَعْنَى الْأَمَارَةِ، كَذَا ذَكَرَهُ ابْنُ الْحَاجِبِ. قُلْتُ: مُرَادُهُ يُرَجَّحُ بِالْجَامِعِ الْبَاعِثِ عَلَى مَا الْجَامِعُ فِيهِ الْأَمَارَةُ، لِلِاتِّفَاقِ عَلَى صِحَّةِ التَّعْلِيلِ بِالْوَصْفِ الْبَاعِثِ وَالْخِلَافِ فِي الْأَمَارَةِ.

Traduction : « Vingt-et-unième : on fait primer le qiyās dont la ʿilla est au sens de la motivante sur celui dont la ʿilla est au sens du signe — ainsi l'a exposé Ibn al-Ḥājib. Je dis : il veut dire que l'on privilégie [le qiyās] dont le jāmiʿ est un bāʿith sur celui dont le jāmiʿ est une amāra — à cause de l'unanimité sur la validité du taʿlīl par le waṣf motivant, et de la divergence sur le signe. »

L'objection de Subkī et la réponse du Tashnīf

  • L'objection (Subkī, dans son propre sharḥ) : « on pourrait dire : la ʿilla est toujours au sens du bāʿith, ou de l'amāra, ou du muʾaththir — selon le débat déjà vu ; mais qu'elle soit tantôt bāʿith et tantôt amāra, personne ne l'a professé. » Le critère d'Ibn al-Ḥājib semblerait donc comparer l'incomparable. Subkī propose une échappatoire : il visait peut-être la supériorité de la ʿilla « à effet et à sens perceptible » sur celle dont nul sens n'apparaît.
  • La réponse de Zarkashī : nul besoin de cette gêne — il ne s'agit pas de la doctrine de la ʿilla en général, mais de deux qiyās-s concrets : l'un a pour jāmiʿ un waṣf motivant, l'autre un simple signe. Or le taʿlīl par le bāʿith fait l'unanimité, le taʿlīl par l'amāra est disputé — l'unanime prime le disputé, comme partout dans ce chapitre.
  • Le parallèle d'Ibn al-Samʿānī : de même, si l'une des deux ʿilla-s est un nom (ism) et l'autre un attribut (ṣifa), l'attribut prime — car selon l'avis le plus correct, le simple nom ne peut pas être ʿilla.
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Les qualités du waṣf — réel, existentiel, simple

Critères 15-20
Qiyās al-maʿnā sur la dalāla, le non-composé sur le composé, ḥaqīqī > ʿurfī > sharʿī, wujūdī > ʿadamī (le coing), basīṭ > murakkab.
Waṣf Safarjal

Six critères de qualité

  • (15) Qiyās al-maʿnā > qiyās al-dalāla : l'analogie par la cause même prime l'analogie par l'indice de la cause — cela revient, dit Zarkashī, à la primauté de la munāsaba sur le shabah.
  • (16) Ghayr al-murakkab > al-murakkab — « in qubila » : le qiyās composé (murakkab al-aṣl, murakkab al-waṣf) est controversé ; Subkī avait même jugé plus haut qu'on ne le reçoit pas — d'où la réserve « si on l'admet ». L'Ustādh Abū Isḥāq al-Isfarāyīnī inversait — Imām al-Ḥaramayn le compte parmi les plus grands défenseurs du murakkab.
  • (17) Al-waṣf al-ḥaqīqī : le descriptif réel, maẓinna de la ḥikma, prime — y compris sur le taʿlīl par la ḥikma elle-même : les deux camps s'accordent sur la validité du taʿlīl par la maẓinna. On privilégie « le voyage » (maẓinna de la difficulté) sur « la difficulté » elle-même — et sur le waṣf purement considéré ou juridique : ainsi, pour le manī, « commencement de la création d'un homme, semblable à l'argile » prime « empêchement imposant le ghusl, semblable au ḥayḍ ».
  • (18) ʿUrfī > sharʿī : le descriptif usuel prime le légal — la ʿilla légale est au sens du signe, l'usuelle porte une munāsaba.
  • (19) Wujūdī > ʿadamī — l'exemple du coing : « comestible, donc ribawī comme le blé » prime « ni mesuré ni pesé, donc non ribawī ». Cela vaut quand règle et ʿilla sont toutes deux existentielles ; pour les configurations mixtes (règle négative, ʿilla positive ou l'inverse), al-Rāzī et ses suiveurs les jugent inférieures au tout-négatif, par affinité du semblable au semblable.
  • (20) Basīṭ > murakkab : la ʿilla simple a plus de furūʿ et d'utilité — position des dialecticiens, choisie par al-Bayḍāwī ; on a dit l'inverse, et « égalité » (que le Qāḍī, dans le Talkhīṣ, jugeait peut-être juste). Al-Juwaynī (Burhān) déclare fausse la généralisation « le waṣf unique a plus de furūʿ » : il peut en avoir moins, voire être qāṣir — sauf à raisonner à partir d'un même aṣl.
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Iṭṭirād et inʿikās — la constance et sa réciproque

Critères 22-23
La ʿilla constante et réciproque prime ; puis la seulement constante prime la seulement réciproque — car la constance fait l'unanimité.
Comportement Ṭard / ʿaks

Le couple et son ordre

  • (22) Muṭṭarida munʿakisa > non réciproque : la ʿilla qui se vérifie dans les deux sens — partout où elle est, la règle est (ṭard) ; partout où elle manque, la règle manque (ʿaks) — emporte le ẓann le plus fort.
  • (23) Muṭṭarida seulement > munʿakisa seulement : la considération de l'iṭṭirād fait l'unanimité — une ʿilla démentie par un cas est atteinte dans sa validité même — tandis que l'exigence de l'inʿikās est disputée : la pluralité des causes possibles explique qu'une règle survive à l'absence de telle ʿilla.
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Mutaʿaddiya contre qāṣira — la grande dispute

Critère 24 : trois avis — et plus
Faut-il préférer la ʿilla transitive (féconde) ou la confinée (fidèle au naṣṣ) ? Le Qāḍī refuse tout tarjīḥ par la fāʾida ; al-Ghazālī penche pour la qāṣira.
ʿIlla Taʿdiya

L'éventail des positions

  • Pour la mutaʿaddiya (le jumhūr de ceux qui refusent le cumul des ʿilal, choix d'al-Rāzī) : elle produit — elle étend la règle à des furūʿ que la qāṣira laisse orphelins ; et nous trouvons dans le farʿ un waṣf pertinent adossé à un aṣl.
  • Pour la qāṣira (penchant d'al-Ghazālī) : le naṣṣ témoigne pour elle dans tous ses cas d'application — s'y tenir met à l'abri de l'erreur ; « le tarjīḥ de la mutaʿaddiya est faible chez qui ne tient pas la qāṣira pour invalide : la force d'une ʿilla est en elle-même, non dans le nombre de ses furūʿ ».
  • Ni l'une ni l'autre (le Qāḍī al-Bāqillānī, suivi d'Ibn al-Samʿānī) : pas de tarjīḥ par quṣūr ni par taʿdiya — « pas de tarjīḥ par la fāʾida » : la prééminence naît de la source de validité de la ʿilla, et l'inutilité n'invalide ni n'entame une causalité.
  • Le cadrage d'Imām al-Ḥaramayn : la question, à ses yeux, ne se pose pas : c'est un cas de concours de deux ʿilla-s pour une même règle — qui l'admet opère sur les deux et n'a nul besoin de tarjīḥ ; qui le refuse retombe dans le débat ci-dessus.
  • La suggestion de Zarkashī (« qultu ») : si l'on faisait primer la mutaʿaddiya parce qu'elle fait l'unanimité quand la qāṣira est disputée, « cela ne serait pas invraisemblable » — encore le même ressort.

(25) Et la plus féconde en furūʿ

Entre deux ʿilla-s dont l'une a beaucoup de furūʿ et l'autre peu : deux avis. Qui privilégie la mutaʿaddiya privilégie la féconde — choix d'al-Rāzī, cohérent avec son principe. Et si la moins féconde a des naẓāʾir (parallèles) aussi nombreux que les furūʿ de l'autre — la multitude des parallèles vaut-elle multitude de furūʿ ? « Fīhi naẓar », conclut Zarkashī — al-Rāzī y a consacré une masʾala.

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À retenir

5 principes essentiels
La fin de la grille des aqyisa — avant la clôture du Kitāb VI.
  • Échelle des masālik : ijmāʿ → naṣṣ → īmāʾ → sabr → munāsaba → shabah → dawarān — avec l'objection d'al-Rāzī : l'īmāʾ, muet par lui-même, dépend de ses « aṣl-s » rationnels
  • Qualités du waṣf : ḥaqīqī > ʿurfī > sharʿī, wujūdī > ʿadamī (le coing : « comestible » bat « ni mesuré ni pesé »), basīṭ > murakkab
  • 21ᵉ critère — la bāʿitha prime l'amāra : le taʿlīl par le waṣf motivant fait l'unanimité, le signe est disputé ; objection de Subkī, réponse de Zarkashī
  • Muṭṭarida munʿakisa d'abord ; puis la constante seule prime la réciproque seule — l'iṭṭirād fait l'unanimité, pas l'inʿikās
  • Mutaʿaddiya / qāṣira : trois avis — fécondité (al-Rāzī), fidélité au naṣṣ (al-Ghazālī), aucun tarjīḥ par la fāʾida (al-Bāqillānī)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question sur l'objection de Subkī au 21ᵉ critère.

Question

« Subkī objecte à Ibn al-Ḥājib : "la ʿilla est toujours bāʿith, ou amāra, ou muʾaththir — nul ne professe qu'elle serait tantôt l'un, tantôt l'autre." Pourquoi cette objection semble-t-elle ruiner le 21ᵉ critère, et comment la réponse de Zarkashī le sauve-t-elle sans contredire Subkī sur la doctrine ? »

🧠 Grille mnémotechnique

1
MASĀLIK
ijmāʿ → ... → dawarān
objection d'al-Rāzī sur l'īmāʾ
2
WAṢF
ḥaqīqī · wujūdī · basīṭ
le coing ribawī
3
21ᵉ : BĀʿITHA
> amāra
l'unanime > le disputé
4
COMPORTEMENT
ṭard + ʿaks
taʿdiya : 3 avis